samedi 29 mai 2010

Dernier jour du voyage

Bonne nouvelle pour ce dernier matin en Thaïlande, les chemises rouges ont battu en retraite! On ne dit pas qu'ils avaient tort sur toute la ligne, mais les méthodes utilisées par les deux camps étaient loin d'être très pacifiques. Nous avons donc pu sortir de notre quartier, une grande première.
Tout d'abord, direction le parc Lumphini. On emprunté le métro qui est désert avant d'arriver à un parc certes très grand mais sans charme particulier et où il y avait plus de policiers et de militaires que de promeneurs. Ambiance sympathique et détendue, rien de plus propice à la relaxation que le fait d'être entourés de types armés! Visiblement le quartier n'est toujours pas très sûr, on repart très rapidement. Cette fois, on tente le skytrain, genre de RER très en hauteur pour aller dans le centre commercial de Siam Square, tout le monde en parle il fallait qu'on le voit! C'est tout simplement énorme, mais le plus étonnant n'est pas la taille : c'est la quantité de gadgets kitschs et inutiles qui sont en vente. On passe par le quartier où les immeubles ont été détruits il y a quelques jours, effectivement ils n'ont pas fait les choses à moitié...
La journée est forcément passée trop vite, et on a pris un bus pour nous rendre à l'aéroport, direction le froid. Et oui, fin du voyage...

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lundi 24 mai 2010

faites comme nous, laissez vos neurones à la porte!



Attention, ce diapo ne contient QUE des photos excessivement débiles, gens intelligents ou sérieux s'abstenir. : )

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diapo du grand palais et du temple qu'on a visité à Bangkok, c'est surtout des détails d'une fresque gigantesque qu'on a trouvé rigolos, rien de bien sérieux là dedans... : )

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Comment nous n'avons pas visité Bangkok.

Réveil en fanfare, c'est le cas de le dire, à 5 heures : et oui, nos voisins se lèvent et tiennent à ce que tout l'hôtel le sache.
Petite touche sympa dès le matin, on lisait le journal en prenant le ptit dej, et l'un des gros titres nous donne très envie de rentrer : un avion vient d s'écraser en Inde, on a bien tous les détails, ça donne trop envie de monter dans un machin volant. Vous me direz qu'on n'est pas non plus obligés de lire tous les articles qui sapent le moral pour rien...
On va dans un TAT (comme vous ne le savez certainement pas, c'est un genre d'office de tourisme mais on en ressort rarement avec plus d'infos qu'en y entrant). Pour une fois le type avait l'air à peu près compétent bien que très peu concerné, il était occupé à regarder des vidéos sur youtube et c'est vrai qu'on est trop méchants de l'avoir dérangé pour lui poser des questions. En gros, on ne peut pas bouger. Les skytrains (genre de RER) sont fermés parce que les flics ne peuvent pas les contrôler, et tout le coin où on voulait visiter est "fermé" (enfin disons qu'il y a un paquet de militaires, et il paraît qu'ils ne sont pas très fins selon les locaux, ce qui explique selon eux le nombre de morts depuis le début de la "crise"). On ne peut de toute façon pas y accéder, les transports en commun ne desservent pas cette zone.
Plan B : Grand Palace et temple, certainement pas ce qu'on aurait fait en premier mais vu les circonstances... On est d'abord allés se perdre un peu dans le quartier chinois, forcément aussi, la boussole a un petit problème, elle confond le nord et le sud. La visite n'était vraiment pas terrible, on a pris un guide gratuit et on s'est bien marrés, elle parlait anglais comme nous thaïlandais, c'est dire... On l'a lâchée en cours de visite, sa voix nous donnait un mal au crâne pas possible. En fait, le temple (Wat Phra Kaew) était grandiose, très bien conservé, enfin on voyait les ouvrier bosser aussi... Ile refaisaient toutes les fresques à la main, les détails sont très fins et la fresque gigantesque, ça fait du boulot! Par contre la visite du "musée" qui allait avec a été faite en cinq minute chrono : c'est un gros dépotoir, en fait, une brosse à dents est exposée, ainsi que des gants en plastique orange, pour nous montrer les outils qui servent à la rénovation. Passionnant. Les photos étaient interdites mais les "gardiens" de chaque salle dormaient profondément (voir diapo pour preuves!), et quatre d'entre eux s'étaient réunis dans un coin, affalés par terre et riaient aux éclats, ça ne faisait pas très "musée" comme ambiance...
Ensuite, on a fait une petite expérience : on a payé 70 bahts un tuktuk à l'aller, et là on en cherchait un pour un trajet encore plus court, le vrai prix devait être 50 bahts. La plupart nous demandaient d'annoncer un prix en premier, et aucun ne voulait arrêter sa sieste pour ce prix-là, et sinon la pire arnaque annoncée était tout de même 200 bahts! Au final on a pris le bus, ça revient à 6 chacun.
Retour dans notre super chambre, on commence les préparatifs de départ, départ qu'on a également un peu trop arrosé à la "chang" pour accompagner l'un de nos derniers currys thaïs. Snif : (

