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lundi 16 novembre 2009

Depart de Chennai, adieu l'Inde!

Billets en poche et sacs au dos, on saute dans le premier train pour l'aeroport avec 5 heures d'avance au lieu des deux obligatoires. On ne sait jamais... Et bien nous en a pris! On poireaute un peu avant de pouvoir tranformer nos billets electroniques en "vrais" billets, et la... "sorry, this ticket is not available". AAAHHH! L'agence ou nous avons achete les billets nous avait refile des faux! (au prix des vrais, bien sur). Ni une, ni deux, on reprend tout notre bazarre et on refait le trajet en sens inverse. Heureusement, le train est tres pratique et pas cher du tout. On retourne a l'agence, et le mec commence a rire, il se foutait de nous! Vincent lui demande d'arreter, il continue, et dit que bien sur que si les billets sont valides, c'est qu'on ne sait pas prendre un avion. Super.
Il appelle l'aeroport et on voit son visage se decomposer au fur et a mesure. Il raccroche, nous fait des excuses plus plates que des chappatis extra-fins et nous dit qu'effectivement, il y a eu un probleme avec le billet (on ne saura jamais vraiment quoi). Il nous en refait un nouveau illico presto, on a quand meme du payer un leger supplement (700 rs), bien loin des 4500 rs exigees au depart. On lui a quand meme fait remarque qu'on n'allait pas payer 4500 de plus pour reparer son erreur.
Re-train, cette fois tout est bon, on a l'avion suivant pour Dehli et on evite une correspondance : on ne passe pas Bangalore. L'avion a du retard, et on arrive a Dehli un peu epuises. Vincent n'arrive pas a fermer l'oeil, mais moi je ne fais meme plus attention aux bruits, a la lumiere... et je dors comme un bebe!

jeudi 12 novembre 2009

Chennai, quand il ne pleut plus...

Dernier diapo sur l'inde, enfin l'un des derniers, on vous fera surement des compils au retour, ne serait-ce que pour agrementer notre future rubrique "gastro-nomie". Une page se tourne, mais il nous reste encore 7 mois de voyages a vous transmettre en images! : )

Pondichery, quelques images

Voici quelques uns de nos rares cliches de Pondichery : le temps n'a pas permis de sortir beaucoup l'appareil, non waterproof!

Diapo Auroville

Petit diapo sur Auroville, enfin le peu qu'on en a vu... Si vous passez en Inde, franchement, ca ne vaut le coup que pour y passer plus de temps et tenter de sejourner "chez l'habitant". Avec ces images, votre curiosite ne sera pas satisfaite! On vous aura prevenus... : )

Le joli jardin de Pondichery

Attention! Le contenu de ce dipo est fortement ironique. Vincent a absolument tenu a ce qu'on le mette pour vous montrer qu'en inde, meme ce qui est cense etre joli peut parfois etre immonde. On ne sait pas si le jardin a ete ainsi neglige car les indiens "boycottent" toute trace de presence francaise, ou s'ils auraient agit de meme avec un jardin indien "de pure souche". On vous laisse apprecier le desastre, si vous ne voulez voir que de belles images passez votre chemin...




Avis a la population! : )

Comme je l'ai deja ecrit, nous partons demain pour le Nepal. La-bas, on ne sait pas trop a quoi s'attendre mais il semblerait, selon d'autres voyageurs, qu'il ne soit pas aussi aise de communiquer qu'en Inde... Le blog sera donc peut-etre laisse a l'abandon pendant quelque temps, ne vous inquietez pas, on reviendra des qu'on pourra! Au programme : un trek au moins, on aimerait faire celui de l'Annapurna qui monte a 5500 metres, mais on ne sait pas trop si physiquement on suivra ( nous pas tres sportifs), et ca dure quand meme trois semaines minimum. Sinon, des treks plus courts, une semaine par exemple, avec un retour a Kathmandou entre chaque. On part cette fois vraiment a l'aventure, on ne sait pas du tout ce qu'on pourra faire, d'autant plus qu'en ce moment les maoistes se reveillent et les greves peuvent empecher de circuler...
Bref, des qu'on peut, on vous donne des nouvelles, mais "pas de nouvelles, bonne nouvelle"!
Merci a tous de nous lire, vous etes de plus en plus nombreux et ca fait vraiment plaisir! : )

Derniers jours en Inde!

