lundi 26 avril 2010

Bus magique et hôtel de passes, vive la Thaïlande!






Elle est pas mignone??? Oui, elle est bleue, et alors? Zavez jamais vu une araignée bleue?

Grave erreur, nous n'avons pas mis de réveil ce matin! Pas de fenêtre dans la chambre, donc la lumière du soleil ne nous a pas réveillés. J'étais encore bien endormie quand les gens de la chambre du dessus ont commencé à déménager les meubles, je me suis dit que, tout de même, à cette heure-ci ils ne manquaient pas de culot! Je regarde le réveil : 11h! Ah, on avait vraiment du sommeil en retard. Je réveille notre photographe, parce qu'on est tout de même censés libérer la chambre à midi...
On se précipite à la gare routière, il y avait un bus à 11h 30 manqué de justesse, on tente de réserver pour celui de 13h30, mais il est complet, ainsi que le suivant! Ça fait longtemps qu'on n'avait pas vraiment eu besoin de réserver. On ne sait pas trop si on s'est faits arnaquer, on nous a dit qu'il n'y avait pas de bus privés pour Chang Mai, on a fait toute la station de bus pour vérifier, effectivement on n'a pas trouvé mais c'est bizarre quand même... Enfin le prix était très raisonnable? On a attendu jusqu'à 15h15, et on s'est occupés en testant des snacks thaïlandais. On trouve beaucoup plus de nourriture bizarre que dans les autres pays, ici. On a pris des chips aux algues (pas mauvais) et plusieurs « parfums » de bâtonnets de poisson desséchés. Verdict : ça se mange, ça cale bien, mais c'est assez... inhabituel, pour nous en tout cas. Une dernière curiosité : un sac de quelque chose qui ressemble à des galets, qui est à peu près aussi dur et qui a un goût assez approchant. Voici une image de ces bonbons mystère :



On a eu un choc en voyant le bus arriver : les sièges faisaient une taille normal, il était en bon état, enfin c'était parfaitement l'opposé de ce qu'on avait au Laos! En plus pas trop cher.
Arrivés à Chang Mai, c'est le choc! Chang Rai nous paraissait déjà très occidentalisée, mais ici c'est de la folie, le bus nous laissés entre un Mac Donald et un Starbucks! Pour le dépaysement on repassera. Un travesti insiste pour nous montrer sa guest house, on finit par aller jeter un coup d'œil. Il a commencé par nous amener dans la partie « hôtel de passes », quand le réceptionniste lui a signalé que je n'étais peut-être pas une prostituée. Le fille ou la monsieur, comme vous voulez, a rit et nous a amené dans l'autre partie, plus normale, en disant à Vincent : « Ah, c'est que vous voulez une chambre pour vous et ... » regard qui me dévisage de haut en bas, j'ai cru qu'il ou elle allait finir la phrase par « ça », mais la monsieur a eu la décence de dire « elle ». Ensuite, le fille s'est empressé(e) de lui proposer un massage, proposition qu'il s'est empressé de décliner, avec un petit air paniqué (sans jeu de mot).
On a passé la soirée au marché de nuit, ça fait du bien l'animation le soir, depuis le Vietnam les villes sont mortes dès 19 heures! Il y a plein de souvenirs rigolos, au moins ici tous les stands ne proposent pas la même chose comme dans les autres pays. On a encore testé des boissons bizarres, j'ai pris la verte (qui s'est avérée être délicieuse mais indéfinie) et Vincent a eu un semblant de jus d'orange, mais à la composition également spéciale. En guise d'entrée, on a testé des raviolis verts fluo et plein de bouchées vapeur, puis on a pris ce qu'on pensait être une sorte de chips à la crème et qui étaient en fait très proche de tuiles à la meringue... Au moins on en découvre tous les jours! On aurait du compter combien de fois on a eu des propositions pour des massages ce soir, mais je pense qu'on frise la cinquantaine. De retour à l'hôtel, notre ami(e) a fait un énooorme sourire à Vincent en lui souhaitant une bonne nuit... Grrrrrr!
Minuscule diapo avec les quelques photos de la ville qui restent :

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Chang Rai : Choux et Capotes : un restaurant au poil!





ça peut paraître dingue, mais oui, le truc vert se boit. Ce que c'est? Apparemment du lait de soja parfumé... Bonnap'!



Attention, cet article est formellement interdit aux moins de 18 ans!!! Contient quelques passages à caractère pornographique, je ne plaisante pas!

On a fait tamponner nos petits visas laotiens aux aurores en ne manquant pas de payer les « overtime fees » parce qu'on était samedi. Notez bien qu'on en a aussi pendant la pause repas (qui dure toute la journée) ainsi qu'après 16h et le dimanche, bien sûr. Le bureau de change est fermé, on se dit qu'on changera nos kips de l'autre côté (grossière erreur, tous les bureaux de change nous les refusent), et on monte dans une petite pirogue à la stabilité bien douteuse. Trois minutes plus tard, nous débarquons sur le sol thaïlandais.
Tout semble déjà très différents. Nos pronostiques du jour précédent : Vincent s'attendait à un changement radical, tandis que je ne croyais pas beaucoup à un brusque dépaysement une fois la frontière passée. Qui était dans le vrai, selon vous?
Vincent! Et oui, la différence est frappante, on a atterri dans un autre monde. Pas d'arnaque au poste frontière, ce qui est exceptionnel, pas d'arnaque sur le prix du tuktuk, pas non plus sur le prix du bus (non, mais ils sont malades? Même pas une toute petite arnaque?). Par contre, petit imprévu, le changement est très récent et personne n'était au courant : les visas gratuits délivrés à l'entrée dans le pays ne sont plus que de 15 jours lorsque l'on entre par voie terrestre... Aïe aïe aïe... Va falloir trouver un moyen de prolonger, ou alors se dêpécher de descendre vers la malaisie pour ensuite avoir un nouveau tampon pour 15 jours... On réfléchit, on réfléchit,...
Gros changement au niveau des gens également, la plupart ont l'air de parler anglais, et même les rares fois où ce n'est pas le cas on arrive à se comprendre (alors qu'au Laos, même quand on montrait un nom de plat en laotien sur une carte, ils ne comprenaient pas que c'est ce qu'on voulait manger). Par contre ils continuent de nous dévisager et de se foutre de nous, ce qui est toujours aussi agréable. On a rapidement trouvé une guest house sympa et après avoir posé les sacs, les deux voyageurs affamés sont partis en quête de leur premier repas thaïlandais. On n'a pas eu à marcher beaucoup avant de trouver un petit truc sympa qui faisait du riz et des noodles. Changement radical, encore une fois! On a à peine commandé qu'on est déjà servis, et on ne se retrouve pas avec tous les pires morceaux de viande parce qu'on est touristes comme c'était souvent le cas dans les pays précédents. Cerise sur le gâteau, les prix étaient affichés! Par contre on a fait une mauvaise pioche : on a commandé des thés glacés et on s'est retrouvés avec des boissons orange infâmes...
Très étrange, le niveau de vie est plus élevé en Thaïlande qu'au Laos ou au Cambodge, mais on paie bien moins cher pour tout... On devait vraiment se faire arnaquer beaucoup plus que ce que l'on pensait! Ensuite, on fait un tour dans la ville, c'est encore très différent ; en fait on pourrait se croire dans n'importe quelle ville en France. Au lieu des trois épiceries habituelles, on trouve une variété énorme de magasins qui vendent à peu près tout. Et les prix sont affichés! Bon, ce côté moderne n'est pas vraiment ce qu'on aime mais un peu de confort et de facilité, c'est très reposant, même si ce n'est pas typique! Vincent a fait l'acquisition de ceci :

On reprend un peu le jeu en offrant un point à qui trouvera ce que c'est...

