vendredi 26 février 2010

De Vinh Long vers Can Tho

Ah, une nouvelle arnaque, et pas mal celle-là, on pourrait faire une compile des arnaques vietnamiennes et indiennes les plus débiles dans lesquelles on a marché, je pense qu'elle arriverait en tête! Somme : 40 000 dongs, pas énorme mais c'est toujours rageant. Ce qui est rassurant, c'est que la plupart des gens autour avaient l'air très embêtés pour nous et ne cautionnaient certainement pas ce qu'a fait notre cher arnaqueur, mais personne n'a rien dit! Et oui, surtout ne pas faire "perdre la face", c'est la règle d'or ici.
On est montés dans un bus pour Can Tho et tous ceux à qui on avait demandé nous avaient dit que ça coûtait 20 000 pour deux. On monte, et là un mec nous demande 100 000. Ah, non, je crois pas... Il baisse à 60 000, et menace de ne pas faire partir le bus si on ne paie pas. Forcément, les trente passagers du bus nous dévisagent, alors on finit par lâcher les dongs... Et le type sort du bus, nous fait signe qu'il nous a bien eu et se fout de nous avec ses potes : il n'était pas contrôleur... On est juste furieux. Les passagers nous disent qu'on s'est faits avoir : merci, on a bien vu. C'est un peu abusé que personne n'aie rien dit AVANT, mais ici ça ne se fait pas de voler au secours des touristes. Le contrôleur (le vrai) avait l'air d'avoir trop honte et baissait la tête dès qu'on croisait son regard, un gars à côté de nous avait l'air désespéré et nous donne les vrais prix de tous les prochains trajets en nous disant bien de ne jamais accepter de payer plus. Ils ont tous l'air de bien prendre conscience que les quelques types pourris qui nous arnaquent ruinent la réputation de tous les vietnamiens.
On arrive près du terminus, on voit déjà tous les moto-taxis qui nous suivent : ils ont repéré deux touristes dans le bus. Le vietnamien avec qui on parlait dans le bus nous fait signe de ne pas prendre de moto (on n'avait pas vraiment l'intention de toute façon) et de le suivre. Les motos prenaient 40 000 pour nous amener à Can Tho, lui connaissait un moyen d'y aller pour 1000 à deux... A notre grande surprise, quand les chauffeurs ont vu qu'on partait avec lui, ils se sont mis à l'insulter et à lui gueuler dessus des trucs qui n'avaient pas l'air très sympa. Il les a merveilleusement ignorés, petit sourire en coin, ce qui les énervait encore plus. Il nous a amenés à un embarcadère pour prendre un ferry, on n'aurait jamais trouvé tout seuls! Et puis il nous a expliqué comment nous rendre en ville. Trop gentil, on n'en revenait pas après l'imbécile de ce matin...
Une fois débarqués, on se fait sauter dessus par les motos qui nous disent que le centre ville est trèèèèès loin! Et oui, on a marché 500 mètres pour trouver un hôtel. Les réceptionnistes ne parlent pas mot d'anglais, ça va être marrant... On a une magnifique chambre tapissée de posters sortis tout droit d'un magazine X, c'est superbe : )
On va faire nos courses, et les prix sont vraiment honnêtes, on paie la moitié de ce qu'on donnait dans le nord... Et puis les gens sont en moyenne bien plus sympa.
On tente de se renseigner pour le lendemain, on aimerait aller voir les marchés flottants, et pour ça il faudrait louer un scooter ou un vélo. Problème : après avoir demandé à à peu près tous les habitants de la ville, on n'est toujours pas plus avancés. Un seul parlait anglais, et il ne savait pas où on pouvait trouver ça... On a quand même visité un bout de la ville, plutôt agréable, avant d'aller boire quelques litres de café glacé : ) Miam.,

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un petit jeu, ça vous dit?



Encore un "objet mystère"! Dites nous ce que c'est!


Tous à vos claviers!

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My Tho et Ben Tre



Un nouveau diapo avec les photos manquantes de My Tho, ce qui correspond à la journée où nous avons loué le scoot pour aller explorer les alentours... Je me suis permis de glisser pas mal de photos de Vincent : ), il n'a plus le temps de regarder les diapos... Niark niark

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mercredi 24 février 2010

Quelques photos

Petit diapo de My Tho, c'est le premier, d'autres vont suivre! Là, c'est juste les photos de la journée en bateau avec notre ami le faux guide.

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Erreur d'aiguillage...

Aucune indication dans les guides sur la manière de se rendre à Can Tho, ce qui devait être notre ville étape pour ce soir... On demande donc à l'hôtel, sans trop y croire, et le réceptionniste nous regarde avec un grand sourire mais ne nous aide pas vraiment : normal, il ne comprend pas ce qu'on lui demande. On se rend donc à un bureau qui sert entre autre d'office de tourisme, où on nous indique où prendre un premier bus qui nous dépose à un arrêt, à partir duquel on prendra un second bus. ça a l'air simple, on monte donc dans le premier bus, après avoir tout de même demandé au chauffeur s'il allait bien dans la bonne direction, il nous assure que oui. Petit problème au moment de payer, on explique au contrôleur où on veut aller, et il ne comprend pas, donc il ne sait pas combien il doit nous faire payer. Une prof de français qui se trouvait dans ce même bus nous explique qu'on n'est pas du tout sur la bonne ligne, et que là on s'est embarqué pour un voyage de deux heures dans la cambrousse profonde. Merci le chauffeur qui dit oui même s'il ne pige rien...
On s'est retrouvés entassés à l'arrière, faisant des bonds à chaque bosse, et avec en prime nos gros sacs par-dessus, c'était génial on n'était pas du tout écrasés. On finit par débarquer au milieu de nulle part, il n'y a RIEN! Si, un café avec deux tables, où on décide de s'installer. Il n'y a même pas de vraie gare routière, le bus s'est juste arrêté sur une petite place, bref, c'est le dépaysement plus que total. On sort notre carte, cette ville est bien indiquée mais en tout petit! Il faut sortir de là, mais avant, manger! On essaie d'expliquer aux gens du boui boui à deux tables qu'on veut manger : toute la famille est réunie, une bonne vingtaine de personnes à nous dévisager avec insistance, mais personne ne parle un mot d'anglais.


On finit par se faire comprendre, et la femme qui a l'air de tenir le café me demande de la suivre : on traverse la maison, dans laquelle tout ce beau monde a l'air de vivre ensemble, avant d'arriver à la cuisine. Elle me montre plein de marmites avec des trucs non identifiés dedans, il faut choisir! Euhhh... Allons-y pour le machin qui ressemble vaguement à une soupe... En fait, je crois que le café ne faisait pas restau, c'est juste qu'il restait un peu du repas du midi.On nous sert le tout avec du riz et en prime un peu de poulet à la citronnelle, il y a à manger pour quatre, et contre toute attente c'est délicieux! Tout le monde essaie de parler avec nous, on se lance donc dans une grande séance de mime, agrémentée du peu de mots que l'on connaît en vietnamien. Ils nous parlent d'une ville qu'on ne connaît pas, apparemment une des destinations desservies à partir d'ici. On finit par se décider à y aller, puisqu'il n'y a aucun bus pour Can Tho. Une demi-heure de bus sautillant plus tard, nous y sommes! Nom du patelin : Vinh Long.
C'est vraiment très perdu, et après avoir ratissé la ville on trouve un hôtel, ça doit bien être le seul. C'est plutôt calme, et on n'a pas croisé un seul touriste. En plus, ce n'est pas très loin de Can Tho, c'est une étape sympa pour la fin de journée, pas tellement envie de refaire du bus aujourd'hui. On visite rapidement, c'est pas très grand, avant de venir mettre le blog à jour dans un adorable petit café au bord du fleuve. Décidément, les vacances, on aime.

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Tour des îles en scooter. Le guide? A pas de guide aujourd'hui!