Nous sommes restes a Madras (Chennai) 4 jours deja, en attendant qu'un avion nous amene vers le pays du Yeti (si on le capture, on vous enverra une photo). La ville ne nous attirait pas au depart, il faut dire qu'avec les rues pleines de boue a cause de la mousson c'est beaucoup moins joli. Mais nous sommes un peu sortis de notre trou (qui devait etre l'un des pires quartiers) et on s'est rendus compte que certains endroits de la ville etaient jolis! Merveilleux.
Tout d'abord, nous avons lance une excursion pour aller au quartier du fort, la ou un fort construit par les britanniques se dresse encore. Le quartier est assez joli, et le fort se visite. Nous avons appris un paquet de choses sur la compagnie des Indes, par exemple qu'un DOUDOU : ) etait une piece de cuivre frappe en Inde par les francais aux 18 et 19 emes siecles. Les sxplications etaient claires, les pieces exposees bien conservees... mais les indiens n'avaient ps compris le principe d'un musee, et couraient dans les salles avec leur portable en mode radio. Grrrrr...
Nous avons aussi fait un tour du cote de Marina Beach, une mega-plage (jamais vu un truc aussi immense) qui sert aussi de souk en plein air. Un indien qui avait l'air un peu derange nous a suivi tout l'apres midi, en parlant en "tamenglish", un savant melange de tamoul et d'anglais, et on ne comprenait strictement rien. Sauf qu'il avait visiblement des cases en moins, vu son comportement. On lui a demande une dizaine de fois d'arreter de nous suivre, on a essaye de le semer, rien a faire. Au final, on a abdique, comme bien souvent depuis que nous sommes ici (sont trop forts pour nous enerver les indiens).
Un peu nostalgiques malgre quelques moments difficiles, nous nous envolons demain a 14h heure francaise (vous penserez a nous) et arrivons a Kathmandou le lendemain a 6h, toujours heure francaise. Vous ne penserez pas anous, vous dormirez... : )

mardi 10 novembre 2009

Chennai : decouverte...

La description de Chennai dans notre guide etait peu glorieuse, et on s'etait dit qu'ils exageraient, quand meme, ceux qui avaient ecrit ca... Force est de constater que c'etait vrai! La ville pourrait entrer en concurrence avec Bangalore et Kollam pour le titre de "ville la plus moche d'Inde"et on arrive au mauvais moment, pour couronner le tout. Un bon point, au moins, les gens sont bien plus sympas que la moyenne!
Depuis quelques jours, les journeaux decrivaient la ville comme une mare geante, completement innondee. Certaines rues le sont, mais les arteres principales restent praticables (on patauge dans la boue au lieu de le faire dans l'eau).
On decide donc de mettre le temps a profit pour reserver nos billets d'avion pour le Nepal! Cette fois, notre decision est prise, on s'en va! On regarde d'abord les prix sur le net, mais on ne sait pas trop si des billets electronniques seraient faciles a utiliser ici, alors on se trouve un bureau de reservation (qui nous a d'ailleurs donne des billets electronniques...). Franchement, on pensait que ce serait plus difficile, quand on se rapelle des jours comme a Hampi ou on avait mis un apres-midi entier pour reserver un malheureux billet de train... La fille parlait tres bien anglais, et elle nous a reserve ca en deux coups de cuillere a pot. Tous les vols semblent subire la logique indienne. Le Nepal, c'est pas tres loin, mais il faudra une demi-journee pour y arriver. Notre vol suit le trajet suivant : Chennai-Bangalore-Delhi-Kathmandou. Logique... Et on passe la nuit dans l'aeroport de Delhi, pas le choix... Bon, on relativise, c'est toujours plus rapide que le train!
On part ensuite a la chasse pour un objectif, celui-la, on l'aura cherche un moment! Toujours rien... Lot de consolation : un Lonely planet sur le Nepal, trouve apres avoir fouille toutes les librairies de la ville!
On s'asseoit un moment et on observe, les gens autour de nous, c'est la grosse crise de rire : beaucoup, pour se proteger de la pluie, se couvrent la tete avec des sacs plastique. Un indien un peu plus inventif a fait de meme avec une poche de chips! Ca lui fait un masque hydratant pour les cheveux en meme temps, pas idiot!
On en rit encore quand on se rend compte que le type juste a cote de nous est en train de se curer les oreilles avec un billet de 10 rs roule.... le coton-tige le plus cher d'Inde! Parfois, on se demande ou est-ce qu'on a aterrit, quand meme...