A vous de deviner ce que c'est! Et aussi d'une bouteille d'huile de coco pour ses cheveux qui sont en pleine croissance (il les a à l'épaule quand ils ne frisent pas, c'est à dire jamais). On a trouvé ça dans une sorte de « sephora » local, qui vend un assortiment impressionnant de produits de beauté. Mais pas seulement! Les rayons sont composés de la manière suivante : crème pour le corps-chips-kit de manucure-piles-crèmes qui blanchissent la peau-huiles de massage-gâteaux-gel douche-pilules amaigrissantes-préservatifs-shampoing-multiprises. C'est un peu spécial, mais la proportion de produits de beauté reste la plus forte, même si on peut trouver un paquet de biscuits au milieu des gels douche.
On refait nos stocks de livres, ce qui est enfin possible car il y a PLUSIEURS librairies en ville (non, mais vous vous rendez compte???).
A la guest house, on croise un autre français qui est sur internet à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit et qui cherche désespérément une nouvelle prostituée pour remplacer l'ancienne qui commence à se prendre pour sa copine, genre elle squatte son appart et elle est jalouse, oh lala! Il est vraiment spécial, si on est au courant de tous ces détails c'est parce qu'il n'a pas compris qu'on était français (ou alors qu'il s'en fout), et il a parlé de ses aventures sexuelles avec un ami au téléphone pendant une bonne partie de l'après-midi. On en sait bien plus que ce qu'on aurait voulu...
Le soir, on cherche un coin où manger, et c'est là qu'on tombe sur un restaurant au nom hautement original « cabbages and condoms ». Ya pas à dire, ça donne vraiment envie d'y aller manger! On arrive sur une sorte de marché qui prend plusieurs rues, où on trouve une foule de gadgets inutiles mais aussi plein de trucs rigolos à manger! Petit aperçu du marché :




Encore une fois, ça nous change, on se retrouve avec du CHOIX dans la nourriture! On teste les brochettes de chips épicées, le poulet à l'huile (ou plutôt l'huile au poulet),



et une boisson étrange qui cette fois est buvable. On aurait bien testé les larves, chenilles et criquets, mais...
Une grande scène a été dressée et il y a un spectacle de chant et de danse un peu bizarre, c'est très animé, ça aussi ça nous fait tout drôle!

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Itinéraire Thaïlande ; un vrai casse-tête!

Je me suis penchée attentivement sur la carte de la Thaïlande, car pour une fois on n'a aucune marge, il faut être à Bangkok le 25 mai au plus tard! Problème : trop de villes sont tentantes, du coup on n'aura pas le temps de visiter tout ce qui est sur notre petit itinéraire provisionnel. Alors si vous connaissez, ou que vous avez entendu parler de la Thaïlande, sivoupléééé! Aidez nous à choisir! Le problème majeur, c'est que le sud a l'air sympa mais si on pouvait éviter les endroits trop touristiques ce serait super. Le hic, c'est que le Lonely ne nous dit pas à l'avance si l'endroit est une colonie américaine ou une ville thaïlandaise...

Chang Rai
Chang Mai
Lampang
Loei pour le parc de Phu Kradung
Nong Khai
Parc de Phanom Rung
Parc de KhaoYai
Bangkok
Prachuap Khirikhan
Ko Pha Ngan
Ranong
Parc de Kao Sok
Iles Surin
Iles Similan
Krabi
Ko Phi Phi
Ko Lanta

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Un petit pas de plus vers la frontière... : )

L'horaire du bus pour Houay Xai (il y a des tas d'orthographes différentes pour cette ville, ça ne facilite pas la compréhension!) est assez incertain, pour info si vous voulez faire le trajet, un minibus (pas de gros bus!) part de la « nouvelle » gare routière de Luang Nam Tha à neuf heures. Le trajet ne s'est pas très bien passé : un laotien endormi a passé le trajet à dormir sur les genoux de Vincent (non, vraiment, sans exagérer, il se servait de lui comme coussin!), et même quand le bus était plein à craquer de nouvelles personnes montaient, on a rarement été aussi compressés! Du coup le moteur avait vraiment du mal en montée. Comme d'habitudes, routes de montagnes qui retournent l'estomac, on a fait cinq heurs de centrifugeuse sans pause. On n'était pas très bien en arrivent à Houay Xai, donc on repousse le passage de la frontière au lendemain.
La ville (pardon, la rue) n'est pas très palpitante, on cherche désespérément une librairie pour échanger des livres mais il n'y en a pas. C'est une constante dans tous les pays d'Asie qu'on a traversés : ce ne sont pas de grands lecteurs, c'est le moins qu'on puisse dire! On prend ensuite les renseignements nécessaires pour demain : passage de la frontière prévu à huit heures. On termine la soirée dans un restau assez infecte, et on squatte NOTRE terrasse (oui oui!) d'où on aurait une superbe vue sur la ville si une trentaine de câbles électriques ne la traversaient pas. Comme tous les soirs depuis mi-avril, on a le droit à une belle averse, la mousson est décidément commencée. Tant qu'il pleut la nuit, nous, ça nous va...
Re-invasion de nos amies les blattes qui s'étaient réfugiées dans les draps, de quoi passer une bonne nuit très sereine à se demander combien de leurs congénères restent à venir.

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Molets en compote : on perd la main (ou plutôt les jambes).




Pauvres fous que nous sommes! Nous décidons de louer des vélos pour visiter les environs de Luang Nam Tha. Lecteurs qui allez partir, ne faites pas cette erreur! Ou alors prenez les super VTTs, pas les petits vélos de ville sans vitesses... On s'est dit que de toute façon on n'allait pas loin, il devait y avoir des chutes d'eau à six kilomètres. On en a fait une quinzaine (ça nous a pris deux bonnes heures, quand même, vive les côtes!), avec quelques détours pour voir les petits villages, avant de décider de rebrousser chemin : on suivait toujours le cours d'eau mais aucune chute en vue! Bon, la ballade était sympa, mais c'est vrai que si on avait eu la bonne idées de louer un scooter ça aurait pu être mieux. Pas de photos, on n'avait pas trop envie de débarquer dans les villages genre « les touristes qui se baladent dans un zoo », désolés... Par contre on peut vous dire une chose : encore une fois les agences de trek proposent « d'aller voir les pauvres minorités dans les petits villages perdus dans les montagnes », n'en croyez pas un mot... Enfin peut-être que ça existe encore, mais ce n'est pas ce que l'on vous montrera. Les pauvres petites minorités en questions ont des gamins qui jonglent entre l'écran plat où ils ont les chaînes du câble et leur portable dernier cri, avant de monter dans le pick-up de papa pour aller à la boom que le copain fait dans le village d'à côté, musique très occidentale hurlant à travers la chaîne hi-fi. Il y a encore de petites cabanes typiques, mais c'est la plupart du temps pour stocker des choses et non pour y vivre. Attention, on ne dit pas qu'ils n'ont pas le droit d'évoluer, mais qu'on arrête de faire croire aux touristes que le Laos ne se développe pas et garde son authenticité : les endroit vraiment authentiques, vous ne les verrez pas avec un tour organisé!
Petite surprise (enfin pas si petite) de retour à la chambre : une famille d'énormes blattes squatte tranquillement. Ça faisait longtemps, tiens... Et il commence à pleuvoir sérieusement dans la salle de bain, enfin vu l'odeur qui envahit la pièce on en vient presque à se demander si c'est vraiment de l'eau... Pas plus mal que ce soit la dernière nuit ici!

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mercredi 21 avril 2010

Sur la route... Mais pas pour la Thaïlande!


Fait exprès, le seul matin où il faut se lever vraiment tôt, on se retrouve dans un sale état. La nuit dernière a été la plus animée de notre séjour à Luang Prabang! Tout d'abord, une récidive des chutes d'eau dans la chambre, puis un laotien qui s'entraînait dans le couloir pour devenir chanteur d'opéra, ensuite des touristes américains complètement bourrés qui rentraient et, comble de malchance, étaient dans la chambre juste à côté de nous. On commençait presque à s'endormir quand le coq (à trois heures du mat, non mais il est malade ce coq) s'est mis à faire des vocalises, et pour terminer le tout un orage assez violent a fini de nous pourrir la nuit. On n'était pas très frais, on n'a presque pas discuté le prix avec le chauffeur de tuktuk, c'est dire!

Arrivés à la gare routière, surprise! Les horaires indiqués en ville sont archi faux, il n'y a pas de bus à 8 heures pour Houai Xai, mais à 5 heures ou 17 heures... On pourrait prendre le bus de nuit, mais ça veut dire encore une nuit blanche, et on n'a pas envie d'attendre toute la journée! Après étude des autres destinations, on prend un bus pour Luang Nam Tha, très au nord, la ville a l'air calme et il y a apparemment de jolies balades à faire autour. Le trajet s'est plutôt mal passé, les virages de montagne nous ont achevés, et le chauffeur était tellement imprudent (il pilait toutes les cinq minutes pour éviter un véhicule) que même les laotiens qui d'ordinaires ne disent pas grand chose ont commencé à râler! eek
Cerise sur le gâteau : panne de bus! Notre chauffeur, s'il a certainement eu son permis dans une pochette surprise, avait tout de même, il faut le reconnaître, certaines aptitudes en mécanique! Il nous a remis l'engin en état de marche en une bonne heure, et on est arrivés sains et sauf. On s'arrête dans la première guest house qu'on trouve, et je dois dire qu'on a fait une affaire. Bon, il pleut dans la salle de bain, mais c'est pas très grave, la chambre est sèche (on a considérablement revu nos exigences en matière de chambres, depuis l'Inde). Au moins c'est propres, tenu par une famille de chinois très sympas et qui cuisinent exceptionnellement bien. Et pourtant on est difficiles!mrgreen Et, vous savez quoi? ici les coqs ne chantent pas avant huit heures et la nuit on peu dormir!!!razz
Du coup, on va rester au Laos jusqu'à expiration du visa, on devrait passer le frontière dans deux ou trois jours, on vous tient au courant.