Quel bonheur de se rendre compte en se levant qu'aujourd'hui, il fait un temps pourri! Et oui, le ciel est menaçant, il n'y a pas de soleil et le vent se lève. Bref, on respire enfin, il doit faire à peine 30 degrés ce qui est froid pour ici. On se loue un petit scooter bien pourri : il ne démarre que quand on le menace très fort, et on ne voit plus la couleur d'origine, il y a des autocollants de chats partout dessus. On voulait visiter les îles autour de My Tho, et plus particulièrement celle de Ben Tre, et la meilleure solution semblait être le scooter, toutes les îles étant reliées par un pont géant. A Ben Tre, on n'est pas restés très longtemps : les stands de souvenirs et d'attrape-touristes en tout genre ont poussé tout le long de la route, et ce n'est pas très différent de tout ce qu'on a vu jusque là. On choisit donc une toute petite île toute verte, et on s'aventure sur le morceau de chemin qui s'enfonce dans la verdure. C'est la vraie campagne, un coin où pas un touriste ne viendrait se perdre... On traverse des kilomètres d'arbres à fruits bizarres, et on retourne vers chez nous pour visiter les alentours. On se perd dans un labyrinthe de ruelles, on finit par atterrir chez des gens, ah non c'est pas là... On finit par retrouver le Mékong qui nous ramène "à la maison" (encore fallait-il le suivre dans le bon sens, mais on a eu de la chance).
Truc rigolo le soir, où comment un gros arnaqueur s'est pris à son propre piège... On a trouvé un petit restau qui fait des soupes délicieuses. Le problème, c'est qu'il essaient toujours un peu de nous arnaquer. Là, on nous demande encore une fois 2000 dongs de plus que le prix, c'est pas grand chose mais sur le principe on n'aime pas trop se faire prendre pour des imbéciles. Le type arnaqueur nous montre une fausse carte où tous les plats sont 1000 dongs plus chers que sur la "vraie carte", qu'on a eu entre les mains au début du repas. On lui explique donc, il fait semblant de ne pas comprendre mais à son sourire moqueur et à ceux des vietnamiens autour, on sent qu'il a très bien compris. J'avais dans la main une pièce, sortie du porte monnaie par erreur car je cherchais les dongs parmi les roupies népalaises et indiennes qui nous restaient. Le type me l'a arrachée des mains et est parti sans demander son reste. Sympa, mais tellement pressé de nous arnaquer qu'il ne s'est pas rendu compte que la pièce qu'il a pris pour une de 2000 dongs valait en fait... 1 roupie népalaise. Là, je crois qu'on peut dire que c'est bien fait.

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Bateau?


On est partis de l'hôtel assez tôt ce matin, pour éviter le moment critique où il fait trop chaud pour pouvoir faire autre chose que s'asseoir devant un café glacé. En sortant de l'hôtel, une femme vient nous voir et nous propose un tour sur le Mékong à un prix défiant toute concurrence : normal, ça ne devait pas être un guide autorisé. On la suit, et on se retrouve à trois sur un bateau qui ne pouvait certainement pas contenir plus de quatre personnes, on n'a rien croisé de plus petit sur le fleuve. Allons-y pour trois heures de visites! Le vietnamien qui conduit ne parle pas anglais, et n'est pas spécialement avenant... La coque de noix galère un peu, avec le courant qu'il y a on n'avance pas vraiment, mais on finit tout de même par arriver sur une petite île, soit-disant pour visiter un coin où on fabrique du miel. Le "guide" devient tout à coup bilingue quand il s'agit de nous demander d'acheter, et il se transforme en moulin à parole "buy this, buy this, very cheaaaaaap!!!". On pensait qu'il allait nous faire visiter mais il a préféré prendre une bière à un café et nous laisser nous débrouiller. Nous, ça nous arrange plutôt de ne pas être collés par un type qui nous demande d'acheter un truc toutes les dix secondes, mais en même temps on aurait aimé avoir des explications... Parce que les ruches, on ne les a jamais trouvées! Hypothèse : ce qu'ils appellent "honey bee farm" n'était peut-être en réalité que le magasin... Hypothèse confirmée par la suite de la visite.
Deuxième arrêt sur une petite île tout paumée. Cet arrêt ne devait pas être compris dans la visite parce qu'il n'y avait rien de spécial à y voir, mais le "guide" devait avoir besoin d'y faire un tour, alors on en a profité pour se balader. Super mignon, super calme, c'est ce qu'on aura vu de mieux de la journée.
Troisième arrêt, celui que Vincent attendait avec impatience : fabrique de bonbons à la noix de coco. A peine débarqués, le "guide" nous ressort le seul refrain qu'il connaît : "You buy something!". Euh... On était venus pour visiter, nous. Il s'assoit devant une autre bière après nous avoir encore une fois ordonné d'acheter quelque chose. Là, on commence à craquer, il se fout vraiment de nous. On lui demande si on peut visiter la fabrique, et soudain il ne comprend plus un mot d'anglais, comme c'est drôle... Petit extrait du dialogue de sourd, où il comprenait chaque phrase de travers :
Vincent : "How do you make the sweets?", et le guide répond "Yes, you can buy some sweets".
Deuxième essai : "How do you make it" on a simplifié le vocabulaire au maximum mais ça a l'air de poser encore problème, car il nous répond "Yes, you can eat, buy food". Décidément on n'est bons qu'à acheter... Troisème essai : "can you show us", et là il nous a regardé avec un air très paniqué, et a répété d'une voix désespérée "shooooooow?". Il a enfin compris et nous a fait la visite en 30 secondes chronos, sans parler bien sûr, avec quelques petits mouvements qu'on était sensés interpréter comme les différentes étapes de fabrication. Ce qui est drôle, c'est que quand on a commencé à dire qu'on voulait visiter, tout le monde est resté le nez collé à sa bière, mais dès qu'on s'est approchés du stand où ils vendaient leurs produits, 3 personnes se sont précipitées sur nous...
En partant de cette île, le "guide" nous a proposé une autre île, avec quelque chose à voir dessus, mais on n'a pas compris quoi. Tout ce qu'il a pu nous dire clairement c'est qu'il fallait payer. On a décidé d'arrêter les dégâts et on est rentrés. Au moins, on sait pourquoi on n'a pas payé cher... Quoique les quelques groupes de touristes avec des "vrais" guides n'avaient pas l'air d'avoir une prestation bien supérieure à la nôtre. On a finit la journée à marcher dans la ville, au moins dix personnes sont venues nous proposer des circuits en bateau : "noooooon!".

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lundi 22 février 2010

Sur le fleuve...

On a pris un demi-bateau à peine flottant pour naviguer un peu sur le Mékong et faire quelques arrêts sur les îles. Une petite vidéo de la Doudou Compagnie, qui précède l'article sur cette journée. Promis, on vous mets les photos dès que possible!

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Vers le Mékong

Nous partons de bon matin d'un pas assuré vers la gare routière, c'est écrit dans le Lonely Planet, c'est à celle-là qu'il faut aller pour trouver un bus allant à My Tho, (quel joli nom) notre prochaine étape, la première dans le delta du Mékong. C'est vraiment trop facile, on marche dix minutes et on trouve un bus qui va précisément à cette gare routière. On ne paie même pas plus cher que les locaux, tout semble aller comme sur des roulettes. Trop beau pour être vrai! C'est pas la bonne gare routière, alors on est repartis pour un trajet en bus, et cette fois on nous fait payer une place en plus pour les sacs. Là, tout semble normal! : )
Après avoir pris trois bus, on se retrouve au milieu de nulle part : les vietnamiens ont la fâcheuse manie de mettre leurs gares routières bien à l'écart de la ville, comme ça on doit marcher pendant deux heures pour arriver dans le centre. On se fait assaillir comme d'habitude par tous les scooters qui passent, tout le monde nous dit que c'est très très loin, le centre ville, et comme d'habitude ils disent tous ça même si c'est à côté, on ne les croit pas. Le problème, c'est qu'au bout d'une heure à marcher sous un soleil de plomb avec les sacs qui pèsent bien lourd, on est forcés d'admettre que pour une fois ils disaient vrai!
Un petit café glacé et ça repart, on tourne encore une petite heure avant de trouver un hôtel. Deux fois moins cher que d'habitude, mais pas d'eau chaude, pas de draps, des rideaux transparents et emplacement très bruyant, mais on est trop fatigués et on prend. Pour le prix, c'est quand même pas mal, on a eu bien pire!

La ville est assez jolie, avec un gros jardin/parc d'attraction pour gamins, et une allée le long du Mékong sur laquelle un peut se promener. Le fleuve a l'air dangereusement haut, quinze centimètres de plus et pas mal de maisons seraient inondées...
La ville qui semblait plutôt calme l'après-midi se réveille quand la chaleur tombe! En tant que grands fans du vélo, on a de quoi observer ici : pour changer des scooters, ici, ils ont tous des vélos électriques. On a aussi vu des vélos trois places, mais je plains celui qui est devant, en général les deux autres font semblant de pédaler. Ils ont plein d'accessoires pour vélos qui n'existent pas chez nous, snif!

Plus on descend dans le sud, plus le rythme ralentit, on dirait que tout le monde est en pause toute la journée! Les regards deviennent encore plus insistants, peut-être parce qu'ils n'ont rien à faire mais c'est assez gênant, quand même! On se retrouve un peu comme en Inde, sauf qu'ici la plupart des regards ne sont pas méchants. Sinon, les gens ont l'air un peu plus cools, ils essaient de discuter davantage avec nous (même quand ils ne parlent pas un mot d'anglais, ce qui n'aide pas à faire avancer la discussion, mais c'est gentil quand même), et on ne se fait (presque) pas arnaquer sur les prix. On a d'ailleurs constaté un truc rigolo : on voulait acheter du pain à une vendeuse dans la rue, mais elle nous a demandé deux fois le prix normal, ça c'est habituel. On lui annonce donc la moitié du prix, elle refuse d'abord, et puis elle regarde partout autour d'elle comme si elle était surveillée, avant de nous dire qu'elle accepte notre prix. Ensuite, elle a caché les billets comme si elle avait peur que quelqu'un voit qu'on avait payé le "vrai" prix. Bizarre, ça nous était déjà arrivé avec un chauffeur de bus un truc comme ça, à croire qu'ils risquent quelque chose si quelqu'un se rend compte qu'ils n'arnaquent pas suffisamment les touristes...