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Enfin à Bangkok! : )

On ne s'est pas levés très tôt, mais c'était nous les plus matinaux! On a croisé une des filles qui tenait l'hôtel, elle venait visiblement tout juste de se lever, et elle est partie très vite de peur qu'on soit chiants, genre qu'on demande à prendre un petit dej... On a traversé le jardin rempli de cadavres de bouteilles (et pas du jus de fruit, normal qu'ils aient tous les têtes de déterrés ce matin) et on est allés dans un boui boui. ça nous a fait un peu de peine, quand même : la femme faisait à la fois le service et la "cuisine", et elle était vraiment aux petits soins, on voyait qu'elle avait vraiment envie de nous faire plaisir, mais c'était tout simplement immangeable. Elle avait envie de discuter, et ça tombait bien puisqu'elle revenait tout juste de Bangkok! Selon elle, pas de problème si on évite les quartiers "chauds" et qu'on respecte le couvre feu. "Quand j'y étais, ils n'ont fait que brûler un immeuble", a-t-elle ajouté avec un petit sourire. Ah, bon, ça va, s'ils ne font QUE ça...
Rien de bien passionnant, on a fait sept heures de train avant d'arriver dans une capitale qui nous semblait bien déserte, quand même! On a trouvé une guest house toute pourrie, les chambres ressemblaient étonnement à des cellules de prison et on profitait du moindre son émis par les voisins, mais bon, c'était vraiment pas cher surtout pour Bangkok. Impossible de dormir avant deux heures du matin, on a eu l'orage le plus violent qu'on n'aie jamais entendu, les murs tremblaient (et les gens aussi), surtout quand la foudre est tombée juste à côté, tout le monde a cru que c'était des coups de feu... Pourvu que la nuit du 24 au 25 soit plus calme... (Oui, je sais, un avion c'est orage-proof, mais il n'empêche que ça fout bien la trouille)!

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Grâce à la ponctualité asiatique, on bousille encore une journée dans les transports...

On était sur le pied de guerre à 6h30, à faire le poireau devant le bureau de réservation. On y est allés à l'ouverture, et on s'est rendu compte que beaucoup de places avaient déjà été réservées : c'est clair, les thaïlandais peuvent réserver un bus à l'avance mais pas nous... On a tout de même attendu le bus jusqu'à neuf heures. Le bus s'arrêtait environ un quart d'heure toutes les heures, du coup on a raté le train qu'on voulait prendre pour Hua Hin, qui devait être notre dernière étape avant Bangkok. Résultat : encore une nuit à Chumphon! On a trouvé une guest house pourrie remplie de français sans-gêne, ils ont regardé des films non stop entre l'heure de notre arrivée (16h) et l'heure où ils on accepté de nous laisser dormir (2H). Les filles qui tenaient la guest house se sont jointes à eux, visiblement dans l'espoir qu'ils répondent à leurs avances. On voyait bien que comme beaucoup de couple franco-thaï, malheureusement, la principale motivation est le portefeuille.
On a tout de même soulagé nos oreilles qui n'en pouvaient plus des dialogues de films débiles en passant la soirée au marché de nuit, et on s'est posté dans un petit coin sympa, observant les techniques d'arnaque des vendeurs (ou comment faire payer deux fois le prix aux étrangers). En même temps, les touristes ont l'air de coopérer, et eux n'observent pas le type depuis une heure, donc ils ne voient pas le prix que paient les thaïlandais. Et ils croient que les sourires sont gentils, alors qu'en fait c'est juste qu'ils se foutent d'eux car ils se sont bien laissés arnaquer, en les remerciant en prime. C'est sûr que même nous ça nous fait marrer.

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Phang Nga : deux aventuriers malades à la recherche d'un temple perdu.