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lundi 19 avril 2010

Excursion à Pak Ou, en passant par un faux village traditionnel.



Diapo des grottes, plus quelques photos prise lors de notre arrêt dans un petit village où on fabrique du lao lao. On va faire quelques recherches sur la recette, si on trouve on vous dira! Ce sont certainement les dernières photos de Luang Prabang, que je déclare ville la plus photographiée depuis le début de notre voyagebiggrin. Nous allons maintenant passer une journée atroce (12 à 15 heures de bus) pour rejoindre la frontière avec la Thaïlande, puis nous allons nous perdre de nouveau dans les montagnes avant de redescendre sur les plages du sud. En espérant ne pas trop croiser de chemises rouges, et que les avions vers la France reprennent leur service d'ici un mois : ) Prochaines nouvelles, certainement de l'autre côté de la frontière, ou bien avant si nous croisons quelque chose d'intéressant durant notre trajet. On vous dit à très bientôt!

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Les voyageurs au fil de l'eau.

Gros trajet sur le Mékong, l'occasion pour nous de prendre quelques photos sur les rives et sur l'eau, dont quelques curiosités comme les stations essence flottantes ou les bateaux pourris avec parabole, s'il vous plaît!


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Ascencion de la colline et photos volées dans les rues de Luang Prabang...

Ce diaporama pourrait être considéré comme une suite de notre série "anti blasage". Un petit grain de folie semble envahir tout le monde ici à l'approche du nouvel an, sélection des photos jolies ou déjantéescool

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Introspection des voyageurs : on devient un peu asiatiques dans l'âme, parfois...


Ce diaporama a été réalisé après une discussion à l'issue de laquelle nous avons conclu que "trop de voyage tue le voyage". On finit par penser que deux ou trois mois de voyages à suivre, c'est le maximum, sinon on attrape le "syndrome du routard blasé", c'est ce que tous les voyageurs longue durée constatent! On s'en est aperçu en entendant des touristes s'extasier sur des petits détails qui maintenant nous paraissent normaux, mais qui au départ nous interpellaient également. Le problème, c'est que nous avons finit par nous habituer au "paysage asiatique", tout nous semble normal! 5 personnes sur un scooter? Mais où est le problème? Des moines, on en voit tous les jours. Une petite pirogue de pêcheurs sur le Mékong? Ben oui ... On a l'impression de ne plus découvrir, c'est assez embêtant on se dit qu'on pourrait passer à côté de plein de choses! On a donc décidé de faire un petit diapo avec des scènes drôles ou insolites, qui nous auraient certainement interpellées au départ, pour que vous voyiez un peu plus comment c'est ici. Rien à voir avec chez nous, mais maintenant c'est la France qui nous paraîtrait exotique! En arrivant à Paris on va chercher où sont les tuktuks.



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Best of des temples de Luang Prabang...


Les temples sont ici relativement bien conservés, on vous a donc fait une sélection de quelques photos, prises dans les monastères. Détails des fresques, bâtiments et moines mrgreen, voici ce que vous trouverez dans ce diaporama!

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ça faisait longtemps... : (


Nous sommes momentanément hors service, merci de bien vouloir nous en excuser! Enfin on n'y peut rieneek. On va "profiter" de nos deux derniers jours ici pour rattraper le retard qu'on a sur le blog, et puis on va peut-être faire une cure de smecta ou autre...

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dimanche 18 avril 2010

Les grottes, enfin!

Ce matin, c'est décidé, on va aux grottes de Pak Ou, paraît-il les plus belles des alentours. On en reparlera, et le Lonely et le Routard recevront une petite lettre gratinée chacun pour avoir écrit que c'est merveilleux, magnifique, incontournable!

On est tout le temps en train de râler, non? Typiquement français, d'après ce qu'on a pu constater, les autres étrangers ne gueulent JAMAIS, ils ruminent seulement, tandis que les français sont bien plus expressifs. Au final, je ne sais pas ce qui est pire. Je dirais qu'il vaut mieux râler,mais le choix n'est pas impartial : )

Bref, on se lève à 6 heures (après une nuit blanche, la pluie tombait tellement fort sur la tôle qu'on n'a pas vraiment pu s'endormir). On attend les retardataires pour le bateau pendant une petite heure, et on monte sur le machin en bois pourri qui est censé nous amener aux grottes. On est trempés au bout d'une demi heure, on est au ras de l'eau et ça éclabousse, comme quoi quand on échappe aux pistolets à eau il y a toujours quelque chose pour nous mouiller.
On s'arrête à un petit village qui est censé fabriquer de lao-lao, alcool local. Je dis censé parce que les femmes revendiquent aussi le fait qu'elles fabriquent les écharpes en vente dans le village, mais il y en a tellement, et c'est les mêmes que celles qu'on trouve à Luang Prabang... En plus on a bien remarqué qu'elles ne s'installent à leurs métiers à tisser faussement rustiques que lorsque les touristes arrivent... On pense que c'est pareil pour l'alcool de riz, présenté avec de gros scorpions ou serpents dans les bouteilles, histoire de vous mettre en appétit... J'ai bien hésité à en ramener une bouteille au poug masqué mais je suis sûre qu'il ne la boirait pas : ) On doute un peu sur la provenance. Tout comme celle des fausses antiquités chinoises.
Bref, on prend des photos et des croquis pour tenter une distillation du lao-lao maison (qui voudra venir goûter à notre retour???) et Vincent s'est pris de passion pour les métiers à tisser, enfin vu la taille de l'engin on attendra d'avoir un jardin. Quand on sera riches, c'est à dire bientôt. (Ben quoi? On peut pas rêver?).
On repart après avoir traversé une nouvelle fois le "pont de la mort" en bambou moisi pour reprendre le "bateau".
Et puis on arrive aux grottes... Je ne m'attarderai pas dessus, on va dire que je râle : ) Enfin, tout ce qui coupe le souffle c'est l'escalier pour monter à la "upper cave". Pas les grottes. Vous imaginez un petit trou dans la roche avec plein de bouddhas en plastique dedans? Et bien voilà, c'est ce qu'on a vu. Une des statue avait encore son emballage autour! Si vous allez au Laos, ne visitez les grottes de Pak Ou que si vous avez une journée et 10 euros à perdre (oui, en plus c'est pas donné, enfin pour le pays).
On est rentrés, on a tenté de rattraper le sommeil en retard (il faudrait dormir une semaine complète, je pense) avant de se réveiller affamés à 19h. Oups. On est allés manger de la gastro liquide et des sandwich à la gastro, avant de retourner vomir le tout. On a quand même eu le temps d'apercevoir une cérémonie pour la nouvelle année : les laotiens versent de l'eau colorée dans une gouttière, du coup la statue de bouddha prend sa douche. ça évite de faire le ménage, pas bêtes les moines! Non, sérieusement les laotiens font ça avec beaucoup de sérieux, ils mettent leurs plus beaux vêtements et amènent des offrandes aux pieds des statues. Le but de la manœuvre nous échappe un peu, c'est qu'on est désespérément occidentaux.

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16 avril : notre troisième nouvel an de l'année! (ça commence bien...)





Est-ce qu'à fêter plein de fois la nouvelle année on vieillit plus vite? (Faut que j'arrête la LAO BEER en écrivant les articles, moi).
On commence bien la nouvelle année avec un temps assez affreux. Pas très grave, ça fait un peu de fraîcheur, on ne va peut-être pas en avoir de sitôt! Beaucoup de magasins sont fermés, et on ne peur pas visiter les grottes aujourd'hui (enfin, si, mais pour 350 000 kips au lieu de 80 000...). On remet donc les visites à demain et on se tente un petit dej français avec des croissants... En fait c'est de gros étouffe-chrétiens, ça a la forme d'un croissant mais la ressemblance s'arrête là! La pâte feuilletée ressemble davantage à une pâte brisée, on aurait mangé un bloc de pierre ça aurait fait à peu près le même effet.