lundi 9 novembre 2009

Chennai : adieu baguettes et croissants frais : (

Ce matin, nous avons trouve le meilleur cafe du monde pour prendre un petit dej francais. On n'etait pas tres frais, on repart completement requinques. On veut partir de l'hotel, mais avant ca il faut que le receptionniste nous rende les 300 roupies de "caution" qu'il s'etait garde au depart (encore une nouveaute, il devait penser qu'on ne remarquerait pas qu'il avait essaye de nous arnaquer de 300 rs). Le probleme, c'est que c'est le fils qui est a l'accueil, et normalement c'est le papa qui commande, alors fiston nous dit qu'on peut aller se faire voir vu que son pere est parti. En plus, il parle anglais comme nous Tamoul, ca ne facilite pas la comprehension. On lui fait bien comprendre qu'on ne lachera pas et que ca pourrait finir tres mal pour lui s'il ne nous rend pas notre argent. Il s'en va, nous croyons qu'il va checher son pere. On reste avec la moman, qui vient nous dire que les 300 rs c'est pour le nettoyage de la chambre. On lui dit que c'etait tres, tres sale quand on est arrives, et qu'on ne va quand meme pas payer le nettoyage pour les autres (surtout pas 300 rs). Elle commence a reclamer de l'argent en geignant, nous dit que nous avons laisse la chambre sale parce qu'on a laisse une poche poubelle. Ben oui, c'est normal... Elle fouille les ordures et recupere quelques trucs, genial... Ensuite elle se plaint de devoir lacher son feuilleton et part balayer la chambre (chose qu'elle n'a pas du faire depuis des mois). Fiston revient seul, et on commence a lui mettre un peu la pression. Apres avoir beaucoup insiste, il nous ramene un copain a lui qui parle anglais et qui fait l'interprete. Fiston n'avait aucune intention de nous rendre l'argent et comptait que nous lui laissions comme pourboire. On rigole, expliquant au copain qu'en plus de faire le bordel toute la nuit et de tenir un hotel d'une salete repoussante, il voulait nous voler, et on devrait lui laisser un supplement? Le copain-interprete rigole et a l'air plutot d'accord avec nous, il traduit et le type rend la monnaie sans broncher. Que de temps perdu...

On saute dans un bus non etanche pour Madras, et c'est parti pour 4 heures de trajet. Rien a signaler, on arrive, la ville est immense! On se sent tout petits et bien perdus! Un rabatteur nous met le grapin dessus, impossible de s'en debarasser, et il nous bloque l'entree a plusieurs hotels (qui disent qu'ils sont complets quand ils le voient pour ne pas avoir a lui verser une commission pour nous avoir "accompagnes"). On finit par l'avoir a l'usure en l'ignorant et on se trouve un hotel enfin propre, bien qu'infeste de moustiques qui ne craignent pas le repulsif . On se fait devorer en un temps record, on espere que ceux-la ne nous transmettront pas le palu ou la dengue...

Une journee un peu speciale, mais decevante...

Je me faisais une joie de cette journee depuis notre depart, et enfin on y arrive... Vincent, un peu plus reticent, a tout de meme fini par ceder a la curiosite : nous allons passer la journee a Auroville.

Quoi que c'est? Pour les anglophones, si vous voulez une explication detaillee, cliquez ici.
Pour les autres, un bref resume...

Beaucoup assimilent la communaute d'Auroville a une secte, et honnetement, apres visite, elle semble en avoir toutes las caracteristiques. Ce qu'on en a vu? Pas grand chose, les visiteurs sont sous controle tres strict. Ce qui nous conforte encore plus dans notre idee.
Les principes? La communaute semble assez avancee au niveau du developpement durable et l'ecologie a visiblement une place tres importante dans leurs vies. Ca c'est le point positif.
L'idee principale, ayant debouche sur la creation du lieu, etait de creer un endroit sur Terre qui n'appartienne a aucune nation, ou chacun a pour ideal le progres, le developpement de ses capacites, et la spiritualite prend une place centrale dans la vie des Aurovilliens.
Le rapport avec une secte? Pour parvenir a la perfection, l'etre humain doit renoncer a toute possession materielle. Tiens donc...