On a prévu de rester trois nuits ici, et de faire un petit tour en bateau sur le Mékong, si c'est pas trop cher bien sûr, et si on peut éviter les trucs organisés c'est pas plus mal. En attendant, grododo parce que vu la rue sur laquelle donne notre chambre, demain matin on est réveillés à 5 heures à coup sûr!

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samedi 20 février 2010

Dernier jour, paperasse et labyrinthe.

On a eu la bonne idée de prendre un hôtel bien à l'écart du quartier touristique, ce qui veut dire... Que la zone dans laquelle nous nous trouvons n'est pas sur le plan. ça va pas arranger nos affaires... On va manger une pho, et un couple (on croyait, nous, que c'en était un...) nous a dévisagé pendant un quart d'heure. En fait, pendant tout le repas. Au début, on les ignorait, et puis on les a regardé aussi en leur demandant ce qu'ils voulaient. Le mec s'est levé, on lui a demandé ce que lui et sa femme avaient à nous regarder comme ça, il a dit que c'était sa mère. Oups.
Explications très embrouillées du type, mais il nous assure que c'est normal que les gens nous regardent comme ça parce qu'on est étrangers, et il faut accepter les regards. Cool. Il rigole tout le temps, il ne comprend pas que ça puisse déranger, alors on laisse tomber.
On tente tant bien que mal de se repérer pour aller au musée de la médecine vietnamienne, qui a vraiment l'air super (question de point de vue, après). On a tourné pendant tout l'après-midi, rien, le plan indiquait à peu près une rue sur cinq! On a fini par faire tous les trucs chiants qu'il fallait finir : acheter nos billets de retour, et faire nos visas pour le Cambodge pour ne pas trop se faire arnaquer à la frontière. On a fini la journée en allant manger une "assiette sans faim" dans notre boui boui préféré : la dame est très gentille et nous fait des plats monstrueux, le truc qui doit être pour trois personnes mais non, c'est juste pour une ici! En plus, elle remplit nos assiettes dès qu'on les vide un peu. On a même droit au thé glacé avec, ça on va regretter en partant d'ici!

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Saigon : enfin le palais.

Today, direction le palais de la réunification. Quoi que ça peut être? C'était le QG du fan club d'Ho Chi Minh, le héros national qui a sauvé le Vietnam des très méchants américains et des encore plus vilains français. Faut surtout pas dire de mal de monsieur Ho Chi Minh. Plus sérieusement, il a été habité par le gouverneur d'Indochine, puis le président du Vietnam jusqu'en 1954. Ensuite? Quelques petites bombes bien placées on rendu le palais inutilisable, et après la guerre il a été reconstruit puis est devenu le lieu de réunion de l'administration militaire d'Ho Chi Minh. Heureusement qu'on avait une guide, sinon on n'aurait pas tellement apprécié. Pas vraiment captivant, c'était surtout intéressant pour les anecdotes historiques. Sinon, c'était assez luxueux bien sûr, si vous coulez des idées de déco bourgeoise pour votre future palais, on vous met quelques images... : )


Après avoir échappé aux vendeurs de noix de coco qui nous harcelaient quand on est sortis, direction un autre musée, consacré à la guerre du Vietnam. Cette fois, les grands méchants impardonnables qui ne finiront jamais de payer leur dette au peuple vietnamiens, ce sont les américains. Pas un mot sur les français, c'est déjà ça. Encore une fois, aucune réelle information, juste des images les plus sanglantes possibles montrant des gens mutilés, des types déchiquetés par des grenades et les effets de l'agent orange (une centaine de photos de malformations). Informations? Aucune, on pensait apprendre des choses sur la guerre et on se retrouve dans un musée d'horreur. Je ne dis pas qu'il ne faut pas en parler, mais là quand même, c'est du gore pour du gore. On vous fera grâce des photos.

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Premier "vrai" jour à Saigon!

Mission impossible : trouver un coin où prendre un petit dej. Pas facile, on est encore obligés de se rabattre sur l'éternelle Pho bo, soupe de nouilles de riz avec du boeuf, du soja, du piment, du citron et de la menthe. C'est ce que tout le monde mange le matin, ici. Nous, on adorait mais à force de ne manger QUE des nouilles de riz, ça nous sort un peu par les yeux. Surtout pour un ptit dej.
On rentre à l'hôtel prendre nos affaire pour la journée, et on se fait engueuler par la femme de ménage (à qui, soit dit en passant, on avait dit de ne pas faire le ménage dans notre chambre ce jour-là). Motif : on n'avait pas rangé notre chambre. Et oui, on allait juste casser la dalle, et le placard était rempli du contenu des sacs! On est dans un hôtel ou dans une caserne?
Programme : aller voir un palais, détruit pendant la guerre puis reconstruit. Mais le programme a changé... Sur la route, on a croisé un petit parc(en fait il était plutôt immense) avec des expositions de plein d'animaux et de plantes, et on pensait avoir aussi un spectacle en prime, mais on s'est rendu compte qu'ils démontaient le décor, ils ne l'installaient pas. Notre photographe a passé une demi-heure avec nos amis les papillons (c'est vraiment LA bestiole que je déteste), voici les images :



Ensuite, on s'est trouvé un café de rêve, déco superbe et air conditionné, très important ici, et qui servait, en plus des boissons qu'on commande, du thé vert glacé à volonté. On va se plaire, ici... : )


Quelques photos du parc...

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JEU!!!

En se baladant au marché, on a trouvé ça ...

C'est joli, non? Aucune idée de ce que c'était, forcément, c'était sur un stand où on reconnaissait quelques produits, mais ce truc n'avait pas grand chose à faire là (quoi que...). Le jeu semble un peu plus difficile que les autres fois, nombre de réponses illimité pour chacun! Bon courage : )
Au fait, on attend une réponse pour le truc jaune, pas le rouge!

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jeudi 18 février 2010

Vers Ho Chi Minh Ville (Saigon)

Réveil des plus agréable, on retrouve deux joyeusetés auxquelles nous ne pensions plus depuis l'Inde : les moustiques ont profité de la nuit pour faire un délicieux festin, duquel nous avons été les plats de résistance. Vincent est tout rouge, et je me rends compte que j'ai la peau constellée de petites bulles : des cloques, vive le soleil, bienvenues dans le sud!
Arrivés dans le train, on en pleurerait presque de joie! Pas de télévision, cette fois! On appréhendait un peu, mais au final le trajet s'est super bien passé, tout va mieux sans télé (juste un gamin hystérique qui poussait des cris extrêmement stridents de temps à autre)! Huit heures plus tard (ça fait long quand même) on arrive. On a encore gagné quelques degrés, et il est presque 17 heures, alors on imagine qu'en plein milieu de la journée ça doit être la fournaise! Ici, on dirait que tout marche au ralenti, les trois quarts des magasins sont fermés et les gens ont l'air n'ont vraiment pas l'air stressés! On remarque par contre, point très négatif, qu'on est encore plus le centre de l'attention qu'ailleurs, les regards sont encore plus insistants (oui, c'est possible). Après avoir fait la "tournée des hôtels" habituelle, on se rend compte que les prix sont légèrement plus élevés qu'ailleurs, à part Nha Trang bien sûr. On finit par négocier une chambre de la taille d'un placard pour 200 000 dongs. Et on s'écroule de fatigue, ça fait si longtemps qu'on n'a pas eu une vraie nuit... : )