Bien lestés, on se place sur notre point de vue préféré, légèrement en hauteur, pour observer les festivités et prendre pas mal de photos, tout en limitant les risques d'inondation. Le plus drôle, c'est l'autorité dont font preuve les flics ici. Ils essayaient d'arrêter un scooter toutes les 10 minutes, toujours en infraction (tout le monde prenait la rue à contresens), mais les conducteurs accéléraient un peu et passaient sans problème, et les flics se rasseyaient comme si de rien n'était. Les arroseurs commencent quand même à taper sur le système de beaucoup de gens, impossible de visiter tranquillement!

Ce matin, il y a eu une procession sur la colline, on avait dans un moment d'extrême courage pensé à y aller, mais l'appel du lit douillet était le plus fort (la cérémonie était à 5 heures). On est montés au sommet bien plus tard : les statues et les rampes d'escaliers sont recouvertes de riz gluant, que les moines récupèrent (pour faire du lao lao? Ah ben c'est sérieux dans les monastères). C'est vrai que du sommet la vue sur Luang Prabang est imprenable!
On est sur le chemin du retour quand les premiers coups de tonnerre éclatent, heureusement qu'on n'est pas allés à la grotte! Des trombes d'eau ne tardent pas à inonder les rues et... Notre hôtel! Il pleut dans le couloir et dans la chambre, le compteur électrique a pris une petite douche donc on reste dans le noir. Super! Ce qui est assez énervant, c'est qu'on aura beau leur expliquer qu'on a payé pour un hôtel étanche et avec lumière, on n'aura jamais la moindre compensation! Au Népal on avait quand même le droit à des bougies en cas de coupures, ici, même pas!

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Journée pas terrible, on devient blasés???


Ce matin, le réveil a été des plus agréables! Une colonie de fourmis avait élu domicile dans notre chambre, et quand je dis colonie c'est au moins 500 bestioles qui transportent des grains de riz du plafond (le mec du dessus doit lui aussi avoir été envahi), les bêbêtes traversent ensuite la chambre avant de disparaître dans la salle de bain. On est allé voir à la réception (le type était avachi devant la télé, il a mis un bon quart d'heure avant de daigner s'occuper de nous),enfin au moins il est venu voir je pensais qu'il n'allait même pas se déplacer. Il nous a jeté une bombe d'insecticide dans la chambre, genre « démerdez-vous ». Charmant, enfin ici on ne pourrait pas espérer qu'on nous propose de changer de chambre, ou alors une réduction, le client est à leur service et non l'inverse.
Dehors, toute la familia avait envahi les tables et hurlaient, on a quand même essayé de prendre un petit dej mais disons que ça ne met pas d'excellente humeur dès le matin, tout ce raffut. En fait, on a l'inconvénient principal de l'hôtel (le prix), sans les avantages, et tous les inconvénients de la guest house, sans les avantages (dans une guest house, souvent, les gens sont sympas).
On s'est fait violence pour ne pas sortir trop tard, mieux vaut ne pas aller dans la rue avec un appareil photo dans les mains à partir de midi. On a enfin visité le fameux palais royal, qui, sans surprise, était plutôt décevant (les salles étaient jolies, mais le côté « musée » ne permet pas d'apprendre quoi que ce soit). Ensuite, direction un temple qu'on avait repéré : bof, bof... Le dernier qu'on a vu était grandiose, on doit devenir difficiles!
Retour difficile : nos boyaux dansent la java, on est de nouveau malades...

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jeudi 15 avril 2010

Problèmes techniques...

Bonjour à tous, on a quelques mauvaises nouvelles pour vous (rien de grave...). Déjà, plus de vidéos, la caméra a elle aussi rendu l'âme (snif), et vous avez certainement remarqué que beaucoup d'articles paraissent sans photos : ça va venir, mais étant donné que la connexion est désespérément lente, on n'aura pas rattrapé le retard avant une petite semaine. Donc n'hésitez pas à regarder les anciens articles de temps en temps, les diapos y apparaîtront dès que possible!

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Comment nous sommes redevenus des gosses de huit ans... : )

Aujourd'hui on avait pensé aller voir les fameuses grottes qui sont à une trentaine de kilomètres, mais on est arrivés après le départ du matin : 8h! On a donc pensé aller visiter le palais : fermé! Aïe, le sort s'acharne sur nous! On s'est donc rabattus sur le marché, bien plus étendu que d'habitude ce matin-là!
On s'attendait à quelque chose d'un peu original pour la nouvelle année, en fait c'était une prolongation du marché habituel avec fruits, légumes, viande aux mouches (ou bien mouches à la viande?) … Seules nouveautés : des cages minuscules avec des petits oiseaux dedans qu'on doit libérer pour la nouvelle année, ça porte chance paraît-il. On trouve aussi des sortes de drapeaux coloriés par des gamins (on le voit au choix de couleurs très harmonieux, et aux couleurs qui dépassent largement des traits). Pas terrible, le marché, enfin on fait quand même le tour en quête de nouveauté! Un peu avant midi, les « brigades mobiles » commencent à tourner dans notre quartier : des pick-up remplis de gamins mais aussi d'adultes, tous armés non pas de pistolets à eau mais de seaux d'eau ou de colorant, et ils les jettent sur tout ce qui bouge.
Impossible de faire deux pas sans se faire tremper, on décide donc de contre-attaquer, l'après-midi Luang Prabang se transforme en immense terrain de jeu où ceux qui ne veulent pas jouer sont quand même pris au piège! On s'équipe donc de deux petits pistolets à eau. Deux minutes plus tard, on est déjà dégoulinants, et après l'eau vient la farine, une pâte noire indéfinie et qui tâche beaucoup, du colorant plus ou m
oins tenace selon la concentration, et Vincent s'est pris un seau de bière... Même les flics ne sont pas épargnés, bien au contraire! Et un camion de vrais militaires avec des vrais fusils a tout de même failli se faire éclabousser : au milieu des véhicules bizarres que les laotiens sortent pour l'occasion, leur jeep passe inaperçue, et beaucoup sont en « tenue de combat » qui ressemblent à leurs uniformes!
Le plus drôle? Les chauffeurs de tuktuk, qui sont de vrais traîtres, nous font signe d'arroser les passagers. On a fini par craquer sur un autre pistolet à eau, bien plus puissant, et la vendeuse voyant qu'on hésitait, a essayé tous les modèles... Sur les passants qui avaient le malheur d'approcher son magasin. C'est pas en France qu'on verra ça! On est rentrés après trois heures de bataille acharnée, trempés bien sûr, mais aussi gelés : et oui, ici il fait chaud la journée, mais quand on est couvert d'eau glacé le soir quand un petit vent se lève... GLAGLAGLA!eek

Diapo qui vous donnera un petit aperçu de l'ampleur du phénomène "on arrose pour le nouvel an". Les rues sont trempées, mais non, il n'a pas plu... biggrin

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Ya des journées, comme ça...


Deux zombies (nous) ont émergé de leur torpeur un peu tard. Le coupable? Un coq débile qui n'est pas tout à fait réglé comme la moyenne de ses congénères, il a chanté toute la nuit avant de s'endormir au petit matin. Du coup, on a du se calquer sur le rythme de sommeil farfelu du volatile. On a aussi découvert l'une des merveilles cachées de la chambre : la douche sur les lits! On était en train de se préparer pour partir, quand une chute d'eau est sortie du plafond pour arroser notre chambre. On ne va même pas en informer le personnel, ils s'en fichent royalement. Après avoir épongé tout ça et mis nos affaires qui craignent le plus à l'abri au cas où une nouvelle douche magique se déclare, on sort enfin.
Comme depuis quelques jours, mais en plus intensif, des bandes de serial arroseurs envahissent les rues. Ça pourrait être rigolo, si au moins ils évitaient de nous arroser quand on a tout le matos photo. Rien à faire : on leur explique mais ils nous font des gros sourires débiles et nous balancent des seaux remplis d'eau, à nous de les éviter... En fait, ça fait un peu comme des gosses : ils jouent mais ne voient pas les limites. On n'est d'ailleurs pas les seuls à trouver que certains exagèrent, une bande armée de tuyaux d'arrosage ont arrêté une voiture qui n'a pas eu le temps de fermer sa fenêtre et ils ont rempli l'intérieur, le mec n'a pas eu l'air d'apprécier énormément. C'est dommage, ça pourrait être une fête agréable pour tout le monde, mais les débordements au sens propre comme au sens figuré gâchent tout. Le problème, c'est qu'on sait qu'entre 11h et 17h, il ne faut pas sortir avec un appareil photo ou un ordi portable, et qu'il sera impossible de visiter un monument car on ne peut pas y arriver sans être trempé!
De retour à l'hôtel, nouvelle surprise! L'atmosphère était déjà irrespirable dans la rue, ça sentait le shit 100 mètres avant l'hôtel déjà. L'odeur était encore plus vive dans le hall, et on ne parle pas de notre chambre!!! Les voisins devaient se faire une petite soirée ...