On ne connaîtra décidément rien de cette ville... Qu'on a traversée entièrement mais pas sereinement! Des ouvriers refaisaient toute la route, et inévitablement les cinquante personne qui étaient sur le chantier ont arrêté toute activité pour nous regarder passer en ricanant. Vincent arrive à peu près à garder son calme, mais j'avoue que ça me met assez hors de moi. En fait, on cherchait à visiter un temple, on avait un plan, le nom du temple, tout... Mais introuvable. ils ont dû le changer de place pendant la nuit exprès pour nous embêter.
On est allés se renseigner pour réserver un bus pour le lendemain : un seul pour Chumphon, à 7 heures. Argh. Et impossible de réserver, donc mieux vaut arriver à 6h 30. Mais c'est génial!
La chaleur combinée à deux heures de marche n'a pas amélioré les choses et la maladie mystérieuse a eu raison de nous. Game over et gros dodo, une dure journée nous attend demain.

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vendredi 21 mai 2010

Vers la ville-dont-on-ne-peut-pas-prononcer-le-nom.

Changement radical dans l'accueil de l'hôtel ce matin-là : la serveuse était carrément antipathique et se foutait de la gueule de tous les touristes avec ses copines. Vive l'ambiance thaïlandaise! Honnêtement, on craque. Pourquoi ce brusque changement d'attitude? Mais parce que l'occidental qui gère l'affaire a pris un jour de repos, pardi! Elle a tenté de nous faire payer trois nuits au lieu de deux avec un aplomb surprenant, bref, on adore. Le bus qu'on a réservé devait partir à 11h et arriver à midi, ça semblait trop beau pour être vrai et ça l'était. Un mini bus est arrivé à 11h30, nous a déposé dans un hangar où une horde de représentants de tour opérateurs nous a sauté dessus (ça commence bien), et finalement on nous a étiqueté comme du bétail avec le nom de notre destination collé sur le tee-shirt. Une heure plus tard, on montait dans un bus chargé de français qui avaient passé une semaine en Thaïlande et à les écouter ils avaient tout vu, enfin au moins c'était marrant. Re-changement de véhicule, on nous fait monter dans un pick-up cette fois, avant de nous déposer au milieu de nul part : le centre ville de Pha Ngan. On trouve rapidement un hôtel plutôt bien et bon marché, et on essaie de regarder les infos pour voir où ça en est à Bangkok : impossible, il n'y a qu'une chaîne. Pour une fois qu'on voulait voir la télé! On a appris ensuite dans le journal que le gouvernement thaïlandais avait coupé toutes les chaînes qui n'étaient pas nationales, le temps que la crise des chemises rouges passe. Et vive la liberté d'expression!!! Le roi, considéré par les thaïlandais comme un demi dieu (ses affiches tapissent les hôtels et restaurants, c'est limite flippant) n'a toujours pas daigné s'exprimer sur la crise. ça ne remet en cause que l'équilibre du pays après tout, ce n'est pas comme s'il fallait s'affoler. Et mince ça y est j'en ai écrit assez pour que le blog soit censuré en Thaïlande : )
On célèbre avec émotion notre dernière maladie du voyage, impossible à identifier, ça doit être un bon gros mélange de fatigue, carences et stress du retour, le tout combiné avec un petit plat pas frais et hop! C'est parti pour un super aprem. Pas grave, il n'y a pas grand chose à visiter...

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Krabi sous la pluie, deuxième édition.

Quelle belle surprise en se levant, on a vu sur les chutes d'eau! Ah non c'est la pluie, mince... ça rigole pas ici! On s'arme de courage et de parapluies pour aller faire un tour dans le centre ville : on part en quête de pulls, tout ça à cause de tous les e-mails que vous nous avez envoyés pour nous dire qu'il fait dix degrés en France. Et vu qu'on va passer quinze jours sous une tente on a intérêt à être équipés. Terrible constat : pas de pulls. Et oui ici c'est l'été tout le temps (sauf dans les trains quand on tombe dans un wagon avec la clim, on se croirait en hiver).
On délaisse le centre ville pour faire un tour le long des mangroves (pas dedans, sinon on nage). On nous propose des balades en bateau, mais depuis le Vietnam on a développé une certaine phobie, le fait de se retrouver entourés de locaux sur une coque de noix dans des coins paumés ne nous enchante pas vraiment, allez savoir pourquoi...
On a encore des paysages genre baie d'Ha Long et même un petit début d'éclaircie (si c'est pas merveilleux). On finit l'après midi dans un petit parc, à jouer au trivial poursuite en buvant du thé. Vacances, quoi. Sans oublier de réserver un petit bus pour le lendemain, pour une ville bien paumée : Phan Nga. Impossible pour nous à prononcer, notre intonation ne doit vraiment pas être la bonne (z'ont qu'à pas avoir de tons dans leur langue, aussi : ).


