samedi 29 mai 2010

Dernier jour du voyage

Bonne nouvelle pour ce dernier matin en Thaïlande, les chemises rouges ont battu en retraite! On ne dit pas qu'ils avaient tort sur toute la ligne, mais les méthodes utilisées par les deux camps étaient loin d'être très pacifiques. Nous avons donc pu sortir de notre quartier, une grande première.
Tout d'abord, direction le parc Lumphini. On emprunté le métro qui est désert avant d'arriver à un parc certes très grand mais sans charme particulier et où il y avait plus de policiers et de militaires que de promeneurs. Ambiance sympathique et détendue, rien de plus propice à la relaxation que le fait d'être entourés de types armés! Visiblement le quartier n'est toujours pas très sûr, on repart très rapidement. Cette fois, on tente le skytrain, genre de RER très en hauteur pour aller dans le centre commercial de Siam Square, tout le monde en parle il fallait qu'on le voit! C'est tout simplement énorme, mais le plus étonnant n'est pas la taille : c'est la quantité de gadgets kitschs et inutiles qui sont en vente. On passe par le quartier où les immeubles ont été détruits il y a quelques jours, effectivement ils n'ont pas fait les choses à moitié...
La journée est forcément passée trop vite, et on a pris un bus pour nous rendre à l'aéroport, direction le froid. Et oui, fin du voyage...

lundi 24 mai 2010

faites comme nous, laissez vos neurones à la porte!



Attention, ce diapo ne contient QUE des photos excessivement débiles, gens intelligents ou sérieux s'abstenir. : )



diapo du grand palais et du temple qu'on a visité à Bangkok, c'est surtout des détails d'une fresque gigantesque qu'on a trouvé rigolos, rien de bien sérieux là dedans... : )

Comment nous n'avons pas visité Bangkok.

Réveil en fanfare, c'est le cas de le dire, à 5 heures : et oui, nos voisins se lèvent et tiennent à ce que tout l'hôtel le sache.
Petite touche sympa dès le matin, on lisait le journal en prenant le ptit dej, et l'un des gros titres nous donne très envie de rentrer : un avion vient d s'écraser en Inde, on a bien tous les détails, ça donne trop envie de monter dans un machin volant. Vous me direz qu'on n'est pas non plus obligés de lire tous les articles qui sapent le moral pour rien...
On va dans un TAT (comme vous ne le savez certainement pas, c'est un genre d'office de tourisme mais on en ressort rarement avec plus d'infos qu'en y entrant). Pour une fois le type avait l'air à peu près compétent bien que très peu concerné, il était occupé à regarder des vidéos sur youtube et c'est vrai qu'on est trop méchants de l'avoir dérangé pour lui poser des questions. En gros, on ne peut pas bouger. Les skytrains (genre de RER) sont fermés parce que les flics ne peuvent pas les contrôler, et tout le coin où on voulait visiter est "fermé" (enfin disons qu'il y a un paquet de militaires, et il paraît qu'ils ne sont pas très fins selon les locaux, ce qui explique selon eux le nombre de morts depuis le début de la "crise"). On ne peut de toute façon pas y accéder, les transports en commun ne desservent pas cette zone.
Plan B : Grand Palace et temple, certainement pas ce qu'on aurait fait en premier mais vu les circonstances... On est d'abord allés se perdre un peu dans le quartier chinois, forcément aussi, la boussole a un petit problème, elle confond le nord et le sud. La visite n'était vraiment pas terrible, on a pris un guide gratuit et on s'est bien marrés, elle parlait anglais comme nous thaïlandais, c'est dire... On l'a lâchée en cours de visite, sa voix nous donnait un mal au crâne pas possible. En fait, le temple (Wat Phra Kaew) était grandiose, très bien conservé, enfin on voyait les ouvrier bosser aussi... Ile refaisaient toutes les fresques à la main, les détails sont très fins et la fresque gigantesque, ça fait du boulot! Par contre la visite du "musée" qui allait avec a été faite en cinq minute chrono : c'est un gros dépotoir, en fait, une brosse à dents est exposée, ainsi que des gants en plastique orange, pour nous montrer les outils qui servent à la rénovation. Passionnant. Les photos étaient interdites mais les "gardiens" de chaque salle dormaient profondément (voir diapo pour preuves!), et quatre d'entre eux s'étaient réunis dans un coin, affalés par terre et riaient aux éclats, ça ne faisait pas très "musée" comme ambiance...
Ensuite, on a fait une petite expérience : on a payé 70 bahts un tuktuk à l'aller, et là on en cherchait un pour un trajet encore plus court, le vrai prix devait être 50 bahts. La plupart nous demandaient d'annoncer un prix en premier, et aucun ne voulait arrêter sa sieste pour ce prix-là, et sinon la pire arnaque annoncée était tout de même 200 bahts! Au final on a pris le bus, ça revient à 6 chacun.
Retour dans notre super chambre, on commence les préparatifs de départ, départ qu'on a également un peu trop arrosé à la "chang" pour accompagner l'un de nos derniers currys thaïs. Snif : (