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On déménage!

On plie bagage, direction le nouvel hôtel... On va payer, la réceptionniste a l'air surprise, elle nous demande si « on part déjà »? Ben... Oui étant donné que c'est elle qui nous a demandé de partir, elle n'avait plus de chambres! En fait il restait des places, mais nous on a déjà réservé, alors on déménage. Le nouvel hôtel a l'air un peu plus classe, disons que ça fait plus authentique : une vraie maison coloniale avec tout l'intérieur en bois. Dans les rues, tout le monde arrose les passants, nouvel an oblige, mais ceux qui comme nous ont du matériel photo n'ont pas l'air d'apprécier... Les serial arroseurs ne prêtent pas attention à ça, enfin on a vu un touriste un peu énervé remettre les points sur les I.
On cherche le marché pendant trois heures, enfin le VRAI marché, pas celui pour les touristes. Impossible à trouver, on a fini par capituler après avoir ratissé la ville. Le plus agaçant? Devant l'hôtel, il y avait plusieurs personnes en scooter qui semblaient justement revenir de ce fameux marché, avec toutes leurs courses. Grrrrr...
Aujourd'hui, pas de grosse visite. On longe les deux fleuves, le paysage est très joli, et on visite un temple bizarre (les peintures sur les murs sont vraiment spéciales, on a dû tomber sur une représentation de l'enfer ou quelque chose comme ça! On voyait des gens cuire dans des chaudrons, d'autres de faire pendre par la langue (aïe)... On n'est pas très motivés pour participer à l'attraction de la soirée : élection d'une « miss » pour le nouvel an. Ça promet d'être gnangnan à souhait!

Diapo de quelques victimes des arroseurs compulsifs, ils visent avant tout les scooters et les voitures ouvertes ou tuktuks.

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Luang Prabang : fêtes du nouvel an jusqu'au 19

Découverte de Luang Prabang de jour : magnifique! Des maisons coloniales partout , des rues adorables, et en plus on arrive dans une ambiance très « nouvelle année » : les gamins sont armés de pistolets à eau et arrosent tout ce qui bouge, surtout si c'est un touriste (c'est pour le nouvel an). Problème : on ne peut rester que deux nuits dans notre guest house, on en cherche donc une autre. Pas facile, tout est complet, et quand une place est libre le prix est délirant. On finit par trouver un petit hôtel un peu à l'écart, on réserve la dernière chambre (ouf!). Ensuite, petit tour de découverte dans la ville, et on va voir une expo photo : notre photographe cherche de l'inspiration pour sa future exposition! On s'arrête voir des temples, on boit des jus de fruits glacés en longeant le Mékong, bref, repos.

Diapo "découverte de Luang Prabang" : quelques images en avant première!


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dimanche 11 avril 2010

La doudou compagnie, momentanément hors service!

Bonjour à tous! Nous sommes désolés pour les fans de vidéos, mais nous avons un problème technique de taille : le matériel vidéo s'est envolé... mystérieusementquestion. Nous continuerons donc à prendre des films, mais avec la caméra, ce qui veut dire qu'ils ne seront disponibles sur le blog qu'à notre retour en France (nous n'avons pas le programme qui permet de transférer les films pris avec la caméra). Donc ne vous inquiétez pas, vous allez rester un mois et demi sans vidéo, mais on publiera les images de nos aventures dès notre retour! (enfin, dès qu'on ne sera plus SDF, le plus tôt sera donc le mieux).mrgreen

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Burp... Le voyage de la mort, les laotiens semblent avoir l'estomac bien plus résistant que nous!

On attendait tranquillement le bus pour Van Vieng, une dame nous avait indiqué les horaires et a fait signe au bus de s'arrêter pour nous (c'était écrit en laotien sur le bus). Mais le chauffeur a filé : complet! Nous voilà partis pour la gare routière, où on a eu le même problème, le seul bus où il restait des places était un minibus bien cher. Tant pis, on réserve.
Six heures de route, quand même, pour arriver à Luang Prabang. Les paysages devaient être très jolis, pendant le trajet, mais je ne sais pas si vous imaginez six heures d'affilée sur des petites routes de montagne, virages plutôt serrés et conducteur plutôt brusque. On a tant bien que mal résisté pour ne pas vomir, mais on est ressortis dans un sale état. Forcément, on était peu sensibles à la beauté des montagnes! Les laotiens qui étaient avec nous n'avaient pas l'air d'avoir ce problème, on doit pas être faits pareil c'est pas possible!eek
On est arrivés dans le centre ville, génial! Tout le monde nous avait vanté la beauté de Luang Prabang, et ce n'est pas exagéré! Par contre, on a eu du mal à trouver une chambre à prix correct (d'ailleurs on a payé bien trop cher). En plus, on n'a réussi à avoir que deux nuits, toutes les guest houses affichent complet du 12 au 16, pour les fêtes du nouvel an! Tant pis, on cherchera autre chose demain. En même temps, on comprend pourquoi il y a autant de monde : énormément de manifestations sont prévues pour cette semaine de fête, il paraît que c'est LA ville où il faut être à ce moment-là de l'année! J'imagine qu'on a eu de la chance d'y arriver par hasard au bon moment. Arrivée à l'hôtel, panique à bord : Vincent a "perdu" son portable, et le mien a rendu l'âme il y a peu, nous sommes donc temporairement injoignables par téléphone.
On est sortis pour se remettre l'estomac en place, et à notre grand surprise, si les chambres sont hors de prix, la nourriture est plutôt bon marché (enfin, ça dépend où on va bien sûr). On a passé la soirée dans les ruelles plus éclairées qu'en plein jour, ya pas à dire, c'est trop beau!cool

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Van Vieng : décidémment, c'est une ville qu'on ne conseille pas!

L'avantage ici, c'est que tout le monde est complètement bourré le soir, donc le matin la population des rues redevient à peu près normale, ils sont tous en train de dé-saoulersad. On est partis avec en tête l'idée de faire une petite rando, les paysages sont tout de même assez jolis, mais on a vite déchanté... Très peu de vrais sentiers de randonnée, et la plupart restent dans et autour des champs, pas très passionnant! On a donc changé nos plans, en voyant un panneau indiquant une grotte (il y en a des tas ici). Difficile à trouver, le chemin était coupé, on a dû traverser une route en construction (très agréable) et un nouveau village en train de se faire bétonner (en terme de jolis paysages, je crois qu'on peut faire mieux). On est finalement arrivés à la grotte, entrée 10 000 kips par personne. On a cru à une blague : non seulement la grotte était minuscule et pas spécialement jolie, mais en plus les murs étaient couverts de graffitis, on se demande pourquoi on paie. Tant qu'à faire, on essaie de monter sur la colline, "l'ascension" était incluse dans le prix. Impossible : des échelles branlantes en bambou et bois pourris étaient censées nous amener au sommet, on a préféré capituler vu l'état de délabrement, c'était prêt à lâcher à tout moment. Déçus, une fois de plus.
Retour en ville, où les ivrognes sont réveillés, et des convois de tuktuks remplis de touristes à poil traversent la ville, de grosses bouées chargées sur le toit. C'est l'attraction phare paraît-il, se poser sur une grosse bouée et descendre la rivière en se laissant porter par le courant. Quand on a plus d'alcool que de sang dans l'organisme, ça ne me semble pas être la chose la plus intelligente à faire, mais bon, chacun voit midi à sa porte! Pour couronner le tout, on a constaté la disparition de notre baladeur : personne n'est venu faire la chambre, mais ils ont au moins dû passer pour se servir. Mais comme c'est bien précisé dans le règlement, l'"hôtel n'est pas responsable des biens laissés dans les chambres". Un peu facile, quand même...
eek

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vendredi 9 avril 2010

Arrivée à Van Vieng : là, on compatit avec les laotiens!!!