Quand nous sommes arrives, on a eu droit a une petite video explicative, obligatoire avant de pouvoir s'avancer un peu plus dans Auroville. La ville a l'air assez etendue, mais un seul chemin, jalonne de gardes, est accessible aux touristes. On ne peut pas approcher les habitants, et un type etait visiblement charge de nous suivre discretement (rate...) au cas ou nous aurions la tentation d'aller au-dela des barrieres.
Conclusion : tres decus, on n'aura rien vu de bien nouveau. Nous voulions y sejourner quelques jours, dans l'espoir d'en savoir plus, mais il fallait reserver 3 mois a l'avance alors on oublie!

La mousson : un petit supplement?

Nous apprenons que les trombes d'eau qui tombent a longueur de journee etaient previsibles! C'est la mousson d'hiver, qui sevit en novembre et decembre, mais uniquement sur les cotes du Tamil Nadu, de l'Andhra Pradesh et de L'Orissa (etats bordant le golfe de Bengale). Cela s'ajoute a la mousson "classique, de juin a septembre : un petit peu de rab pour ceux qui en redemandent.
On est un peu desesperes : les rues sont maintenant completement recouvertes par l'eau, et il est tres difficile de circuler a pieds. On ne peut pas trop faire ce qu'on avait prevu!
Une accalmie innesperee (20 minutes...) nous permet de rejoindre le " " " jardin botanique " " ". Vous vous demandez pourquoi je mets autant de guillemets? Voyez vous le rapport entre un jardin botanique et une decharge municipale? Moi, pas bien, mais visiblement les indiens doivent trouver un lien, car il ont appele leur decharge "jardin botanique". Ce jardin a ete cree par les francais il y a quelque chose comme 150 ans. Ca devait etre tres joli, le seul probleme c'est que ca doit faire 50 ans au bas mot que ce n'est pas entretenu. On pensait trouver un havre de paix pour satisfaire notre soif de tranquilite francaise, par opposition a l'agitation indienne, mais on est repartis assez depites.
A la nuit tombee, on nage jusqu'a l'hotel, et un indien en moto s'arrete pour nous proposer de nous ramener. Euh... c'est tres gentil, mais a trois sur une moto, sans casque, dans des rues innondees, la nuit, au milieu d'une circulation delirante... On va continuer le 400m 4 nages, merci!
On aurait aime dormir, mais non. Comme tous les soirs, il faut aller voir le receptionniste. Hier, c'etait la TV a fond, mais vraiment a fond, en France ce doit etre impossible de mettre un truc aussi fort. Il a baisse, et une fois qu'on a passe le palier de notre porte, c'etait reparti. Cette fois, il a fallu lui demander d'arreter de jouer avec ses potes devant la porte de notre chambre ( a croire que c'etait fait expres). Il etait presque 2h, mais ca n'avait pas l'air logique qu'on veuille dormir...

Vacances a la piscine

Pondichery sous la pluie, ca reste un peu francais et ca fait du bien. Dans le quartier indien, on slalome entre les vaches, les tuktuk, les bouses et les motos. Dans le quartier francais, tout est calme, pas un klaxon, et les rues sont d'une proprete qui semble surnaturelle.
On longe le bord de mer, accroches a nos parapluies : on se sent "comme a la maison", ca doit venir de l'architecture. On croise pas mal d'etrangers, mais les indiens ne doivent toujours pas etere habitues, ils continuent de nous fixer. Pas grave, on est trop heureux!
On se trouve un petit restau sympa qui fait de la nourriture francaise. C'est merveilleux, il n'y a pas d'autre mot. C'etait assez calme, mais cinq minute apres nous, toute l'Alliance Francaise a debarque et on se croyait vraiment chez nous, ca parlait (criait) francais de tous les cotes, et on est restes un petit moment pour s'impregner de l'ambiance. Mine de rien, au bout de deux mois loin de tout ce qu'on connait, ca fait chaud au coeur!
Le soir, on se fait un petit cyber pour la mise a jour du blog, et un indien vient me parler, me propose d'aller prendre un verre avec lui. Je lui signale quand meme que je suis avec Vincent, qui est deux ordis plus loin et qui regarde le mec du coin de l'oeil, et l'oeil en question n'est pas particulierement sympathique. Au final, on prevoit de sortir tous les trois apres le cyber. Il n'arrete pas de me parler ce qui fait qu'il est impossible d'avancer. Tout en parlant, il regarde son ecran, mais je ne vois pas ce qu'il y a dessus... Je recois un mail de Vincent, qui ne peut pas parler puisque l'indien parle un peu francais. Il me signale que le mec regarde des films, disons, assez chauds... et que l'une de ses mains a disparu sous le clavier mais s'agite frenetiquement. Effectivement... On a tout de suite moins envie de passer la soiree avec lui, et on file a l'anglaise des qu'il a le dos tourne.
La pluie commence a innonder les rues (du quartier indien uniquement...) et on patauge innevitablement, certaines rues n'ont pas le plus petit centimetre carre pour marcher au sec. Plouf, plouf...