Minuscule diapo de Krabi :

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De Ko Lanta à Krabi, ou comment nos sacs et ce qu'ils contenaient ont pris une petite douche.








Avant de partir de notre merveilleux bungalow poissonneux, on a quand même eu une dernière surprise : plus d'eau! Douche et robinet sont à sec, et après une nuit à transpirer on aurait apprécié une petite douche glacée. Impossible de demander aux responsables des bungalows, ils dorment tous... Pendant que Vincent range tous notre bazar, je vais faire quelques courses : expérience intéressante au plus au point! La note est d'un tiers plus light que pour lui. Je n'imagine même pas le prix que paient les locaux...
Le bus n'est pas arrivé à l'heure prévue, donc on a suivi les conseils de la compagnie de bus et on a essayé de les appeler. Je dis bien essayé, parce que ça a été le parcours du combattant. Le téléphone fixe de notre hôtel était hors service, nos portables avec nos petites cartes sim françaises refusent d'appeler, et notre dernier espoir (un magasin de plongée tenu par une occidentale extrêmement antipathique) s'est envolé, la propriétaire n'était pas du genre à vouloir rendre service. Le bus est finalement arrivé avec une demi-heure de retard, c'est plutôt correct pour ici.
Nos sacs sur le toit ont eu le temps de se faire laver par une belle averse et on s'est faits débarquer sous la pluie, les sacs balancés dans le caniveau rempli de flotte, merci môssieur! Je précise juste comme ça qu'il prenait beaucoup plus de pincettes avec les bagages des locaux, certains ont même eu le droit de les avoir déposés par les soins du chauffeur devant leur porte.
On arrive dans une guest house pas mal, tenue par un australien et une thaïlandaise, et heureusement que c'était bien : on n'a pas pu sortir de la journée à cause du temps de chien! On surveille les infos diffusées dans le restau : pas d'amélioration pour Bangkok, voyageurs en stand by!
Après un début de journée aussi merveilleux, notre moral est assorti à la couleur du ciel et on réveille une ancienne addiction aux jeux vidéos, c'est un cas de force majeur, vous comprenez (la guest house avait le wi-fi...).



Krabi sous la pluie...

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lundi 17 mai 2010

Soyez constructifs, svp!

Nous avons constaté le retour de notre ami anonyme le cocheur compulsif : si vous trouvez effectivement le blog "pas terrible", exprimez vous, ne soyez pas timides...
On attend vos commentaires, plus utiles que jamais, car le voyage touche à sa fin et on ne sait pas ce que vous aimeriez lire, ensuite. Des petits clics dans les cases, oui, mais pas que!

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dimanche 16 mai 2010

Comment ça, on est pessimistes??? : )

On ne va pas vous décrire notre séjour au jour le jour, ce ne serait pas très passionnant...
Petit résumé de nos trois derniers jours sur Ko Lanta : l'île est vraiment déserte, donc on a eu un peu de mal à trouver un bus pour Krabi. Il y a pas mal d'agences de réservation mais la plupart sont fermées. On en a trouvé une ouverte et un mec a finalement daigné lâcher la télé pour nous balancer sèchement « c'est fermé ». Faut les comprendre aussi les pauvres ils sont débordés, et puis on a du le déranger au milieu de son feuilleton préféré... Comme on est des méchants touristes on a en plus insisté, on lui a demandé où on pouvait réserver si lui était fermé (enfin, la boutique était quand même ouverte, mais bon...). On s'est fait renvoyer chier, mais les pauvres petits thaïlandais, on les comprend, la télé c'est sacré.
Ensuite on est tombés sur une agence où on voulait nous faire payer deux fois le prix parce qu'on était des farang, le plus drôle c'est qu'on nous a dit ça d'un ton naturel, pour les thaïlandais voilà le prix, mais vous vous payez le double. Sympa! Et dire qu'on a attendu une heure dans ce truc, le mec qui était là au départ a appelé quelqu'un, qui est arrivé, qui a appelé quelqu'un d'autre, qui est allé réveiller un mec... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? On s'est donc tapé les cinq kilomètres jusqu'à la ville à pieds, mais c'est génial, parce que comme ça on a évacué toutes les toxines qui auraient pu éventuellement rester, étant donné qu'on a transpiré au moins deux litre chacun. On a trouvé une agence qui arnaquait un peu moins que les autres, mais on nous a prévenu que parfois le chauffeur ne venait pas, dans ce cas il faudrait l'appeler. Sympa.
Sinon en trucs cools, l'eau de la douche est salée donc on se sent assez crades en permanence, par contre la plage est pas mal, on y va entre deux orages, ou entre deux invasions de méduses. On a aussi un peu de mal avec les restaus, on a le choix entre celui qui voulait nous arnaquer et un autre qui a finit par nous arnaquer en beauté aussi (on a commandé un plat, il manquait la moitié des ingrédients mais on nous a quand même fait payer le prix du plat complet, tout à fait normal!). On n'a rien dit, de toute façon on ne serait pas revenus, on a eu la totale au petit dej : jus d'orange avec des vrais morceaux de fourmis dedans, omelette aux fourmis et toasts aux fourmis grillées. C'est pour ça qu'ils ont mis une heure et demi à nous servir, le temps de chasser toutes ces fourmis, ça partait certainement d'un bon sentiment!
En fait, on en a vraiment marre d'être entourés de gens qui nous prennent pour des cons. Au final, on paie tout moins cher qu'en France, mais le niveau de service est dix fois pire, donc le rapport qualité-prix est bien meilleur chez nous, quoi qu'en disent certains.
On ne sait pas trop quoi faire pour la suite, les chemises rouges ayant encore semé la terreur dans la capitale, et dire qu'on pensait y aller dans deux jours... On va attendre sagement et si on ne visite pas Bangkok et bien tant pis, on fera d'autres villes!