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Nha Trang, beurk : (

On était censés arriver à 6 heures, et on pensait arriver à 7 vu qu'on a fait une grosse pause "arrêt d'urgence". Devinez un peu à quelle heure on a débarqué? 4 heures! Du matin, bien sûr, ils ont vraiment roulé comme des gros malades. Et qu'est ce que vous voulez faire à cette heure-là dans une ville? D'accord, les vietnamiens sont matinaux, mais les hôtels sont encore fermés... On trouve un hôtel avec wi-fi, on s'installe sur les marches, ça capte plutôt bien, et on regarde un film histoire de rester à peu près éveillés. Une fois que ça ouvre, on demande le prix d'une chambre. 500 000 dongs! Pardon??? Le problème, c'est que tous les hôtels ont l'air de pratiquer les même prix! On tourne pendant près de trois heures, on fait une vingtaine d'hôtels, dont les trois quarts sont complets... La raison de ces prix? Le Têt. Là, on ne comprend pas bien, on est à la fin des trois jours du Têt et à Hoi An les prix ne s'étaient pas envolés! On capitule, on prend une chambre pour une nuit, impossible de réserver pour deux, tout a l'air encore plus archi-complet pour le lendemain. Et je déclare cette chambre la plus chère de tout notre périple! (22 dollars), même si l'employée a fait une erreur de conversion et qu'on a payé 18.
On visite un peu la ville, quoi qu'on a déjà bien tourné pour trouver un hôtel, et notre première impression se confirme : on ne reste pas ici!!!
Rien de bien exceptionnel à visiter, Nha Trang devait surtout servir d'étape pour se reposer, mais vu le prix des chambres on va faire étape ailleurs. Et la ville ressemble à un complexe touristique géant, pas trop notre tasse de thé. On file à la gare réserver un train pour Saigon, et à notre grande surprise ça ne pose aucun problème d'en avoir un pour le lendemain! Pour 8h, c'est encore raté pour la grasse mat'! On finit la journée sur la "plage", ou plutôt la déchèterie où la concentration de touristes écrevisses est maximale, et on profite des dernières animations données pour l'occasion de la nouvelle année : un jeu d'échec humain, ça fait très "échecs sorciers", pour ceux qui connaissent, les pièces se combattent!
Petite anecdote assez drôle : Vincent a testé une bizarrerie culinaire vraiment intéressante! On s'arrête à un stand qui faisait des sandwiches, et il en demande un. On ne sait jamais trop ce qu'on commande, mais là on était vraiment morts de rire en voyant la préparation du machin, disons que c'était vraiment complet et avec des ingrédients qui vont vraiment bien ensemble... Pâté+ Mayo+piment+légumes non identifiés+concombre+herbes bizarres... On a bien cru à un moment qu'elle allait ajouter les deux ingrédients qui lui restaient, vache qui rit et margarine, mais heureusement pour Vincent elle s'est arrêtée là. Bonnap'!

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Départ pour Nha Trang.

On se lève bien tard, en prévision d'une nuit blanche dans le bus! On prend quand même le temps de faire nos adieux à la vieille ville, dont l'entrée n'est toujours pas payante, les employés du guichet doivent être en vacances, enfin pour une fois c'est pas qu'on a grugé!
18h, le bus arrive et les 4 chauffeurs (oui, pour se relayer, enfin au final il n'y en a que deux qui ont conduit : ) ne se sont pas fait que des amis : ils nous parlaient vraiment comme à des chiens, ce qui leur a valu quelques explications houleuses avec certains touristes. Une fois que toutes les couchettes sont prises, ils continuent de remplir le bus! Six personnes dorment par terre, dans les allées...
Tout à coup, une bande de Vietnamiens se mettent à faire des grands signes au chauffeur : problème technique, une heure d'arrêt. Au passage, les types odieux étaient à deux doigts de se faire casser la gueule par une armoire québécoise! Tout le monde n'attendait que ça... 22h, on commençait tous à s'assoupir, et on s'était résignés à ne pas faire de pause repas, quand nos amis les chauffeurs allument toutes les lumières en hurlant qu'on s'arrête une demi-heure. OK, on descend, on commande, on mange et on paie un prix assez énorme, mais on se dit que c'est normal, c'est comme les aires d'autoroute chez nous. Et puis on voit des vietnamiens qui s'installent, avec des plats qui ne sont pas sur la carte. A bien regarder, leur carte est tout de même très différente de la nôtre... Avec des prix très différents, aussi... On demande aux serveurs la raison de cette différence, ils se sont trouvés très idiots et sont partis dans des explications embrouillées et incompréhensibles. On a la preuve qu'on nous prend vraiment pour des c...! On retourne dans le super bus, mais comme le chauffeur conduit davantage avec son klaxon qu'avec le volant, on ne peut pas vraiment dormir...

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14 février, premier jour de l'année : )


Pendant que vous fêtiez la Saint Valentin, on fêtait le premier jour de l'an. Ce jour-là, on a battu le record de boutiques fermées, mais on a tout de même pu louer des vélos pour aller dans notre petite forêt préférée, juste à côté de la plage. Vu la chaleur étouffante, on a été bien inspirés! Rien de bien spécial ce jour-là, on a passé la fin de journée à boire du jus de canne avec une vue sur la scène, et oui, encore un spectacle, du chant et de la danse! Petite question pour nos lecteurs : on fête l'année de quel animal? Faciiiiiile! : )

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La veille du nouvel an!

Mission du jour : réserver un bus pour nous rendre à Nha Trang mais l'hôtel nous annonce un prix exorbitant, et on nous signale qu'il n'y a que des sleeping buses... Le truc dans lequel personne ne veut monter, car il est bien entendu impossible d'y dormir. On passe donc plusieurs heures à faire toutes les agences de réservation de la ville : rien de mieux. On retourne donc à l'hôtel, bien obligés, et on doit attendre le 15 au soir pour partir, à cause du Têt.
On sent bien que c'est la fête ici! Les magasins sont fermés, même les restaurants deviennent difficiles à trouver! Le bon côté, c'est qu'on peu enfin voir à quoi ressemble la ville sans les boutiques de souvenirs qui les envahissent : bien mieux comme ça.
Le mieux, c'était le soir! La petite rivière qui traverse la ville était recouverte de lampions flottants, au milieu des statues d'animaux géants illuminés. On a même eu droit à un feu d'artifice... On était à 2 mètres des explosifs, et on se prenait tous les morceaux qui retombaient. Impossible de reculer : la foule était dense et ne nous laissait pas la liberté de faire le moindre mouvement! Une fois le spectacle terminé, pareil : impossible de ne pas suivre le mouvement de foule, ça faisait un peu comme si on était dans un courant très fort qui nous amenait là où il voulait. Minuit et quart : rues désertes, tout le monde au lit. Sont pas très fêtards quand même... : )

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samedi 13 février 2010

My Son, deuxième édition, on a failli ne pas y aller.

Le bus pour le machin organisé était censé nous prendre à l'hôtel à 8h. 8h15, rien, on demande à la fille de l'accueil qui fait des yeux tout ronds, enfin autant que possible parce qu'ils sont un peu trop bridés pour être ronds, et elle passe plein de coups de fil : elle nous assure que le bus arrive. 9h, toujours rien, on retourne la voir. Un peu embarrassée, elle dit qu'un taxi arrive. Ah? Mais nous on veut y aller en bus. On ne sait pas bien si c'est le bus qui nous a oubliés ou si c'est l'hôtel qui ne l'avait pas prévenu qu'on allait à My Son, mais on a du rejoindre le bus aux trois quarts du chemin en taxi. Début de l'excursion, ou comment se dégoûter des visites organisées à tout jamais. Malheureusement, c'est pas toujours possible de faire autrement ici...
Le guide commence à nous faire un petit speech avec un accent américain bien travaillé, il exagère la prononciation et paraît vraiment ridicule avec son air de faux caïd. Ses phrases sont toutes ponctuées d'un "oh, yeah!" ou d'un "Yeah, sir" final : le bus est mort de rire, le type ne fait même pas exprès, ça rend le discours incompréhensible. Il a pas l'air de bien les aimer pourtant les américains, il nous parle pendant une demi heure de tous les trucs horribles qu'ils ont fait pendant la guerre, par opposition aux "héros communistes qui ont sauvé le pays". Il a bien assimilé les messages de la propagande, lui, il en rajoute même un peu beaucoup, et après vient le temps de l'éloge des français, on en prend vraiment pour notre grade. On nous entasse dans des jeeps pour rejoindre le site, et notre "guide" (oui, je mets des guillemets, c'est pas ce que j'appelle un guide) commence à en remettre une couche, les français sont sa nouvelle cible privilégiée. Du site, on a n'apprendra rien, de toutes façon il nous lâche au bout de dix minutes et va boire un pot avec ses potes, c'est plus drôle que de faire visiter et il est payé tout pareil. On visite au pas de charge, pas le temps de traîner, tout est chronométré. En même temps, on n'a plus aucune explication, alors on s'incruste dans un groupe avec un "vrai" guide.
Honnêtement, c'était quand même pas terrible : à cause des gros vilains américains, dixit môssieur le faux guide, il n'y a plus rien à voir. Trop en ruine pour pouvoir deviner ce que chaque bâtiment était, on repart vraiment déçus : si on avait su, on n'aurait jamais passé une journée là-bas. D'autant plus qu'on se retrouve bloqués à Hoi An, et dire que si on avait pris le bus le matin pour Nha Trang on y serait... Le 13 et le 14, c'est le Têt (nouvel an) et aucun bus ne circule (en tout cas pas pour les touristes). En plus, impossible de trouver un bus à prix normal pour rejoindre Nha Trang, je sens qu'on va s'éclater demain à faire le tour des hôtels et bureaux de réservation en quête d'un bus à moins de 20 dollars...
Je pense quand même qu'on ne va pas s'ennuyer, une estrade a été montée au milieu de la ville, et toute la soirée des spectacles s'enchaînent. C'est un peu gnangnan selon les critères occidentaux, mais les vietnamiens ont l'air de bien aimer.

Voici un petit diapo de cette journée dans les ruines :

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vendredi 12 février 2010

Et la lumière fut!