jeudi 5 novembre 2009

Pondichery? Oh, ouiiiiiiiiiii! : )


On est deux grosses epaves, mais les promesses de pain frais a Pondichery nous font lever et on se traine tant bien que mal dans un bus. 6h30 de bus, au lieu des 5 heures promises... En France on aurait trouve ca enorme, ici on a pris l'habitude de capituler et on se laisse sournoisement envahir par le flegme indien. (Oui, meme moi, je sens qu'il y en a qui ne vont pas me reconnaitre au retour...).

Il a plu tout le long du trajet, ce qui etait encore une fois un probleme etant donne que les bus ne sont pas vraiment etanches... Les flaques d'eau le long de la route sont enormes, quand on roule dedans ca gicle jusau'aux trois quarts de la hauteur du bus, et du coup ca passe par les fenetres, fermees mais pas hermetiques. Que du bonheur! : )

Quel soulagement une fois arrives! Les conducteurs de tuk-tuks, taxis et pousse-pousses sont acharnes et notre patience avec eux s'epuise... On n'a pas le courage de marcher jusqu'au bord de mer, alors on fait les guest houses qu'on trouve sur la route du centre ville. Beaucoup nous refusent, sous pretexte qu'ils sont pleins, mais on voit bien qu'ils mentent. Pour preuve, un receptionniste nous accueille et partait pour nous montrer une chambre quand son patron est arrive et nous a dit a la grande limite de la politesse qu'ils etaient complets. Gros, gros foutage de gueule. Mais ce n'est pas le pire...

On trouve encore un truc correct, a un prix correct, ou ils nous disent qu'ils ont des chambres. Une fois entres dans l'entree (il devait y avoir le patron et un employe), l'employe nous demande quelle est notre nationalite. On repond qu'on est French, un peu etonnes par la question... Ils se mettent a parler en Tamoul, et le petron fait un signe de tete a l'employe, qui nous dit qu'ils sont complets... La, j'ai perdu ma recemment acquise zen-attitude, et je leur ai bien gueule dessus, en leur demandant si c'etait bien parce qu'on etait francais qu'on nous refusait une chambre. Pas de reponse... Qu'on ne dise plus jamais que les francais sont racistes! D'ailleurs, si on rencontre beaucoup de gros c**s dans leur genre, on va le devenir aussi. La, on est remontes pour la soiree. Au final, on trouve un truc pourri qui est hors de prix, devinez pourquoi?! Et ouiiiiiii! la TV...


Un petit tour sous la pluie nous rafraichit les idees, on croise des gens civilises cette fois, ca nous change...

Madurai en images : du luxe au Moyen-age!

Ici, vous verrez les deux faces de Madurai : c'est une ville assez jolie, mais qui comporte tout de meme quelques "points noirs" quand on s'ecarte du quartier "special touristes". On a eu le temps de voir ca puisqu'on s'est perdus le premier jour et on a fait un grand tour sans trop savoir ou on allait. On est tout de meme restes "lights", certains photos ne pouvant pas se prendre discretement... Par exemple, la on vous montre un marche tres...euh...pittoresque, mais on en a trouve un deuxieme ou les odeurs de bestioles mortes etaient intenables, ou les vendeurs eux-memes etaient dans un sale etat et qui refletait bien la pauvrete et les conditions de vie plus que precaires de certains indiens. Et on voit ca tous les jours, a deux pas des quartiers chics et de la jet-set indienne qui roule en 4x4 et a un niveau de vie plus eleve qu'un americain moyen. Mais on ne peut vraiment pas prendre de photos dans ces moments-la, notre zoom n'est pas assez puissant, et on ne va pas se planter devant eux pour leur tirer le portrait.
Plus rigolo, mais on n'a pas ete assez rapides pour immortaliser, un vendeur de volaille qui s'echinait a peser 3 poules vivantes en meme temps sur une petite balance : mission impossible, il pleuvait des plumes!