Petit diapo pris au coucher du soleil...

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Juste pour rire : )


Les voyageurs à Ko Lanta, on a changé les couleurs des équipes, on n'avait pas de foulard jaune...


Après le petit dej de loin le plus infâme qu'on n'aie jamais pris en Asie (et ce n'est pas peu dire), on est allés réserver un bus. Pas de problème, on nous a assuré que le minibus (parce qu'il n'y a paraît-il que ça) nous amènerait sur la plage de notre choix. On demande toujours car bien souvent on nous arrête aux trois quarts du chemin en nous disant qu'il faut payer pour la suite... Donc on demande avant comme ça arrivé le moment fatidique on a une preuve. Le chauffeur était assez exécrable et a passé tout le trajet à se foutre de nous, le mot magique revenait toutes les dix secondes dans la discussion et il nous regardait avec toute la discrétion thaïlandaise dans le rétro intérieur avant d'exploser de rire. Ça tape sur les nerfs, vraiment. Il devait avoir une dent contre les étrangers, en tout cas on n'a vraiment pas compris pourquoi il nous en voulait autant. Comme prévu, il nous a arrêtés bien avant là où on avait demandé. Plusieurs personnes soit disant de l'agence où on avait réservé ont tenté de nous faire payer un taxi pour continuer, mais on n'est pas descendus et on leur a rappelé les termes du contrat. C'est marrant, on nous dit toujours de ne pas s'énerver en Asie, que les asiatiques sont d'un calme Olympien, gnagnagna... Comme a chaque fois, nous on est restés calmes mais eux sont sortis assez rapidement de leurs gongs. Après une heure de discussions auxquelles on ne comprenait rien, le chauffeur archi énervé nous a enfin déposé à l'endroit convenu. Ils auraient gagné une heure à être honnêtes! On précise que les locaux n'ont eu aucun problème à se faire déposer à l'endroit demandé, alors c'est bien leur manière de se comporter avec les étrangers qui est spéciale. Chez nous on pourrait taxer ça de racisme, ici c'est normal. On commence à se dire que ce serait marrant de leur faire des coups pareils en France, histoire de voir comment ils réagiraient...
Grosse surprise en arrivant, on nous avait prévenus que ça allait être calme, mais à ce point... On trouve des petits bungalows perchés pas très chers et assez mignons (bon, il y a des jours de deux centimètre entre chaque planche de bois mais c'est mignon), et on est vraiment tout seuls, les rares touristes sont concentrés dans les resorts.

Maintenant on va changer un peu de style d'écriture, juste pour se marrer un peu! On voit pas mal de touristes qui se laissent prendre pour des pigeons sans rien dire (ok, après ils vont quand même râler dans leur coin), mais au final l'arnaqueur ne subira pas les conséquences de sa malhonnêteté, tandis qu'avec nous il lui sera expressément demandé de réparer l'arnaque tout de suite. C'est d'ailleurs grâce à ces gentils touristes qu'on paie cinq fois le prix normal et qu'en prime on se fout de notre gueule (un peu normal en même temps, si on faisait payer un steak frite 60 euros dans une brasserie et que le type banquait sans rien dire, ça nous ferait un peu marrer nous aussi, surtout si les français payaient 10 euros). Ils pensent que si certains acceptent de payer ce prix, tout le monde le sera! Logique... Nous vous proposons donc de vous mettre dans la peau du pigeon idéal pendant quelque temps. Combien exactement je ne sais pas, on va voir si je tiens plus d'une demi-journée...