Petit diapo bonus : fête du Têt oblige, les rues brillent de mille feux à la nuit tombée. Encore une fois, les photos ne rendent rien, il faut venir (mais qu'est-ce que vous attendez pour nous rejoindre?). : )

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Budget 5ème mois! (et oui, déjà, on n'a plus que 4 mois, sniiiiif)

Ah, ce voyage, il passe vite quand même, plus de la moitié de nos vacances (pas si reposantes mine de rien) s'est déjà écoulée. Dans moins de 4 mois, on va débarquer dans la grisaille parisienne pour enchaîner sur tous nos concours début juin. Snif.
Bref, le mois dernier nous avons été "dans les clous", étant donné que nous nous étions fixé autour de 500-600 euros par mois, hors visas et trajets en avion.
Voici le bilan :

Nourriture : 155
Transport : 104
Hôtel : 143
Visites : 35
Divers : 61

Première remarque :tous les guides disent qu'au Vietnam la nourriture est bon marché et les hôtels assez chers. C'est qu'on a eu de la chance sur les hôtels où c'est qu'on est des gros morfales?

Ensuite, les transports : si vous avez de petits trajets à effectuer au Vietnam, le budget ne sera pas le même : ce qui est cher c'est les trains de nuit (enfin, cher... non, disons que c'est ce qui a coûté le plus gros des 104 euros).

Ce qui nous fait un total de 498 euros!
On est plutôt contents, du coup on se fait un méga restau pour fêter ça! Se ruiner un peu pour les prochains comptes...
A cela ajouter les visas + la prolongation, ce qui nous fait 63 euros de plus.

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My Son, les ruines bien cachées.

On aurait bien tenté en vélo l'excursion jusqu'à My Son, les ruines d'un lieu sacré qui sont paraît-il sensationnelles, mais ça fait tout de même 35 kilomètres, et avec notre fâcheuse tendance à se perdre on préfère assurer le coup et louer une vroum vroum. Miracle, l'engin est automatique. Aujourd'hui, j'ai pris la précaution de me tartiner de crème indice bien fort, mais Vincent n'a pas jugé ça utile : maintenant il ne peut même plus porter son appareil photo autour du cou, il n'a plus de peau : )
Le Lonely dit de suivre la route de Danang et qu'après c'est indiqué. Donc on suit la route de Danang, et on se retrouve à ... Danang. Pas de panneaux sur la route, on prend un chemin au hasard qui a l'air de sortir de la ville et on se retrouve en haut d'une montagne. My Son, ça veut dire "jolie montagne", alors on a un peu d'espoir : rien. Si, une jolie vue sur la baie, mais on n'a pas de photo, ça ne rendait rien à cause de la brume. On a tourné dans Danang pendant deux heures à la recherche d'une indication : rien. Au moins, comme ça on aura visité... On rentre bredouilles se manger un gros Cao Lau pour se consoler d'être aussi nuls quand il faut s'orienter. En même temps, yavait pas de panneaux... On regarde quand même, en rentrant, si sur internet quelqu'un explique comment y aller : rien. Résignés, on réserve un truc organisé pour demain (pas de bus publics non plus) malgré notre horreur pour ce type de voyages.
On tente de se faire des provisions au marché pour touristes, c'est le soir et le petit marché, le vrai, est fermé. Les prix annoncés sont au moins doublés par rapport aux "vrais", enfin aux sommes qu'on paie habituellement, après de là à savoir si c'est le prix "vietnamien", ici on ne peut jamais rien affirmer. On est un peu dégoûtés, ils préfèrent ne pas vendre plutôt que de demander un prix raisonnable! On trouve quand même un truc qui nous plaît : ça!!! Au fait, c'est quoi? Un point à celui qui trouve!!!

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Hoi An : le retour en force des cyclistes.

Ah, le vélo!!! ça nous manquait, depuis la Bretagne. On a donc loué deux machins qui roulaient à peu près et on s'est risqués sur la piste d'auto-tamponneuses. Pardon, ce qu'ils appellent ici la "route". Je reconnais que je suis un peu méchante, si on compare à l'Inde ici c'est tout gentil, mais les règles de priorité sont un peu différentes : c'est au plus dingue de passer, ou alors à celui qui conduit le plus gros engin, mais dans les deux cas on n'est pas très bien classés pour avoir le privilège de passer.
On trouve un petit plan de la ville et des environs, on pense donc visiter tous les sites indiqués. Sauf les monuments aux morts, pas trop notre truc. On commence par ce qui est censé être un "village artisanal de potiers". On arrive dans un cul de sac, et là toute une famille, avachie devant la télé dans son salon, nous hurle de venir pour acheter quelque chose. En effet, des tonnes de pots sont entassés devant la maison, ça doit être ça qu'ils veulent nous refiler. Comme on ne se décide pas à entrer, ils envoient les gamins nous coller aux basques et accessoirement essayer de nous délester de quelques dongs : on reprend bien vite les vélos, ce n'est pas vraiment à cela qu'on s'attendait.
Direction le "village de légumes", à l'opposé. Cette fois c'est drôlement meugnon, on arrive dans un coin adorable, ça fait un peu île de Ré mais en plus Vietnamien (quoique) avec des petites ruelles adorables et des rizières tout autour, ça fait comme les marais salants, des petits carrés inondés. Village aux légumes, le nom n'est pas tellement justifié, enfin on voit pas mal de cultures tout le long de la route, des petites parcelles très bien entretenues, je dirais même trop pour que le but ne soit pas uniquement décoratif. Bref, on aime bien quand même. Une gamine nous fait un sourire trop extraordinaire pour être sincère et désintéressé, elle veut 1 dollar. Au moins, c'est précis. En Inde, 10 roupies qu'ils demandaient les gosses, au Népal 20 (c'est que le cours de la roupie népalaise est différent), mais là carrément 1 dollar. Sont ambitieux, les ptits viets.
Ensuite, on part vers une plage, histoire de voir un peu à quoi ça ressemble même si on n'a pas l'intention d'aller se faire rôtir au soleil en compagnie d'une horde d'écrevisses anglophones. Un gamin nous fait croire qu'on est obligés de payer un "parking vélo" (et puis quoi encore), et les proprios des restos entament un adorable chant en canon, intitulé : "please coming, good food". Après cet intermède musical, on passe deux minutes chrono sur la plage et on se réfugie à l'ombre et bien tranquilles au fond d'un petit bois qui est juste à côté : c'est la bonne planque, on a l'ombre et le vent. Même ici, certains irréductibles vendeurs de cacahuètes parviennent à nous trouver, attirés par l'odeur alléchée du touriste plein de dongs, mais on reste quand même là plusieurs heures, en attendant que la fournaise redevienne à peu près supportable.

Vous connaissez les touricambas, ces petits personnages qu'on trouvait dans les kinders surprises et qui devenaient rouges quand on les mettait au soleil? Et bien on ressemble un peu à ça. Et oui, on vient du froid et on ne pense plus à la crème... Aïe.

Le diapo du jour! :

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mardi 9 février 2010

Veux plus écrire, c'est à vous de jouer pour une fois!!!

Bonsoir tout le monde! Suite à une discussion avec l'un de nos lecteurs les plus assidus, je me suis rendue compte qu'il y avait encore un petit décalage entre notre voyage et ce que notre blog transmet. Peut-être mon côté un peu ironique et piquant, contre lequel je ne peux plus rien je pense (qui plaira a certain et en exaspérera d'autres, mais on ne peut pas plaire à tout le monde, n'est-ce pas?), toujours est-il que notre aventure se passe bien et qu'on ne veut dégoûter personne des voyages! Seulement, parfois, c'est vrai qu'on est un peu poussés à bout ici, et ce qui est supportable quand on part en vacances 15 jours devient vite agaçant si le voyage se prolonge (arnaques, moqueries, insultes, le fait qu'on nous saute dessus pour acheter un truc toutes les 2 minutes, regards insistants et qui deviennent rapidement gênants...).
Et vous, vous en pensez quoi? On aimerait bien votre avis global sur le blog, et si vous avez des suggestions, une idées de nouvelle rubrique, des commentaires généraux... Dites nous tout!

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Petit jeu avant les comptes...

Demain, ou plus tard parce que faut quand même se farcir des pages de chiffres, nous allons publier nos comptes du mois au Vietnam! Alors, qui pourra nous dire, en dongs (c'est plus drôle) combien nous avons dépensé à deux en nourriture uniquement? Un point au plus proche, Bri va-t-elle continuer sa remontée fulgurante??? Suspens! : ) Bonne chance à vous tous!

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Hoi An : ça aura pas été facile, mais on y eeeeest!