On décide de prendre un bus pour Van Vieng, plus histoire de nous couper un peu le voyage jusqu'à Luang Prabang que parce qu'on a envie de s'y arrêter... On a entendu des commentaires très mitigés sur cette ville, ça a l'air d'être bien pour "faire la fête" (comprendre : être tellement shooté qu'on ne retrouve pas notre hôtel), pas vraiment notre tasse de thé... Après un trajet de 6 heures en bus, avec un chauffeur déjanté qui roulaient très très vite mais faisait des pauses tous les quarts d'heure,et les fameux virages de montagne... on était très contents d'être en vie! Quand on est arrivés, il a retrouvé un guide du routard dans le bus et nous l'a donné voyant qu'on était les seuls français, c'est gentil quand même.
On est arrivés de nuit, mais on a très vite compris comment ça se passait ici! La ville est uniquement touristique : les américains règnent en maîtres. Les restaurants sont remplis de coussins et on peut observer un festival de mecs en slips, bière à la main et attitude déplorable, accompagnés de filles en bikinis et pour la plupart complètement pompettes. Tout ce beau monde est affalé en regardant des séries débiles sur la télé qu'aucun restaurant ne manque d'avoir. Très triste, on a croisé quelques gens normaux qui avaient l'air aussi dégoûtés que nous.
Les laotiens ne sont pas aussi pudique qu'on le dit, et si les fille se couvrent de la tête aux pieds c'est plus pour éviter de bronzer que par pudeur, mais ils ne s'habillent tout de même pas comme ça! Et la consommation excessive d'alcool n'arrange pas les choses, niveau comportement... On a fait le tour de la ville, c'est triste mais tout est comme ça. On espère fortement que les laotiens ne pensent pas que tous les touristes sont pareils, enfin s'ils le pensaient on les comprendrait, l'attitude de certains est vraiment déplorable, et malgré les jolis paysages qui entourent la ville, on a juste envie de partir!

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Vientiane : bienvenue dans un hammam géant!

On suppose que c'est ce que les gens appellent "stupa noir", un stupa mystérieux planté au milieu de la ville qui aurait eu pour but de la protéger... Pas particulièrement entretenu!



Petite surprise pendant la nuit : 1) impossible de dormir à cause de la chaleur 2) les moustiques se sont mis à table à 3 heures du matin et ils avaient bon appétit! On ne peut même pas dire que le réveil a été difficile, on ne s'est pas endormis! Le pire ça reste le climat : il fait très chaud, mais surtout très humide, on croit qu'on sort de la douche mais non, c'est la transpiration! Du coup on rentre souvent à l'hôtel pour prendre des douches gelées, enfin autant que possible car l'eau chauffe dans les tuyaux... On se traine plutôt qu'on ne marche, ça ne nous réussit pas...
On a loué des vélos pour aller faire un tour dans la ville, et on a pu apprécier la conduite des laotiens. On était en vélo, devant les voitures, en attendant que le feu passe au vert. Il était toujours rouge quand le camion derrière nous a démarré quand même et s'est mis à avancer. Vincent n'était pas sur sa trajectoire, mais ce débile m'a foncé droit dessus, heureusement il n'allait pas vite, je me suis simplement étalée sur le côté. Et il est parti, comme si tout était normal! Parfois on se demande si les gens RÉFLÉCHISSENT, ici.
Les voitures d'ailleurs, parlons-en!!! Ils aiment bien montrer quand ils ont de l'argent ici, et ils en ont! C'est la seule capitale asiatique où on a vu plus de voitures que de scooters. Enfin, plus de 4x4 et de pick up, parce que les voitures finalement il n'y en a pas beaucoup. Qu'on n'essaie plus de nous faire culpabiliser, les laotiens sont pauvres et c'est aux étrangers d'aider, parce qu'il y a des l'argent au Laos, c'est simplement qu'il n'est pas distribué équitablement. Plutôt étrange pour un pays qui se dit communiste, non???
Puisqu'on parle de communisme... Encore un petit retour au Vietnam avec le musée national de Vientiane. Je ne pense pas qu'on puisse décemment appeler ça un musée, mais c'est ce qu'il y d'écrit dessus. Les premiers panneaux sans intérêts sont traduits en anglais ou en français douteux, et dès qu'on passe à la partie Indochine (ce qui nous intéressait le plus), plus rien! Seules sont traduites les légendes de certains tableaux, genre "les colonisateurs français barbares forçaient les pauvres laotiens à travailler", alors que sur la photo on ne voit rien de très barbare... Le gouvernement manipule l'information comme il veut! Et les explications sont en laotien uniquement, je ne pense pas que ce soit un hasard! On a laissé quelques commentaires bien choisis dans le "livre d'or", et on a été ravis de constater qu'on n'était pas les seuls.
Seul photo à prendre dans le musée, un tronc d'arbre remarquablement sculpté...


A part ça Vientiane reste morte, très peu d'animation, les laotiens n'ont pas l'air de sortir beaucoup. Nous, on n'accroche pas vraiment, la ville n'a pas tellement de charme et l'ambiance est spéciale. On décide donc de repartir rapidement, même si on n'a pas vu tout ce qu'il y a à voir, on préfère prendre le large!

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mercredi 7 avril 2010

Arrivée à la capitale : où sont les gens???

"Arc de triomphe" du Laos, construit avec du béton "emprunté" aux américains! Situé sur les "champs Elysées" de Vientiane, ça a vraiment un petit air de Paris, mais un Paris bien déprimant (certains diront "plus calme", question de point de vue).


Ah, en fait hier tout était fermé mais ce n'est peut-être pas parce qu'on était dimanche : le lundi matin, on a du mal à trouver un endroit où prendre un petit dej!C'est la première fois depuis le début du voyage que ça nous arrive, d'avoir du mal à trouver un endroit où manger!
On réserve un bus, il y en a un qui part bientôt. Le choc : le bus est parfait, et pourtant c'est un bus local. Aujourd'hui on n'a pas de chèvres sur le toit, quel dommage. Heureusement que c'est confortable, parce que le trajet a duré 10 heures! Le chauffeur était un estomac sur pattes, et on s'arrêtait à peu près toutes les heures, sans exagérer, pour manger. On est arrivés, à peu près vivants mais pas très frais, et on a encore une fois maudit le Lonely Planet, qui indique la gare routière tout près du centre. Du coup, on croit que les tuktuks nous mentent en disant que le centre est à une dizaine de kilomètres. Après une bonne demi-heure de marche avec les sacs sur une route poussiéreuse, avec en prime la nuit qui commence à tomber, on capitule et on monte dans la première charrette venue. Effectivement, on était très loin. On se retrouve encore une fois dans un quartier vietnamien, tout est écrit en vietnamien et l'attitude des gens ne laisse aucun doute possible. Super... En fait, c'est peut-être la ville entière qui est vietnamienne, je refuse de croire que la malchance fasse qu'à chaque fois on se retrouve dans le seul endroit où ils sont implantés! On se trouve une guest house un peu spartiate mais au prix plus que raisonnable pour la capitale. On sort après une douche gelée bien méritée, et on panique un peu : c'est très très mort quand même! Il est 19 h, il n'y a personne dans les rues et les restaurants nous refusent tous. On entre dans un où on ne nous met pas directement dehors, le mari est en caleçon et sa femme en nuisette, sympa... Elle nous sert du thé dans son salon et part se rassoir devant la télé, on ne comprend pas trop mais on devine que ça va être difficile de manger... On finit par trouver quelques restaus de luxe ouverts dans le « vrai » centre ville, mais c'est tout, donc on dévalise simplement une supérette... Pour une capitale, bonjour l'ambiance!

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Bouhouhou...

Plus de doute : la ville a été colonisée par les vietnamiens, ce qui est assez étrange étant donné qu'on est à la frontière avec la Thaïlande mais bon...
Petit problème : on est dimanche. Ce qui veut dire??? Qu'on a mis trois quarts d'heures à trouver un restaurant qui acceptait de nous servir à manger! Et oui, c'est repos, ici même les restaus sont en congé. Après avoir trouvé un bouiboui qui a daigné nous faire cuire du riz, on a essayé de se balader un peu. Beurk. Vraiment, la ville n'est pas jolie. On a marché un peu le long du Mékong, mais c'était plutôt moche, et étant donné que c'est dimanche, au niveau animation c'est zéro aussi, ce qui rend la ville plutôt déprimante. Au final, on se fait un après midi remise à jour du blog, et on décide de partir le lendemain matin pour Vientiane. Ouin, encore une journée dans le bus...

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Arrivée à Savanhaket, après un trajet en bus... Très spécial!