Il était une fois... Nous, deux voyageurs qui viennent d'arriver sur une merveilleuse île déserte après un merveilleux voyage en bus avec des gens vraiment... D'une gentillesse... Après avoir trouvé un bungalow merveilleux (dites-moi surtout si j'en fais trop), on est allés sur la plage merveilleuse se baigner dans la mer merveilleuse. Sans rire, la plage est géniale et immense, pour nous tout seuls! Ce qui est vraiment bien en plus c'est qu'on est bien exposés s'il y a un tsunami au large des îles Andaman, c'est super! Après s'être baignés on rentre dans notre bungalow merveilleux où une odeur de poisson pourri commence à émerger de la salle de bain, c'est tellement typique, merveilleux! Ensuite direction un sublime restaurant (ok, c'est le seul qui est ouvert à cause du manque de touristes on n'a pas vraiment le choix, mais peu importe c'était teeeellement bien) où la qualité de la nourriture mérite sans aucun doute les prix... Merveilleux! Et puis le serveur a certainement fait une erreur en essayant de nous faire payer 10 bahts de plus par plat et par boisson, parce que les thaïlandais sont in-ca-pable d'arnaquer les touristes, non non non, c'est évidemment une erreur! On a eu un bel échantillon de mousson, et on est rentrés sous une pluie battante, mais c'est pratique on n'aura pas à prendre de douche comme ça, pour rejoindre notre bungalow au poisson presque étanche et dans lequel tous les moustiques de l'île se sont donné rendez-vous pour une petite orgie. Faut bien qu'elles mangent les pauvres bêtes, et puis c'est si merveilleux d'être aussi proche de la nature!!! En plus, si on a de la chance, on ramènera un joli petit paludisme en France comme souvenir, c'est bien plus original qu'un bouddha en plastique!

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Etape à Trang


Assez drôle, on a eu une petite frayeur... Les agences en ville proposent les tickets de ferry pour Satun à 50 ringgits... En fait c'est qu'ils se font 20 de commission, on les a eus au prix normal (30) à l'embarcadère. Par contre on a manqué celui de neuf heures, donc on a trois heures d'attente. Pas grave, aujourd'hui on a une journée de 25 heures grâce au décalage horaire! On en a profité pour faire les boutiques, et on a enfin trouvé des barettes et élastiques sans froufrous (très rare) pour Vincent qui commence à avoir les cheveux d'une certaine longueur... ça va vous faire un choc de le voir au retour, on regardait des photos où il avait les cheveux courts et ça change vraiment!
On s'est aussi posés quelques questions en observant les filles musulmanes : elles portent le voile, mais soit il ne couvre pas entièrement les cheveux (je ne suis pas une grande spécialiste de l'islam, mais je crois que c'est le but, de les couvrir), soit il est transparent, soit elles enlèvent carrément le voile, passent une demi-heure à se recoiffer et le remettent, ou pas d'ailleurs... Donc on se demande quelle est l'utilité? Il y a aussi le cas de celles qui sont habillées en vêtements certes longs mais très très moulants, et maquillées comme des voitures volées : ce n'est pas un peu contradictoire? Enfin soyons clairs, je trouve ça plutôt bien l'islam cool et modéré, je me questionne juste...
Autre truc rigolo : les mosquées dans les chiottes (oui, oui!) : une petite porte dans les toilettes amène à la « salle de prière ».
Arrivés en Thaïlande, on se fait sauter dessus par nos amis les tuktuks qui veulent nous faire payer deux fois le prix : pas de bol, on a déjà fait le trajet, on ne se fera pas arnaquer... On voit le sourire hypocrite des représentants des tour opérateurs qui guettaient le pigeon à la sortie se décomposer pour se transformer en grimace franchement désagréable quand on leur dit que non, merci, on ne va pas à Phuket. Comme nous disent les touristes qui viennent de Malaisie, la Thaïlande est le « pays des sourires », mais on trouve bien plus de sourires sincères en Malaisie (enfin nous on ne connaît pas vraiment la Malaisie, mais c'est vrai que les sourires thaïlandais ne sont pas toujours très vrais).
Après de multiples changements on arrive enfin à Trang, mais il est trop tard pour rejoindre Ko Lanta, notre prochaine étape, donc on prend une nuit. Ici les gens sont un peu plus cools en moyenne, et nous parlent volontiers. Merci, parce que sans eux on serait encore en train de tourner! La gare routière était bien à l'extérieur du centre ville, et il n'y avait aucun panneau. Tout le monde se propose de nous indiquer le chemin, c'est vraiment appréciable. On croise aussi un allemand qui vit ici, et il nous a donné quelques bonnes adresses ainsi que le « mode d'emploi »pour rejoindre Ko Lanta le plus simplement possible. On a un peu perdu notre bonne humeur au marché de nuit, où on a trouvé une recrudescence d'imbéciles qui hurlaient « falang falaaaaang! » en nous montrant du doigts avant d'éclater de rire. Très agréable.