Enfin à Bangkok! : )

On ne s'est pas levés très tôt, mais c'était nous les plus matinaux! On a croisé une des filles qui tenait l'hôtel, elle venait visiblement tout juste de se lever, et elle est partie très vite de peur qu'on soit chiants, genre qu'on demande à prendre un petit dej... On a traversé le jardin rempli de cadavres de bouteilles (et pas du jus de fruit, normal qu'ils aient tous les têtes de déterrés ce matin) et on est allés dans un boui boui. ça nous a fait un peu de peine, quand même : la femme faisait à la fois le service et la "cuisine", et elle était vraiment aux petits soins, on voyait qu'elle avait vraiment envie de nous faire plaisir, mais c'était tout simplement immangeable. Elle avait envie de discuter, et ça tombait bien puisqu'elle revenait tout juste de Bangkok! Selon elle, pas de problème si on évite les quartiers "chauds" et qu'on respecte le couvre feu. "Quand j'y étais, ils n'ont fait que brûler un immeuble", a-t-elle ajouté avec un petit sourire. Ah, bon, ça va, s'ils ne font QUE ça...
Rien de bien passionnant, on a fait sept heures de train avant d'arriver dans une capitale qui nous semblait bien déserte, quand même! On a trouvé une guest house toute pourrie, les chambres ressemblaient étonnement à des cellules de prison et on profitait du moindre son émis par les voisins, mais bon, c'était vraiment pas cher surtout pour Bangkok. Impossible de dormir avant deux heures du matin, on a eu l'orage le plus violent qu'on n'aie jamais entendu, les murs tremblaient (et les gens aussi), surtout quand la foudre est tombée juste à côté, tout le monde a cru que c'était des coups de feu... Pourvu que la nuit du 24 au 25 soit plus calme... (Oui, je sais, un avion c'est orage-proof, mais il n'empêche que ça fout bien la trouille)!

Grâce à la ponctualité asiatique, on bousille encore une journée dans les transports...

On était sur le pied de guerre à 6h30, à faire le poireau devant le bureau de réservation. On y est allés à l'ouverture, et on s'est rendu compte que beaucoup de places avaient déjà été réservées : c'est clair, les thaïlandais peuvent réserver un bus à l'avance mais pas nous... On a tout de même attendu le bus jusqu'à neuf heures. Le bus s'arrêtait environ un quart d'heure toutes les heures, du coup on a raté le train qu'on voulait prendre pour Hua Hin, qui devait être notre dernière étape avant Bangkok. Résultat : encore une nuit à Chumphon! On a trouvé une guest house pourrie remplie de français sans-gêne, ils ont regardé des films non stop entre l'heure de notre arrivée (16h) et l'heure où ils on accepté de nous laisser dormir (2H). Les filles qui tenaient la guest house se sont jointes à eux, visiblement dans l'espoir qu'ils répondent à leurs avances. On voyait bien que comme beaucoup de couple franco-thaï, malheureusement, la principale motivation est le portefeuille.
On a tout de même soulagé nos oreilles qui n'en pouvaient plus des dialogues de films débiles en passant la soirée au marché de nuit, et on s'est posté dans un petit coin sympa, observant les techniques d'arnaque des vendeurs (ou comment faire payer deux fois le prix aux étrangers). En même temps, les touristes ont l'air de coopérer, et eux n'observent pas le type depuis une heure, donc ils ne voient pas le prix que paient les thaïlandais. Et ils croient que les sourires sont gentils, alors qu'en fait c'est juste qu'ils se foutent d'eux car ils se sont bien laissés arnaquer, en les remerciant en prime. C'est sûr que même nous ça nous fait marrer.