Kanyakumari en images!

Avis a tous les feignants qui ne lisent pas mais regardent les photos : ) ! Mais non, je ne vise personne voyons! Voici une petite selection des photos prises a Kanyakumari, avant que le mauvais temps ne nous empeche de sortir l'apareil, non etanche.

mercredi 4 novembre 2009

Trichy, premier et dernier jour de visites.


Ce matin-la, en me levant, je me sentais particulierement mal. Depuis deux ou trois jour c'etait deja pas la joie, mais la... Vincent etait un peu plus frais mais pas au top non plus, on disculpe les patisseries qui ne donnent pas de courbature ni de fievre.

Le petit dej' a ete particulierement sympathique (ironie...). On cherche un peu aussi, on est alles dans un des bars les plus pourris de la ville, un truc ou aucun etranger (ni aucune femme) ne met jamais les pieds, alors tout de suite on sent les regards un peu agressifs... Les types ont les yeux rives sur nous et balancent des vannes dans leur langue en riant comme des gros debiles, on comprend bien qu'ils se foutent de nous et on se casse en vitesse. Ca commence bien...



On attrape un bus pour aller visiter l'un des temples de la ville, le Rock fort (il y a un jeu de mot a trouver, la!) Temple, situe bien en hauteur, il faut se farcir un peu plus de 300 marches avant d'arriver au sommet. On a encore failli se faire arnaquer (specialite du Tamil Nadu?), le mec au guichet refusait de nous rendre toute la monnaie, il s'etait garde 10 roupies pour lui. On lui a fait remarque, et il nous a rendu un complement, mais il manquait encore 2 rs... Il nous a eu a l'usure. Au final, ca ne vallait pas vraiment le coup, le point de vue etait joli mais sans plus, et la partie "temple" etait plutot limitee. Disons que ca tenait plus du Roquefort que du temple. (pardon, c'etait facile mais j'ai pas pu m'en empecher...). : )

Apres ca, rapatriement en urgence a l'hotel pour cause de gros mal de tete, courbatures et fievre. C'est Vincent qui se coltine toutes les corvees, genre regler les "litiges" avec le personnel de l'hotel, plutot simplet...
A 17 heures, le mossieur de la reception vient nous demander de partir. Pourquoi donc? Nous avons paye une avnace de 500 sur deux nuits a 400 la nuit, ce qui fait qu'il nous reste 300 a regler... Pour nous, ca semble logique, mais la logique indienne est par definition... illogique. (ok, c'est peut-etre un peu mechant, la). Il n'avait pas compris que nous restions deux nuits, et demande donc a Vincent... 500rs! Le malheureux tente de lui expliquer a grand renfort d'additions que 500+300=800, rien a faire, le mec ne veut pas le croire, et finit par aller reveiller un ami a lui pour qu'il lui dise ce qu'il devait faire. L'ami, un peu plus lucide malgre son reveil brutal, lui a explique que Vincent avait raison. On hesitait a lui ramener une calculette.
Que d'energie et de temps depenses pour rien...

Go to Trichy

Reveil difficile, nous avons visiblement un probleme d'estomac. Plus jamais de machins oranges a l'huile et au miel!!! Pourtant, il va falloir prendre le bus... Encore une fois, il pleut (tous les jours en ce moment, il n'a jamais autant plu que depuis la fin de la mousson). Mais la, c'est exceptionnel : il pleut DANS le bus, et plus particulierement au-dessus de nous. Ca rafraichit, c'est bien. Ce qui est genial aussi, c'est que la notion d'aquaplanning semble totalement inconnue du chauffeur, qui continue de rouler a fond la caisse sur la route ou les roues baignent dans cinq centimetre d'eau. Arrives a Trichy, on est bien contents de descendre, on va pouvoir se mettre a secher! : )



On a du tourner pendant deux bonnes heures, en fait on a carrement fait le tour du quartier autour de la gare routiere pour trouver un hotel pas trop cher : impossible! Le prix minimum est 400 roupies, non negociable. On s'etait habitues aux chambres a 200 maxi, alors ca fait un peu mal. On finit par capituler et on se retrouve dans une chambre horrible qui n'a jamais vu passer un balais et qui ne vaut certainement pas ce prix la. (c'est qu'on devient exigeants, en plus).