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Baignade sans même avoir besoin d'aller à la plage : la pluie fait le boulot.

La journée a commencé avec une petite note non paradisiaque : orage et pluie. Nous ça va on a du temps (quoi que, plus que 15 jours, soit la durée normale des vacances des gens qui bossent? Argh. On sera vacanciers, quand on sera grands), mais les touristes qui sont là pour une durée limitée font un peu la tronche.
On profite d'une éclaircie pour se ruer vers la plage. La nôtre est vraiment déserte, genre personne assez près s'il y a un problème, et vu l'état de la mer on préfère ne pas tenter le diable. On retourne sur la plage bondée où les jets skis s'amusent à nous frôler (très intelligent) et où on évite les cordes qui relient les zodiacs aux malheureux qui volent dans les airs (le fameux parasailing). D'ailleurs on a assisté à une superbe chute, le type qui conduisait le zodiac a mal calculé son coup et le type a plongé, il a dû se faire une belle frayeur! Les « secours » étant occupés à draguer en buvant des bières, il a dû patienter un petit quart d'heure avant qu'on daigne lui détacher son parachute rempli d'eau. On a quand même réussi à se baigner un peu. Ensuite Vincent a de nouveau accueilli le chat qu'il a l'air décidé à adopter (lui en tout cas il nous a adoptés), et on a fini la dernière soirée sur l'île dans THE pub irlandais de l'île (pas très malaisien, mais ils ne servaient pas de riz ni de noodles alors on s'est dit que ce serait une bonne idée).

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Oups...

Désolés de ne pas avoir mis à jour plus tôt, mais les connexions se font rares! Paradoxe : la Thaïlande est censé être le pays le plus développé de tout ceux qu'on a traversés, mais c'est celui dans lequel on aura eu le plus de mal à mettre le blog à jour... Enfin c'est la basse saison, du coup les cybers sont fermés. J'ai trouvé le seul cybercafé de Ko Lanta qui est encore ouvert, si ça c'est pas du parcours aventure...

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lundi 10 mai 2010

Diapo bonus!

On avait pris un peu de retard dans les diapos, du coup certains articles qui n'avaient aucune illustration lors de leur parution en ont maintenant. Allez donc jeter un coup d'œil ici, on a ajouté un petit diapo rigolo. En fait, c'est mon préféré de tous depuis le début du voyage... : )

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Fausse alerte au tsunami : ne vous inquiétez pas c'est Vincent qui dit vague : )

Notre photographe préféré s'est réveillé en panique au milieu de la nuit à cause d'un gros bruit (orage), mais lui il a tout de suite pensé à tremblement de terre, et donc tsunami (et oui on n'est pas sur la bonne côte ici). Enfin rien de bien grave, juste un gros orage! : ) (oui, on est un peu paranos). Le gros orage a laissé place à la pluie, puis le ciel était tellement noir qu'on n'aurait pas mis un vacancier dehors, donc on a profité de ce repos forcé pour mettre un peu le blog à jour. Et on a adopté un chat. Vincent et son amour pour les machins poilus et miaulants... Une boule de poils blanche est venue gratter à la porte, et on lui a donné des chocapics et du seven up, il a adoré et du coup il a élu domicile dans notre ruine. Grrrr... Sinon on a bravé la tempête pour aller fumer le premier narguilé de notre voyage, sous les regards hargneux des proprios du bar (et oui, les femmes ne fument pas).
Mini diapo des meilleures photos de couchers de soleil :

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Langkawi : à la recherche de la plage perdue.