Alors, pour vous rendre de Hué à Hoi An, les guides vous annoncent que ce ne sera pas une partie de plaisir : au moins on est prévenus! Pas le pire des voyages, loin de là, mais il nous aura fallu 7 heures pour faire 100 km : qui dit mieux???
Déjà, l'opération "traverser la ville sous une chaleur de plomb même s'il est encore très tôt, avec 15 kilos dans le dos" nous a mis dans le bain. En prime : regards moqueurs et réflexions des vietnamiens hilares qui nous montrent du doigt en se bidonnant. Pas s'énerver, nonnonnon, caaaaalme...
Etape 2 : faire marcher la concurrence entre les bus pour Danang, pour ne pas se faire trop arnaquer. Ca, on maîtrise. On a même un semblant de clim dans le bus. Par contre, ça doit être la chaleur, mais on retrouve un type de conduite "à l'indienne" : le chauffeur se fait arrêter par les flics et on fait une bonne partie du trajet à 20 km/h, il doit craindre la prune de Damoclès qui menace de tomber.
3 : Si vous survivez au trajet, ce n'est pas fini. Comme le trajet en bus a mis trois heures, il est maintenant l'heure de manger! Le but : avaler le truc non identifié qui flotte dans la soupe : on prend les paris, Vincent dit que c'est un légume farci, moi je vote pour un os à moelle décomposé. On n'a pas su qui avait gagné. Si avec ça on n'est pas malades dans le prochain bus... trop forts! Enfin, on se marre bien au moins, d'habitude un trajet en bus c'est si monotone : )
4 : second bus : arnaque énorme; on fait baisser le prix annoncé au départ de moitié après une discussion prolongée avec le chauffeur, mais on paie encore deux fois plus que les locaux, qui eux prennent bien soin de ne pas montrer ce qu'ils donnent, mais on voit quand même. Pas grave, le trajet était l'un de plus atypiques et ça valait bien ça... Les passagers chargent toujours plein de truc bizarres dans le bus, mais là on avait quand même un mélange inédit : des poules naines (vivantes, c'est plus drôle), des vélos (oui, ça prend beaucoup de place), des sacs de riz (bof, classique). Et en prime une mamie qui s'est assise sur mes genoux (vraiment!), ben oui pourquoi se gêner, je suis certainement bien plus moelleuse qu'un siège!
5 : pas de panique. Le bus s'arrête sur un parking plus paumé que paumé, et le chauffeur nous dit qu'on est arrivés. Euh... Ah non, c'est ici... Les conducteurs de motos nous sautent dessus et nous disent que la ville est à 6 kilomètres. On ne les croit pas, mais on se pose des questions. On va marcher un peu, on verra bien. Et là, on voit une borne : Hoi An, 1km. OUF!
Effectivement, en avançant on se rend compte que la zone devient touristique. Un peu trop, en fait. On s'attendait à une petite ville tranquille, et on est un peu déçus au départ. Jamais contents, au départ on croit que c'est trop petit, ensuite trop grand... : )
Tout le centre ville, préservé et magnifique, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, attention! est un énorme repère à touristes. A certains endroits, il y a tellement de boutiques qu'on ne voit même plus la rue. Et tous les deux mètres, on nous saute dessus pour qu'on achète quelque chose... Grrrr...
Premières choses à faire, comme chaque fois qu'on débarque dans une ville:
1) Acheter du pain (et oui, français dans l'âme)
2)Trouver un quartier non touristique (difficile, on a du beaucoup marché, mais on a trouvé!!!)
3)Trouver un bouiboui qui fait des soupes de nouilles bonnes et pas chères : raté, elle était minuscule et hors de prix, game over and try again.
Sinon, la ville est superbe, et il y a un marché assez sympa (une partie touristique avec babioles et une "vraie" partie, dans laquelle on évite quand même le coin "boucherie en plein air et exposition de tripes", avec la chaleur je vous raconte pas l'odeur.
Le top? La nuit! Les petites lumières dans toutes les rues, c'est adorable, et on a fini la soirée en buvant du jus de canne au bord de l'eau, dans un vrai bouiboui, c'est quand même bien les vacances!

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Hué : cette fois, on visite!

On pars cette fois avec la ferme intention de ne pas passer le journée à boire du thé dans un bouiboui vietnamien, assis sur un salon de jardin pour nains. Pas tous les jours, quand même, on a un blog à écrire, nous, alors si on met rien dedans nos lecteurs vont nous gronder, snif.

Direction le centre historique, et la cité impériale, encore habitée il n'y a pas si longtemps que ça, à l'échelle de l'histoire de l'humanité évidemment, parce qu'ils ont quand même déménagé le plancher il y a une soixantaine d'années. L'état de conservation est plutôt mauvais, étant donné que le tout a été bombardé, mais ça sera bientôt comme neuf vu l'ardeur des équipes de rénovation : ça peint, ça construit de tous les côtés, on revient dans cinq ans c'est comme neuf! Tout ce qu'on peut visité a été restauré, et on a quand même un bel aperçu de la beauté du lieu (faut bien ça pour la famille de l'empereur, tout de même). Jardins, bâtiments somptueux et lieux de culte se succèdent dans un labyrinthe-fournaise : on s'était habitués au froid, et le changement de climat nous rend tous ramollis. Il y a des allées de tous les côtés et les jardins sont immenses! On s'est perdus de vue et on s'est retrouvés à la sortie : )
Ca fait bien passer le temps, on a mis quatre heures à faire le tour, et vraiment ça valait le coup. On aurait certainement mieux apprécié si on avait été des spécialistes de la dynastie Nguyen, mais en glanant quelques informations dans chaque groupe qui a embauché un guide ça va aussi : ) Quelques photos :



L'après-midi, on se demandait si on allait visiter les tombeaux impériaux, c'est vraiment LE truc à voir il paraît, mais on n'est pas très calés en histoire et là je pense que c'est vraiment nécessaire, et puis des tombes... Pas tellement notre tasse de thé. Donc juste ballade dans la ville, et mise au point d'un plan pour demain. La réceptionniste de notre hôtel nous assure qu'il n'y a que les bus qu'ELLE réserve qui se rendent à Hoi An, prochaine étape. Ah oui, vraiment? Si ça ça sent pas encore une fois le gros mensonge bien énorme...

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lundi 8 février 2010

Petit jeu, depuis le temps que vous le réclamez! Zavez qu'à pas trouver les réponses, aussi...

Encore, une fois, dites nous ce que c'est! On varie un peu : non, ce n'est pas un fruit, et à la question “ça se mange”, on vous répondra “les vietnamiens mangent bien des pattes de poulet”. On en est venu à croire que oui, effectivement, tout se mangeait ici! : ) Bonne chance!

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Petite vidéo de Tam Coc

Petite vidéo de Tam Coc, prise du bateau... La Doudou Compagnie agrandit sa banque de films, maintenant disponibles également sur Youtube! : )

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dimanche 7 février 2010

Hué

On avait bien vu hier soir, et on confirme ce matin : nous avons atterri dans une ville archi-touristique. Argh... On quitte rapidement le quartier où on croise plus d'américains que de vietnamiens pour aller faire un peu de shopping : après 5 mois de lavage quotidien ou presque à la main, beaucoup de tee-shirts ont rendu l'âme, et les boutiques sont plutôt bien fournies. On explore le premier supermarché asiatique que nous croisons (il y a avait eu un genre de supermarché en Inde, quand même) pour refaire nos stocks. Vous savez quoi??? ça ne nous avait pas manqué du tout du tout, on se rend bien compte de la chance qu'on a de ne pas avoir à faire de “vraies” courses. Mais pour ici, c'est vraiment bien parce que pour une fois on paie des VRAIS prix : et oui, tout est affiché, pas d'arnaques!
On se dirige vers “la citadelle”, partie historique de la ville. On se fait un tour des fortifications pour trouver l'une des deux entrées, et une fois devant le mec du guichet nous dit d'aller acheter nos billets à l'autre bout des remparts(assez loin). Les vietnamiens, eux, passent sans problème de ce côté, si ça c'est pas encore du foutage de gueule... Quel intérêt, me direz-vous? Demandez à l'armée de cyclopousses qui nous ont sauté dessus quand on a fait demi-tour... Oui, on pense vraiment que c'est juste pour que les touristes dépensent encore un peu plus, ça colle plutôt bien avec la mentalité générale d'ici. Du coup on va se trouver un restau avant de repartir vers la “vraie” entrée. Difficile, on a fait pas mal d'essais, mais entre ceux qui se foutent de nous dès qu'on entre, ceux qui refusent de nous servir sans trop qu'on sache pourquoi, et ceux qui se contentent de nous fixer sans jamais prendre notre commande, on peut dire qu'Hué détient haut la main le trophée du plus mauvais accueil. On finit par trouver un boui boui génial à prix imbattable, ça existe quand même... Du coup, on n'a pas vu le temps passer devant un jus de canne et un thé vert, et quand on est fin prêts pour la visite, on se rend compte que ça va bientôt fermer... Oups. On se disait aussi qu'il faisait carrément moins chaud!