On est extenues, on aspirait a un peu de tranquilite, mais on n'est pas pres d'etre tranquilles... Le gamin qui nous a montre la chambre s'est pose devant la tele (oui, ici il y a des teles partout, c'est pour ca qu'on paie le prix fort) et a zappe jusqu'a tomber sur sa serie preferee. Il a monte le son deja bien fort, et on a du lui dire trois fois en hurlant de plus en plus fort qu'on prenait la chambre avant qu'il ne daigne se decoller de l'ecran. Ensuite, une fois qu'on a paye, il s'est colle dans l'encadrement de la porte (du coup, on n'osait pas lui refermer la porte dessus) et il nous a regarde comme ca pendant une bonne demi-heure. Le silence s'est brise au moment ou j'ai allume un beedi, et il est carrement rentre dans la chambre pour me dire qu "en Inde, les femmes, elles ne fument pas". Je lui ai dit que ca tombait bien etant donne que je ne pretendais pas etre une indian lady, et on a commence a subir un interogatoire en regle. Ca allait de "est-ce que vous avez un I-phone?" a "Vous etes pas maries? AAAAHHHH! Mais en Inde, c'est impossible de dormir dans la meme chambre si on n'est pas maries!". Bref, au final, la discussion a fini par etre assez sympa, et il est parti de lui meme au bout d'un certain temps (je dirais meme d'un temps certain).

Les moustiques : une espece a exterminer. (si, si, je vous jure)

Bonjour a tous, desolee pour ce petit retard dans la parution des articles mais le service redaction (moi-meme : ) etait cloue au lit par une dengue, heureusement legere, tandis que le service informatique (Vincent) se trainait avec difficulte du lit a la salle de bain, affecte par une maladie inconnue mais tout aussi genante... Bref, nous sommes de nouveau la, et nous allons faire de notre mieux pour rattraper notre retard. Avec toutes nos excuses...

samedi 31 octobre 2009

Visite de Madurai : rythme soutenu et jambes en compote

Nous avons decide de ne rester que deux nuits a Madurai : la ville n'est pas particulierement attrayante et nous pensions que tout pouvait se visiter en une seule journee... sauf que les distances sur le plan sont trompeuses! Au final, la journee ressemblait plus a une grosse rando qu'a une ballade tranquille. Mais commencons par le temple geant qui domine la ville. C'est assez impressionnant, tres grand, tres colore... En bien meilleur etat que tous les temples que l'on a vu jusque la! Le seul probleme, c'est que l'edifice a plus de points communs avec un shopping centre qu'avec un centre religieux... Les boutiques envahissent l'espace et les vendeurs sont particulierement tenaces. Meme constatation avec les guides, a l'entree du temple et meme carrement dans la rue, a l'affut du moindre touriste qui passe...



A part ca, c'etait plutot sympa, et on a passe pas mal de temps a regarder les hindous pratiquer des rites qui nous sont totalement inconnus. Les gens s'allongent par terre, allument des petites bougies, font un tas de signes compliques dans un ordre precis devant les statues de chaque divinite, se font benir par un elephant sacre qui sillone le temple, la trompe prete a se poser sur le front des pelerins.



On commencait a entrer dans une piece un peu a part, rien n'etait ecrit dessus, on entre donc... une horde de gardes s'est jetee sur nous, nous hurlant que cette partie etait reservee aux hindous. Leurs regards etaient particulierement agressifs : ils l'auraient dit gentillement, ce serait passe tout aussi bien. Ca me fait bien marrer tous ces gens qui disent qu'en Inde, tout est beau, et tos les gens sont gentils. Certains depassent vraiment les bornes, mais on ne dit rien, on ne sait pas trop jusqu'ou ils pourraient aller.



Nous partons ensuite en quet du marche aux fleurs. Surprise! Dans la rue ou il se tient normalement, on trouve des etals, certainement ce qui etait anciennement un marche... On fait un veritable bond dans le temps, retour au moyen-age. Les chars a boeufs creent des embouteillages dans les ruelles tortueuses et sales, la crasse est omnipresente et l'odeur pestinentielle. Bref, pas vraiment le joli marche aux fleurs attendu. Encore une erreur du Lonely (sacre guide, il nous en aura fait voir), le veritable flower market se trouve a 7 km d'ici... On oublie!