Phang Nga : deux aventuriers malades à la recherche d'un temple perdu.


On ne connaîtra décidément rien de cette ville... Qu'on a traversée entièrement mais pas sereinement! Des ouvriers refaisaient toute la route, et inévitablement les cinquante personne qui étaient sur le chantier ont arrêté toute activité pour nous regarder passer en ricanant. Vincent arrive à peu près à garder son calme, mais j'avoue que ça me met assez hors de moi. En fait, on cherchait à visiter un temple, on avait un plan, le nom du temple, tout... Mais introuvable. ils ont dû le changer de place pendant la nuit exprès pour nous embêter.
On est allés se renseigner pour réserver un bus pour le lendemain : un seul pour Chumphon, à 7 heures. Argh. Et impossible de réserver, donc mieux vaut arriver à 6h 30. Mais c'est génial!
La chaleur combinée à deux heures de marche n'a pas amélioré les choses et la maladie mystérieuse a eu raison de nous. Game over et gros dodo, une dure journée nous attend demain.

vendredi 21 mai 2010

Vers la ville-dont-on-ne-peut-pas-prononcer-le-nom.

Changement radical dans l'accueil de l'hôtel ce matin-là : la serveuse était carrément antipathique et se foutait de la gueule de tous les touristes avec ses copines. Vive l'ambiance thaïlandaise! Honnêtement, on craque. Pourquoi ce brusque changement d'attitude? Mais parce que l'occidental qui gère l'affaire a pris un jour de repos, pardi! Elle a tenté de nous faire payer trois nuits au lieu de deux avec un aplomb surprenant, bref, on adore. Le bus qu'on a réservé devait partir à 11h et arriver à midi, ça semblait trop beau pour être vrai et ça l'était. Un mini bus est arrivé à 11h30, nous a déposé dans un hangar où une horde de représentants de tour opérateurs nous a sauté dessus (ça commence bien), et finalement on nous a étiqueté comme du bétail avec le nom de notre destination collé sur le tee-shirt. Une heure plus tard, on montait dans un bus chargé de français qui avaient passé une semaine en Thaïlande et à les écouter ils avaient tout vu, enfin au moins c'était marrant. Re-changement de véhicule, on nous fait monter dans un pick-up cette fois, avant de nous déposer au milieu de nul part : le centre ville de Pha Ngan. On trouve rapidement un hôtel plutôt bien et bon marché, et on essaie de regarder les infos pour voir où ça en est à Bangkok : impossible, il n'y a qu'une chaîne. Pour une fois qu'on voulait voir la télé! On a appris ensuite dans le journal que le gouvernement thaïlandais avait coupé toutes les chaînes qui n'étaient pas nationales, le temps que la crise des chemises rouges passe. Et vive la liberté d'expression!!! Le roi, considéré par les thaïlandais comme un demi dieu (ses affiches tapissent les hôtels et restaurants, c'est limite flippant) n'a toujours pas daigné s'exprimer sur la crise. ça ne remet en cause que l'équilibre du pays après tout, ce n'est pas comme s'il fallait s'affoler. Et mince ça y est j'en ai écrit assez pour que le blog soit censuré en Thaïlande : )
On célèbre avec émotion notre dernière maladie du voyage, impossible à identifier, ça doit être un bon gros mélange de fatigue, carences et stress du retour, le tout combiné avec un petit plat pas frais et hop! C'est parti pour un super aprem. Pas grave, il n'y a pas grand chose à visiter...