Cette journée est mémorable, nous auront sans aucun doute fait le trajet en bus le plus atypique de notre voyage (enfin il reste encore un mois et demi, on a le temps d'en voir des choses...). Même les locaux étaient surpris, c'est dire... On a déjà chargé pas mal d'animaux dans les bus, on a déjà chargé une au deux chèvres, mais là on s'est arrêtés en cour de route pour embarquer un troupeau entier sur le toit!!! Les arrêts étaient nombreux car les chèvres étaient mal attachées, elles sautaient du bus et tout le monde leur courait après pour les faire revenir. Évidemment, ça a considérablement ralenti le trajet. Mais c'était aussi très drôle : ) La chaleur était insoutenable, ou c'est peut-être l'air qui devenait plus humide, en tout cas on dégoulinait bien! Des gamins n'arrêtaient pas de nous monter dessus en nous criant des trucs assez incompréhensibles, et nous posaient à la chaîne les mêmes questions en anglais, de quoi péter un câble rapidement. Pour finir, en plus des arrêts « récupération de chèvres », le chauffeur avait pas mal de choses à faire en route, des courses et des gens à voir, ce qui fait qu'on attendait pas mal. On a traversé pas mal de villes, mais on a constaté une arnaque très subtile, plutôt bien rodée, qui vise aussi bien les touristes que les locaux...
Le bus s'arrête avant d'entrer dans une ville, le chauffeur dit qu'on ne fait que contourner la ville en question, et que tous ceux qui veulent y aller doivent descendre ICI (à une dizaine de kilomètres). Là, des tuktuks attendent pour amener tout ce beau monde dans le centre. Ensuite, le bus traverse tranquillement la ville, mais personne ne pouvait le savoir, et ils ne le font pas pour toutes les villes, donc au cas où le bus ne passe vraiment pas par le centre les gens descendent avant. Ingénieux, non?
On est finalement arrivés à Savanhaket alors qu'il faisait nuit, c'est génial pour se repérer. On a fait cinq guest house avant d'en trouver une à un prix correct. Vous savez pourquoi on a eu autant de mal??? On dirait que la ville est aux mains des vietnamiens! Autant les laotiens sont plutôt agréables, autant les vietnamiens, en majorité... Bref, on en a déjà parlé. On avait déjà les nerfs un peu à vif avec le trajet en bus + deux heures à déambuler dans les rues avec les sacs énormes et la chaleur qui ne tombe pas avec le coucher du soleil, alors les rires moqueurs et les réflexions désobligeantes, on a un peu de mal. On trouve avec difficulté un restaurant, qui part chance sert de délicieux plats. Vietnamiens, of course!

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comptes du Cambodge

On n'est pas restés très longtemps au Cambodge, donc ce budget est non pas pour un mois mais pour trois semaines. Oui, c'est énorme (enfin tout est relatif, disons que c'est plus que d'habitude), mais ça s'explique : on n'a fait que les villes très touristiques, en particulier Siem Reap, mais si vous allez dans des coins un peu plus paumés vous dépenserez bien moins! Ce qui nous a surpris : le coût de la nourriture à Siem Reap, et pourtant on faisait attention! On se préparait des sandwiches pour le midi, ce qui limitait pas mal les frais, et on ne prenait presque jamais les petits déjeuners dehors, mais malgré ça on a dépensé plus que dans les autres pays!

Hors budget : les visas pour le Laos, 90 $ (bouhouhou, on aurait pu économiser 30 $!!!), ajouter à cela les 8 $ de « bakchich » pour nos amis les douaniers.

Nourriture : 165 euros
Visites : 95 euros (presque tout pour les temples d'Angkor)
Transports : 85 euros
Chambres : 81 euros (ça va!)
Divers : 48 euros (presque tout pour envoyer des trucs encombrants par la Poste, on voulait faire un peu de place dans les sacs et on a renvoyé tout le matériel de rando qu'il restait).

Total : 474 euros. Pas de quoi s'affoler, mais c'est qu'on a vraiment essayé de faire attention, sinon on aurait été dans les700 je pense, si on avait fait tous nos repas à l'extérieur. (Si on avait fait Angkor en tuktuk, bien plus encore!)

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dimanche 4 avril 2010

Video temples d'Angkor

Une vidéo sur Angkor qui arrive avec beaucoup de retard à cause des connexions internet qui sont désespérément lentes au Laos... Mais mieux vaut tard que jamais!



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Plouf, plouf...

On émerge tant bien que mal après la soirée de la veille, et on se réveille à grand coups de café du Laos (peut-être pas aussi parfumé que le café vietnamien, mais délicieux quand même). La cuiller tenait toute seule dans la tasse, donc on prend sa dose de caféine pour la semaine!
On a loué un scooter pour voir les alentours, des écossais qui connaissent bien le coin nous ont indiqué une petite (enfin, pas si petite!) chute d'eau, et on avait envie de faire un tour dans les plantations de café. Soit dit en passant, les écossais on rendu le scooter avec le plein hier soir, et nous on l'a eu vide de chez vide... c'est comme au Vietnam, ils siphonnent sûrement les réservoirs, qu'on ne profite pas gratuitement de la moindre goûte d'essence...)
La route était en construction, donc pas en super état... On a fait une pause à un petit marché, l'odeur des brochettes était irrésistible et ça tombait bien, on n'avait rien à mettre dans le pain! Problème : en voyant la tête des brochettes en question, on a bizarrement plus très faim. On continue de rouler, et puis on se dit qu'il fait soudain moins bien chaud. Oups, un énorme nuage noir au-dessus...
Tous les jours, il pleut entre 13 et 14 heures, et c'est pas de la petite pluie fine, alors on se réfugie dans le premier restaurant qu'on trouve. On l'a échappé belle, l'averse a commencé peu après. On se dit qu'on est tranquilles, il va pleuvoir le temps qu'on mange et après c'est fini. On a commandé de la viande épicée, on s'est retrouvé avec un truc vraiment bizarre genre chair à saucisse avec ail et piments, très spécial... On a terminé, mais la pluie redoublait. On commence à se prendre des très grosses gouttes, on est sur une terrasse! La patronne du restau nous fait rentrer chez elle et nous prépare un thé brûlant, c'est génial parce que pour la première fois au Laos on a vraiment froid.
L'averse n'a pas l'air de vouloir trop se calmer, on reste donc un bon moment à l'abri... Quand on peu enfin repartir, il est assez tard mais on se dit qu'en se dépêchant un peu on sera rentrés avant la nuit. Direction les plantations de café (les plants sont un peu desséchés) et la fameuse chute d'eau. Assez impressionnante, enfin bien plus que celles de Tadlo! Le paysage autour est superbe, on oublie un peu la montre. On se décide à rentrer vers 17h, le petit soucis c'est qu'il faut deux bonnes heures pour rentrer, on va donc devoir conduire de nuit. Déjà, on s'estime heureux d'avoir une lumière en état de marche, c'est rarement le cas ici. La route n'est bien évidemment pas éclairée, et dans un sale état, pas facile de conduire là-dessus. Pour finir, je suis descendue un peu précipitamment du scooter, et le pot d'échappement m'a gentiment grillé la jambe. On est tout de même arrivés entiers, pour notre dernière nuit à Tadlo. Cette fois c'est décidé, on prend un bus demain matin. Mais on reviendra!

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Journée fête : on retarde notre départ...

On va prendre le petit dej toujours au même restau, incontestablement le mieux du village, où tout le monde arrive un peu après nous. Une bande de gamins armés de fusils à billes nous prennent pour cible, sympa. Un peu culottés quand même, après ils nous demandent de leur en acheter d'autres parce qu'ils n'en ont plus pour pouvoir nous tirer dessus... On a trouvé ça assez fort!
On a passé la matinée à discuter, ici c'est assez inévitable, et puis on est rentrés dans notre bungalow prendre des affaires pour repartir... mais nos voisins de bungalows qui vivent ici la moitié de l'année nous ont invités, alors on a passé l'après-midi... A discuter!
On est partis un moment près de la rivière, normalement on aurait du arriver pour le bain des éléphants mais notre timing n'était pas terrible, on les a croisés sur le chemin du retour... Pas de chance! On a passé la soirée avec pas mal de monde, dont un laotien qui a une technique très particulière pour boire l'apéro : une personne fait le « barman » et sert des verres plus ou moins gros à chacun. Il paraît qu'il faut le boire d'un coup, mais c'est impossible, et ensuite on continue... Tout le monde dans le même verre, c'est la fête! Au moins pour la vaisselle c'est pratique : )On a fini la soirée pas très bien, ce qui fait qu'on a encore repoussé notre départ d'une journée...

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Tadlo : cambrousse profonde et accueillante.