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Journée dans le train

Plus de place en hard seat, et de toute façon notre photographe n'aurait pas supporté! On nous laisse le choix entre soft seat et hard sleeper (bien plus cher, et passer la journée allongé avec 10 cm d'espace au-dessus de la tête, non merci). Allons-y pour le soft, équivalent de la première classe chez nous (il paraît). Ah, oui, les sièges sont confortables... Mais on a bien failli devenir sourds. Vous vous immaginez, pendant 12 heures, avec une télé qui braille avec le volume à fond? (encore un peu plus fort que dans une salle de ciné). C'était vraiment insupportable, surtout que tout le monde y allait de son petit commentaire sur le film (pour se faire entendre, il faut donc hurler encore un peu plus fort que la télé), et il est impossible de faire autre chose (lire, écrire, dormir...). On se demande si ce n'est pas une stratégie de l'état pour empêcher encore un peu plus le peuple de penser : l'occuper avec une activité débile sans lui laisser la possibilité de faire autrement. Le must, c'est que tous les films sont censurés : pas de dialogues, mais une voix off qui récite une histoire édulcorée. Vive la liberté...
C'est un vrai soulagement d'arriver à Hué, mais on dégouline en moins de deux minutes : il fait encore plus chaud, plus humide... On fonce vers le quartier des hôtels, et on se trouve LE palace de rêve avec les plus belles chambres qu'on ait jamais eu. Wahou! : )

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Tam coc

A ceux qui pensent que la baie d'Ha Long est le plus beau paysage du Vietnam : attendez de voir ce petit diapo! Après, chacun ses goûts, mais nous on a été bluffés par Tam Coc. A vrai dire, avec ce qu'on a vu hier on était déjà très contents, mais là...



De nouveau, on prend un scoot (ça revient toujours moins cher que le bus, et on est tellement plus libres) et on se rend )à l'embarcadère de Tam Coc pour monter sur de tout petits bateaux. Bien sûr, c'est très joli, donc très touristique, et on laisse passer tous les gros groupes avant de se lancer. Heureusement! Le calme ajoute encore un peu de magie au paysage. Comme tout endroit touristiques, on a droit au florilège d'arnaques qui vont avec, par exemple on nous interdit de monter à plus de deux par bateau en plus du rameur, tandis que les vietnamiens s'entassent à six (et ne paient qu'un bateau), la rameuse a essayé de nous refiler des souvenirs pendant la moitié du trajet, et les vendeuses des “épiceries flottantes” ont été plus que tenaces. Mais quand même, si c'était à refaire un irait plutôt deux fois qu'une! (vous vous rendez compte, pour que NOUS on dise ça... : )
La ballade en bateau durait deux heures, et la rameuse a pris en cours de route une passagère : sa mère, qu'elle avait embarquée pour qu'elle l'aide à ramer mais qui jouait aussi un peu le rôle de guide (gros coup de chance, on commençait à essayer de lui parler en anglais elle ne comprenait pas du tout, et puis elle nous a dit qu'elle parlait français). Moins cool, a la fin elles se sont mises à exiger un pourboire, c'est vraiment considéré comme un dû on dirait. On a fini par en laisser un mais on a été un peu refroidis, d'autant plus qu'on en aurait volontiers donné si elles ne l'avaient pas réclamé!
On vous laisse regarder le petit diapo de la traversée, d'après nous l'un des plus beaux endroits qu'on ait vu depuis notre départ, mais on aimerait bien avoir votre avis... (le problème, c'est qu'en photo ça perd vraiment beaucoup de sa magie).
Après ça, direction miam miam parce que le bateau ça creuse, et là on a testé une bizarrerie culinaire (enfin on savait pas tellement ce qu'on commandait) : soupe d'ananas, tomates, piment et sauce soja! Original, et contre toute attente, délicieux!

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Hoa Lu

On se loue un petit scoot, encore à vitesse, décidément ils n'ont que ça ici! Et hop, direction Hoa Lu, qui a été la capitale du Vietnam. Sur la route, on trouve une petite pagode qu'on visite très rapidement, pas terrible mais au moins on est en hauteur, alors on a une vue encore plus belle que d'en bas! Il faut dire que les paysages sont vraiment exceptionnels : les gros morceaux de montagnes (un peu comme dans la baie d'Ha Long), plantés au milieu des champs de riz plus verts que verts... Sublime! Bon, on arrête de vous en parler et on vous mets les photos...



La chaleur est surprenante, ça fait très bizarre ce changement de climat radical seulement 100 km plus au sud! On visite ce qui reste de l'encienne capitale, et on reste un bon moment au milieu des bassins à nénuphars à admirer le paysage.
Re-scooter (ouaiiiis! De l'air frais) et on traverse les rizières (enfin on coupe pas à travers, vous avez compris). C'est vraiment génial d'être indépendant, parce qu'en bus on n'aurait jamais fait une ballade comme ça! A la fin de la journée, on en a vraiment eu plein la vue.
Petit tour rapide dans Ninh Binh, ou on fait une provision de fruits du dragon au marché : la ville n'est pas très animée, c'est juste rigolo de se promener le soir : ça doit être pour le fête du Têt, il y a un gros lustre rouge en papier devant chaque maison et des arbres tout bizarres décorés un peu comme nos sapins.

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jeudi 4 février 2010

Arrivée à Ninh Binh : changement de climat non prévu!

Le trajet pour arriver à Ninh Binh se passe plutôt bien, à part le fait qu'on est toujours un peu malades mais bon... La fête du Têt approche, tout le monde transporte un tas de marchandises, le plus drôle c'est les arbres à l'arrière des scooters (ça fait 5 fois la taille de l'engin et ça dépasse de partout). L"ambiance est à la fête donc, et les bus débordent de bidons d'alcool de riz. Yen a qui vont s'endormir facilement ce soir...
En sortant du bus, on étouffe! Il fait assez chaud, mais surtout très humide. On se trouve un petit hôtel au proprio assez excentrique mais assez sympa, et on récupère de notre nuit presque blanche dans le train. Première impression sur la ville : plutôt agréable, les gens paraissent majoritairement plus détendus, mais c'est peut-être l'effet des fêtes qui approchent, dispersant une vague d'optimisme... Côté arnaque pas de changement, on a même eu confirmation d'un doute! On a toujours pensé payer le bon prix pour le pain (2000), et bien non! Les vietnamiens paient 1000, ils se cachent pour payer (tout le pays est de mèche) mais on les a grillés. Ce qui est dingue, c'est qu'ils préfèrent refuser de nous vendre quelque chose plutôt que de le vendre au "vrai" prix. Incroyable! Même en Inde on n'a pas vu ça, et pourtant on pensait que c'était la référence en terme d'arnaque! Même chose constatée sur plusieurs marchandises, le prix qu'on nous annonce d'office est au moins le double du "vrai" prix, avec exception sur les fruits, tout de même, qu'on paie parfois à un prix presque normal. C'est fatigant de négocier même sur la nourriture...

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Bac Ha, le marché aux touristes

On passe quand même le week end à Bac Ha, parce que le dimanche matin il y a un très grand marché. Facile à deviner, dès le samedi soir on constate une arrivée massive de bus pour touristes, de préférences français, qui hurlent que c'est vraiment a-do-raaaable ces petits villages typiques, quand même, c'est si pittoreeeeeesque! (On comprend pourquoi les français sont considérés comme les pires touristes au monde, classement confirmé par de nombreuses nationnalités). Nous on est là depuis deux jours, et on voit bien que tout le cinéma "typique" du dimanche matin c'est de la reconstitution, et que les hmong ne vivent pas dans le village tout joli qui fait très pauvre mais dans le bled juste à côté avec télé câblée et internet, mais si ça peut les faire rêver... Ils sont là pour une demi journée et on leur montre ce qu'ils ont envie de voir, pourquoi pas?
Un peu déçus du marché, la seule différence avec celui des autres jours c'est qu'on y a ajouté une cinquantaine de stands qui vendent des babioles pour touristes. C'est sympa quand même, il y a de l'ambiance, et puis nous on nous laisse tranquille, les gros groupes sont des proies tellement plus faciles! Il commence à faire très très chaud, et on ressent les effets du truc pas frais qu'on a mangé le midi : le trajet en train du lendemain s'annonce très mal...
Maintenant, petit diapo de nos quelques jours au vert...