Krabi sous la pluie, deuxième édition.

Quelle belle surprise en se levant, on a vu sur les chutes d'eau! Ah non c'est la pluie, mince... ça rigole pas ici! On s'arme de courage et de parapluies pour aller faire un tour dans le centre ville : on part en quête de pulls, tout ça à cause de tous les e-mails que vous nous avez envoyés pour nous dire qu'il fait dix degrés en France. Et vu qu'on va passer quinze jours sous une tente on a intérêt à être équipés. Terrible constat : pas de pulls. Et oui ici c'est l'été tout le temps (sauf dans les trains quand on tombe dans un wagon avec la clim, on se croirait en hiver).
On délaisse le centre ville pour faire un tour le long des mangroves (pas dedans, sinon on nage). On nous propose des balades en bateau, mais depuis le Vietnam on a développé une certaine phobie, le fait de se retrouver entourés de locaux sur une coque de noix dans des coins paumés ne nous enchante pas vraiment, allez savoir pourquoi...
On a encore des paysages genre baie d'Ha Long et même un petit début d'éclaircie (si c'est pas merveilleux). On finit l'après midi dans un petit parc, à jouer au trivial poursuite en buvant du thé. Vacances, quoi. Sans oublier de réserver un petit bus pour le lendemain, pour une ville bien paumée : Phan Nga. Impossible pour nous à prononcer, notre intonation ne doit vraiment pas être la bonne (z'ont qu'à pas avoir de tons dans leur langue, aussi : ).


Minuscule diapo de Krabi :

De Ko Lanta à Krabi, ou comment nos sacs et ce qu'ils contenaient ont pris une petite douche.








Avant de partir de notre merveilleux bungalow poissonneux, on a quand même eu une dernière surprise : plus d'eau! Douche et robinet sont à sec, et après une nuit à transpirer on aurait apprécié une petite douche glacée. Impossible de demander aux responsables des bungalows, ils dorment tous... Pendant que Vincent range tous notre bazar, je vais faire quelques courses : expérience intéressante au plus au point! La note est d'un tiers plus light que pour lui. Je n'imagine même pas le prix que paient les locaux...
Le bus n'est pas arrivé à l'heure prévue, donc on a suivi les conseils de la compagnie de bus et on a essayé de les appeler. Je dis bien essayé, parce que ça a été le parcours du combattant. Le téléphone fixe de notre hôtel était hors service, nos portables avec nos petites cartes sim françaises refusent d'appeler, et notre dernier espoir (un magasin de plongée tenu par une occidentale extrêmement antipathique) s'est envolé, la propriétaire n'était pas du genre à vouloir rendre service. Le bus est finalement arrivé avec une demi-heure de retard, c'est plutôt correct pour ici.
Nos sacs sur le toit ont eu le temps de se faire laver par une belle averse et on s'est faits débarquer sous la pluie, les sacs balancés dans le caniveau rempli de flotte, merci môssieur! Je précise juste comme ça qu'il prenait beaucoup plus de pincettes avec les bagages des locaux, certains ont même eu le droit de les avoir déposés par les soins du chauffeur devant leur porte.
On arrive dans une guest house pas mal, tenue par un australien et une thaïlandaise, et heureusement que c'était bien : on n'a pas pu sortir de la journée à cause du temps de chien! On surveille les infos diffusées dans le restau : pas d'amélioration pour Bangkok, voyageurs en stand by!
Après un début de journée aussi merveilleux, notre moral est assorti à la couleur du ciel et on réveille une ancienne addiction aux jeux vidéos, c'est un cas de force majeur, vous comprenez (la guest house avait le wi-fi...).



Krabi sous la pluie...

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