Trop de chance, ce matin en quittant la chambre d'hôtel, on est super contents parce qu'à la réception, c'est la seule personne qui parle vraiment anglais (hier on a eu un peu de mal à faire se comprendre avec les autres). Elle nous écrit donc le nom de la station de bus à laquelle on doit aller pour se rendre à Tadlo. 8Km, donc tuktuk obligatoire... Certains tentent gentiment de nous arnaquer, mais c'est tellement énorme que ça nous fait marrer (il y en a un qui nous a demandé 70 000 d'un ton très hésitant, quand on s'est mis à rire il dit 20 000 directement, pas très crédible...). On a finit par monter dans un demi-camion et on a attrapé le bus in extremis. Le toit était très chargé : des légumes, des poupoules qui n'étaient pas contentes du tout, et plein de gros paquets non identifiés. Le toit est plein à craquer, à se demander s'il ne va pas nous tomber dessus d'ailleurs, mais le bus est bien vide! On laotien vient nous parler, enfin surtout à Vincent ça ne se fait pas trop pour un homme de s'adresser à une femme ici. Donc en deux heures on a eu le temps de tout savoir de sa vie, mais c'est très bizarre, on n'a pas osé demander plus d'explications, mais dans sa famille personne ne travaille, ses sœurs sont à l'école, sa mère ne fait rien, et lui il va à la fac... On se demande un peu de quoi ils vivent, mais après la bourde « et ton père, il fait quoi comme boulot » et la réponse qui fait se sentir trop mal « il est mort », on préfère arrêter les dégâts. Le bus nous a débarqué à l'écart de la ville, mais aucun tuktuk en vue, on a donc marché un peu avant d'arriver dans ce qui était en fait un minuscule village... On a trouvé un bungalow qui nous change de celui de Don Det, et qui coûte deux fois moins cher, avec un proprio sympa en prime. Bon, il nous a refilé des serviettes noires de fourmis, mais il est très gentil... Nos estomacs commencent à râler un peu, alors on s'avance dans la direction des trois restaus du village. On s'arrête dans un où il y a déjà des gens, français! On passe un moment avec eux, ils font un tour d'Asie en vélo, ça tombe bien je suis en train de convaincre Vincent de faire pareil pour notre prochain voyage! : ) (j'y arriverai, j'y arriverai...). Pour la première fois depuis notre arrivée au Cambodge, on a eu un plat complet! Impossible de terminer, et pourtant c'est bien moins que ce qu'on mangeait en France, comme quoi on s'est adaptés aux portions asiatiques (le quart de chez nous). Les poules montent sans arrêt sur la table pour picorer dans les assiettes, la proprio est rigolote, une grand-mère baba cool qui fume des trucs qui n'ont pas l'air d'être de simples cigarettes, elle rigole tout le temps et parle super bien anglais. Ya pas à dire : ici, on est bien! On commençait à penser à aller voir la cascade, quand une autre cascade est venue à nous... Un petit échantillon de mousson, ce qui fait qu'on n'a pas bougé de l'après midi, entre la pluie battante et l'orage, on n'a plus trop envie de sortir. Le vent essaie de déraciner les arbres, et ça sent le sauna dans notre bungalow à cause de l'humidité. Bon, il pleut un peu dans la chambre puisqu'il y a de gros jours entre les planches mais ça va.
Une fois l'averse passée, on part à la découverte du village : c'est vite fait! On suit un petit chemin qui amène aux deux chutes d'eau presque consécutives, attractions principales. Certains se baignent en bas des chutes, nous ça ne nous tente que moyennement même si on a failli prendre un bain forcé... On est passés sur un pont tout défoncé et j'ai mis le pied entre deux planches (il en manquait une sur deux!). Coup de chance, ce trou-là ne permettait pas tout à fait de passer à travers, mais le suivant, sans problème! Sinon la baignade ici ça doit être comme un bain moussant géant, tout le village s'y lave et fait sa lessive!
A la tombée de la nuit, notre bungalow a été envahi par des gros insectes, genre papillons, et les margouillas ont débarqué pour se faire un casse-croûte, car comme nous l'avons appris grâce à notre photographe reconverti en biologiste, c'est leur plat préféré.

Petit diapo de ce petit village :

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Visa pour le Laos


Pour passer la frontière en douceur (enfin presque), suivez le guide!


On s'est faits avoir sur toute la ligne, donc si vous faites l'inverse de nous normalement vous n'aurez pas de problèmes! : )


-Première erreur : prendre le visa en avance. On a fait faire les nôtres dans une agence à Siem Reap, et ça nous a coûté 45 $ chacun. Si vous le faites dans le bus qui vous amène à la frontière entre le Cambodge et le Laos, vous ne le paierez que 30$! Attention, je ne pense pas que ce soit valable avec toutes les compagnies : la plus sûre reste Sorya Phnom Penh transports, qui comme son nom ne l'indique pas est présente dans tout le pays. Par contre, vous ne couperez certainement pas, du moins si vous passez par la frontière un peu au Nord de Stung Treng, aux frais « pour les tampons ». On va vous arnaquer d'1 à 5 dollars selon l'humeur du jour, pour nous ça ne devait pas être une bonne journée puisqu'on nous en a demande 4. On a bien essayé de discuter, mais rien à faire!


-Si vous voulez tout de même faire votre visa dans une agence, attention! On vous agraphera un papier à côté du visa, des consignes pour les tampons... Dans la casse « durée du séjour », l'agence avait écrit « une semaine »... Heureusement qu'on a vu, et on a bien insisté pour qu'ils le modifient, au départ ils ne voulaient pas!


-Si vous faites votre visa dans le bus, pensez à avoir deux photos d'identité avec vous...


-Deuxième erreur : on a oublié de changer nos riels avant de partir... Pas bien!


-Ensuite, ne pas prendre de bus direct entre Siem Reap et les 4000 îles. Pourquoi? Parce que le trajet est très long, et même en partant à 5 heures du matin vous arrivez aux 4000 îles la nuit. Problème : on vous fait payer le bateau très cher, étant donné que vous débarquez en pleine nuit dans un coin que vous ne connaissez pas! Le mieux est certainement de faire une halte à Stung Treng et de repartir le lendemain matin.


-Le visa pour le Laos est un gentil visa! Vous pouvez facilement le prolonger pour la modique somme d'un dollar par jour, de préférence à Vientiane (sinon le petit dollar ne suffit plus).


-Enfin, le visa qui vous sera délivré pourra être utilisé dans les deux mois, mais n'est valable que 30 jours! On vous dit ça parce qu'on en a vu pas mal se faire avoir, ils pensaient que la date de validité était la durée de séjour permise...


-On a entendu dire que si vous passez par le poste frontière de Huay Xai, entre la Thaïlande et le Laos, on vous délivrait un visa de 15 jours seulement, mais au même prix que celui d'un mois...


-On vous demandera généralement de payer le visa en dollars, prévoyez le coup, on pourrait vous refuser d'autres devises. C'est également le cas à l'aéroport, ayez des dollars car certains ont eu le même problème que nous à Katmandou (pas d'argent dans les distributeurs et tout le monde refuse de nous changer une autre monnaie contre des dollars).


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Visa pour le Cambodge


-Nous, on est arrivés par le Vietnam. Au départ, on pensait passer la frontière à Chau Doc par bateau, mais ça sentait un peu le plan foireux alors on n'a pas fait, finalement... ça ne veut pas dire que c'est pas bien, ça ne nous a pas inspirés, c 'est tout...

-Pour passer du Cambodge vers le Laos, facile, mais un seul poste frontière qui n'est même pas vraiment officiel, enfin vous pouvez réserver un bus au départ des 4000 îles.

-Selon les gens qu'on a rencontrés, le mieux pour entrer au Cambodge est de passer par la frontière terrestre avec la Thaïlande, c'est là où vous aurez le moins d'arnaques.

-Certaines personnes ont quelques ennuis en arrivant à l'aéroport... On leur demande un gros supplément pour tamponner leur visa, ça va chercher bien plus loin que les quelques dollars qu'on nous prend aux frontières terrestres... mais cette arnaque-ci n'est pas systématique, heureusement!

-Comme d'habitude, prévoyez des dollars!

-Nous on a fait notre visa à Ha Tien, au sud du Vietnam, et on a pris un bus Ha Tien-Phnom Penh. Ce n'est pas une mauvaise option, c'est même une très bonne solution je trouve!

-Prix du visa : 20 $ mais si vous passez par une agence on vous prendra une petite commission (5$ le plus souvent). Pensez aussi à avoir deux photos d'identité!

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