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Bac Ha, premier jour où l'on reste éveillés suffisamment longtemps pour visiter

Opération changement d'hôtel, on en trouve un bien moins cher mais toujours pas internet, pas grave ça permettra à notre photographe de faire une cure de désintoxication de quelques jours. Rien à faire, il tente de se connecter dès qu'on passe à côté d'une source de wi-fi, et reste planté au milieu de la rue à pianoter désespérément sur son portable sous l'oeil surpris des passants. (pourvu qu'il ne lise jamais cet article). : )
Bref, c'est une petite mamie toute rigolote qui tient l'hôtel, elle a au moins 80 balais mais elle pète la forme. On tente de louer un scooter pour visiter les alentours, mais les prix sont vraiment trop élevés (c'est pas qu'on peut pas, c'est juste qu'on en a tellement marre de se faire arnaquer qu'on préfère marcher). On se fait une petite rando et on retrouve les joies des montées et descentes. On traverse quelques petits villages et beaucoup de champs avant de rentrer à la maison, chez mamie qui nous déballe tout un speech en vietnamien : nous pas compris!
De retour dans la chambre, on se fait une petite lessive même si c'est bien écrit dans le règlement de l'hôtel qu'on n'a pas le droit, parce que les laundry service sont souvent hors de prix, et on retrouve parfois les vêtements dans un sale état. On étend tout ça dans la chambre, mais vers 22 heures mamie vient frapper à la porte. Brans le bas de combat, il faut faire disparaître les preuves (il aurait fallu ouvrir dans la seconde, on aurait été en train de dormir c'était pareil)! Après 30 secondes de tambourinage intensif pendant lesquelles on a bien cru que les gonds allaient lâcher, il faut bien ouvrir même si tous les vêtements en train de sécher ne sont pas rangés. Vincent a eu la riche idée de tout balancer sur le balcon, mais manque de pot mamie file droit dessus. Elle n'a pas l'air super contente quand elle tombe inévitablement sur la pile de sous-vêtements trempés entassés, et elle râle en vietnamien. Au final, elle était juste venue nous dire de fermer la fenêtre. Euh... Ben... on a payé pour la chambre on fait encore ce qu'on veut! On finit par fermer pour lui faire plaisir, et elle nous dit d'aller dormir. Chef, oui chef!

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Bac Ha : enfin on y est!

Inutile de le dire, quand le train est arrivé à Lao Cai (5h50) on était complètement décalqués par cette nuit blanche. Évidemment, à peine sortis du train, vingt personnes nous sautent dessus : vous voulez un bus pour Sapa? Pas cher le bus pour Sapa! Sapa, sapa, sapa!!! Mais, euh, puisqu'on vous dit qu'on n'y va pas! Ils nous suivent quand même, dans l'espoir de nous faire changer d'avis, et on va tenter de se réveiller en prenant une petite pho bo dans la rue. On a un peu repris nos esprits, direction le guichet de la gare pour prendre les billets de retour. Impossible de réserver un train pour Ninh Binh, mais on ne sait pas pourquoi étant donné que personne ne parle un mot d'anglais (c'est très pratique dans une gare), on va donc retourner à Hanoi. On monte ensuite dans un bus (le pire qu'on ait jamais vu) pour Bac Ha, notre destination finale. Le trajet est très mouvementé, c'est pas de la jolie route cette fois! Mais les trois vietnamiens qui travaillent dans le bus (un chauffeur, et les deux autres chargent le bus avec un tas de trucs que les gens leurs donnent à livrer) étaient vraiment très sympa. Par contre, ne jamais confier un paquet à livrer : après avoir chargé un gros sac de fruits, ils ont fait une distribution gratuite dans le bus : miam miam; mais pas sûr que les vendeurs apprécient! : )
On s'est arrêtés dans le premier hôtel qu'on a vu, trop fatigués! On a un peu failli s'étrangler quand la femme nous a annoncé le prix : 500 000! Plus du double de ce qu'on a payé jusque là! On fait baisser à 230 000 mais on ne prend qu'une nuit, demain matin on déménage, enfin espérons que ce ne soient pas les même prix partout...
Après s'être un peu reposés, on se tente un petit bouiboui en commandant un plat au hasard. OK, c'est ma faute et j'assume même pas c'est Vincent qui a tout mangé … Du riz, ça d'accord, avec des machins non identifiés et très gras, ça aussi ça va, mais en prime... Un énorme bol de soupe avec des gros morceaux de foie qui baignaient dedans. Burp... Le patron est tout rigolo, et s'installe à notre table un moment : il nous sert un alcool de riz surpuissant, plusieurs fois, et hop! Cul sec! Ce truc est vraiment traître : Vincent tient le coup, mais déjà que je ne tiens pas du tout l'alcool... Le retour à l 'hôtel est difficile, et fatigue+saké =gros dodo jusqu'à 17 heures : )

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Les trains au Vietnam : une grande première!

On allait partir de l'hôtel, quand la réceptionniste qui a été assez odieuse avec nous depuis notre arrivée, il faut dire, nous hurle de ne pas partir : il faut « vérifier la chambre ». On sait jamais on aurait pu cacher le lit dans nos sacs... Verdict : nous avons volé une serviette. Ah, bon... On lui dit que non, et que la personne qui a vérifié la chambre a certainement mal regardé, on propose donc de monter pour jeter un coup d'oeil aussi. Panique à bord, tous les employés se regardent avec un drôle d'air : ils ne veulent pas qu'on monte. Tiens donc... Peut-être parce que ladite serviette était à sa place depuis le départ? Des coups foireux comme ça, on ne nous l'a jamais fait encore!
On va s'asseoir dans le parc géant de la ville, et on sert d'attraction vivante, tout le monde nous regarde, les gamins tournent autour de nous, c'est super on ne se sent pas du tout mal à l'aise! On finit par déménager dans la gare, où le même phénomène curieux se reproduit : tous les sièges sont libres, mais les nouveaux arrivants se mettent systématiquement à côté de nous (quand je dis à côté, c'est limite s'ils ne s'assoient pas sur nos genoux). Une vietnamienne vient nous parler : elle a appris le français au lycée et elle parle plutôt bien. Sa « prise de contact » était plutôt particulière : elle s'est plantée devant nous avec un grand sourire, et a déclaré qu'on avait des nez très spéciaux. Cool.
Une copine la rejoint et on en profite pour leur poser plein de questions (genre pourquoi tout le monde nous regarde, et pourquoi les trois quarts des gens se foutent de nous quand on passe...). Selon elles, si les gens nous regardent c'est parce qu'on est vraiment très différents physiquement (difficile à croire, des touristes ils en voient des tas!), et que les rires n'ont rien de moqueur : apparemment les vietnamiens rigolent pour tout, par exemple quand ils ne comprennent pas quelque chose, au lieu de le dire ils éclatent de rire. Déstabilisant au possible, mais on reste persuadés que certains se foutent vraiment de nous. Les fille nous offrent aussi une opportunité de jeu en nous faisant goûter un fruit bizarre mais très bon, voyez l'article précédent!

Une anecdote assez marrante : on aurait dit que les filles avaient 16 ou 17 ans, 20 grand maximum étant donné que les vietnamiens font très jeunes. Et puis on s'est mis à parler de ce qu'on faisait dans la vie... Elles sont médecins! Incroyable, elles font vraiment dix ans de moins. Ça doit surprendre quand on va chez le médecin de tomber sur des filles qui paraissent aussi jeune : tu vas chercher ta maman qu'elle me soigne : )

On change de train à Hanoi : le fameux hard sleeper. Pas si hard, et oreillers et couvertures (propres, en plus) sont fournis. Bon, c'est pas le grand luxe mais à ce prix là c'est déjà mieux que ce qu'on espérait. On est six par cabine, nous dans les couchettes du haut. Nos « voisins? » : deux couples, avec deux gamins en bas âge... Je vous raconte pas la nuit. Les gamins pleuraient, les parents parlaient à voix (très) haute sans se soucier du fait qu'on aurait peut-être aimé dormir, et la seule fois où je me suis risquée à éteindre la lumière (deux heures du matin, une heure raisonnable il me semble », elle a été rallumée dans la seconde. Le pire? Honnêtement, je crois qu'ils n'avaient même pas l'impression de déranger.

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Haiphong, premières impressions

A peine réveillés, on voit une femme de ménage qui débarque dans la chambre : décidément c'est une habitude de rentrer sans frapper! On adore : )
On part pour une petite visite d'Haiphong : pas grand chose à voir ni à faire mais la ville est agréable. On va réserver les billets de trains, les employées sont en train de jouer sur l'ordinateur, on dérange un peu. Pas facile de se faire comprendre : on arrive quand même à expliquer qu'on veut aller à Lao Cai : plus de 400 000 dongs par personne... C'est parce que d'office, elles nous ont donné le prix de la classe la plus chère! On fait descendre les prix de moitié en prenant un « hard sleeper » (c'est quoi ce truc?), soit disant moins confortable, mais il faut bien essayer! On vous met un petit diapo, on ne voit rien d'Haiphong, notre photographe s'est lâché sur les décos mais rien du tout sur la ville : ) Si ça continue, et ben c'est moi qui prend l'appareil! (euh, non, après plus personne ne va venir voir le blog...)





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Enfin, des nouvelles!

On est vraiment désolés de vous avoir laissés sans nouvelles pendant si longtemps, mais entre les hôtels où il n'y avait pas internet et quelques petits incidents de parcours (burp), on n'a pas tellement eu l'occasion de mettre tout ça à jour. Mauvaise nouvelle également : nous avons quelques vidéos en stock, mais impossible de les mettre sur le blog, vous devrez encore attendre 4 mois pour les voir (et oui, c'est long). Pour se faire pardonner, on vous met un petit jeu pas trop dur : c'est quoiiiiiii?

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