Direction la troisieme chose que nous voulions voir : le muse de Ghandi. Il faut vraiment etre bilingue, parce que tout est ecrit en anglais (basique, certes) et tres detaille (ou plutot delaye). Le probleme, c'est qu'on tombe vite dans le " les indiens sont gentils, les anglais sont mechants" et les explications ne sont pas franchement objectives. Je ne donne pas raison aux anglais, mais on croirait qu'ils sont l'incarnation du diable, n'exagerons tout de meme pas... Les explications sont un peu brouillons, et des objets sont exposes un peu partout sans explication. Tout d'un coup, on s'est retrouves dans une piece toute noire avec un lungi tache de sang : ce serait celui que le Mahatma portait le jour de son assassinat. Charmant...


Pour couronner le tout, une classe de gamins hyperactifs ont transforme le musee en terrain de jeu, avant de tous se planter devant nous (ils nous ont fixe comme ca pendant dix bonnes minutes, ca met vachement a l'aise). Bref, un peu decus par cette visite, que nous pensions instructive mais qui n'est qu'en fait un developpement du resume suivant : " Les indiens sont gentils..." Vous connaissez la suite!



Le soir, on est temeraires et nous estomacs semblent en forme, alors on tente plein de plats bizarres dans la rue et des patisseries indiennes (a base d'huile, de miel, d'huile, de farine de soja, et puis d'huile aussi). Bref, c'est pas gras du tout et tres digeste. Apres coup, on sent bien qu'on va s'en repentir...

vendredi 30 octobre 2009

Vers Madurai!

En route pour Madurai, avec nos sacs qui grossissent un peu plus entre chaque ville sur le dos! Il faudrait qu'on pense a faire un colis avec le surplus! (mamaaaaan??? : )
Nous allons nous mettre a croire au petit Jesus, a Allah et a Shiva, et tous ses copains les dieux hindous, si ca continue. Durant ce voyage, nous avons evite un nombre record d'accidents! Le plus marquant : un bus qui ne nous avait pas vu en s'inserant sur la rocade... On a failli se retourner, vu comment notre chauffeur a braque! On lui dit quand meme merci pour ses excellents reflexes!
Pour ce qui est du controleur, par contre, on ne dit pas merci! Il refusait categoriquement de nous rendre la monnaie sur 500 roupies (quand meme!) et nous disait toutes les 5 minutes de prendre nos sacs sur nous alors que le bus etait vide. On lui a bien explique que si des gens montaient, on les prendrait, mais que pour le moment c'etait innutile, il avait l'air d'avoir un dent contre les etrangers. Ca s'est termine en grosse engueulade, mais il a rendu l'argent. Il se foutait de nous avec un autre type, et Vincent, deja bien remonte, a craque et s'est mis a leur demander quel etait leur probleme. L'autre mec s'est leve et s'est avance vers nous, nous lancant ce qui devait etre des insultes en Tamoul. On a fait pareil en francais (ca ne lui faisait pas de mal, mais nous ca nous faisait beaucoup de bien!) et mon maharaja a du etre tres convainquant parce que l'indien est retourne s'asseoir sans demander son reste, et s'est arrete de ricaner avec notre "ami" le controleur.
5 heures de bus, et le conducteur daigne enfin s'arreter pour la premiere fois (alors qu'il ne reste qu'une heure de trajet, ca n'auarait pas ete mieux de couper au milieu? Cherchez la logique...). On est un peu affames, il est 15 heures, mais on n'a pas le temps de manger la pause dure 5 minutes. Grrrrr...

Arrivee a Madurai, on prend un bus qui est cense nous deposer en centre ville mais il nous faudra encore marcher un peu plus d'une heure pour y arriver. Tout est ferme, pas un restaurant d'ouvert, et les tuktuks debordants d'indiens brandissant des drapeaux et hurlant des choses que l'on ne comprend pas envahissent les rues. Ils s'amusent aussi a lancer de l'eau par les fenetres d'un bus, et forcement, on se prend tout dessus... on est ravis! Il semblerait que ce soit encore pour les elections, mais on ne comprend pas tout. On finit par trouver une guest house acceptable, la moins chere de toutes depuis le debut de notre aventure : 150 roupies pour une double, qui dit mieux? Certes, on dort avec les margouillats, mais pour le prix... Le soir, la ville semble enfin se reveiller, et heureusement, parce que pas de cyber, pas d'article pour vous! : )

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