Debout à très tard (rhaaa! Pas de bus à prendre à six heures du mat'!), on rêve d'un bain dans un seau de glaçons pour oublier la chaleur. Petit tour des agences du coin, voir ce qu'ils proposent : circuit sur les îles voisines, plongée, balade dans la mangrove (pas mal)... Certaines activités pourraient être sympa, mais tout se fait en gros groupes organisés et c'est vraiment très très cher (la plongée par exemple est à peu près trois fois plus chère que sur les îles thaïlandaises. On aurait bien aimé aller dans la mangrove, le problème c'est qu'on ne sait pas où elle est cachée (sont malins les tour opérateurs, vont pas nous le dire...). On décide donc de s'en tenir à la plage. Direction le sable, donc.
On traverse un genre de terrain vague tout beurk (charmant) avant d'arriver à la plage. Et là, surprise! On ne peut pas se baigner, ou alors il faut être un peu maso. Le bord de mer ressemble à un parking à jet skis, et les banana boat prolifèrent (énorme saucisse gonflable tirée par un zodiac). Les plus courageux (ou les plus fous?) s'essaient au parasailing : comme un genre de parachute tiré par un bateau. En fait, c'est pas une plage, c'est un port! Les plus désespérés se baignent, mais nous on n'est pas en manque de plage à ce point. Demi-tour, et on repart en quête d'une VRAIE plage!
Nos efforts sont récompensés : après trois quarts d'heure de marche sous un soleil de plomb, on arrive dans un coin super tranquille. Un peu trop, même, on hésite un peu à se baigner c'est louche qu'on ne soit que quatre sur une plage aussi belle qui fait 500 mètres. On se jette à l'eau (au sens propre) et c'est le signal que tout le monde attendait, les quelques touristes échoués sur le sable se mettent aussi à faire trempette. Enfin on n'est quand même pas envahis par la foule, il n'y a pas grand monde. Première surprise, l'eau est chaude. Trop, en fait. On pensait se rafraîchir mais là c'est raté, c'est deux fois plus chaud que l'eau de la douche. Enfin c'est sympa quand même et on reste une bonne partie de l'après-midi.
Avant de repartir, on fait une pause à l'ombre et on se fait vite envahir par un groupe d'oiseaux bizarres mais pas farouches, qui ont compris que ce qu'on mangeait était certainement très bon. C'était un genre de corbeau miniature et décoloré, enfin comme on est gentils on a partagé.

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Premiers pas en Malaisie

Après avoir négocié sec un tuktuk (certains nous demandaient cinq fois le vrai prix, ça doit vouloir dire que certains touristes sont assez dupes pour payer cette somme?!) on arrive à la gare routière. On attrape un bus qui part pour Satun, et c'est un peu spécial... Disons que la déco du bus (c'est un bus privé, et ici les compagnes rivalisent imagination pour les intérieurs des bus, ça fait peur des fois) fait assez penser à un décor pour tourner un film X, mais bon, c'est tout à fait normal...

On était censés mettre une heure pour arriver à Satun, le trajet en a pris trois pour de mystérieuses raisons. On nous a débarqué à 15 km de l'embarcadère, et on s'est réfugiés dans un café plein de ventilateurs pour discuter de la suite des évènements. En plus, le café porte conseil, c'est bien connu. Coup de chance, deux autres touristes sont arrivés et ils prenaient le même bateau que nous, on a donc partagé un tuktuk géant et vroum! On a ensuite appris que c'était pas des vrais touristes, ils vivaient en Malaisie, donc ils nous ont un peu raconté comment c'était. Ça donne envie d'aller faire un tour plus au sud, mais on verra pour un prochain voyage, cette fois on n'a pas le temps. Sniiiif, plus que quinze jours, les neuf mois sont passés bien vite. On en prend conscience tout d'un coup, en se rendant compte que pour une fois on est limités dans le temps.

La traversée se fait rapidement, une heure plus tard on est arrivés. Surprise en sortant du bateau : il fait tout aussi chaud qu'en Thaïlande, mais on a l'humidité en prime, ce qui fait que l'atmosphère est assez irrespirable. On a ensuite eu un petit choc est une soudaine envie de reprendre le bateau en sens inverse : on a débarqué dans un complexe de boutiques, les taxis ont remplacé les tuktuks et on voit un champ de MacDo et Starbucks. On est déjà à Paris? Perplexes, on prend un taxi pour rejoindre les hôtels. C'est toujours très touristique, mais sans les grands immeubles. Pas tellement notre description de l'île paradisiaque idéale, mais bon, pour quelques jours de repos ça devrait aller.

Niveau prix, comme on s'y attendait, ça explose! On finit par trouver une chambre en ruine au prix d'une suite de luxe (oui, j'exagère, mais c'est en comparaison avec les autres pays) et on fait un tour sur la plage en regardant le soleil se coucher. Très cliché mais très joli : )

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vendredi 7 mai 2010

Trajet Laos


Enfin l'itinéraire du Laos, concoctée avec amour par notre photographe préféré. C'est plus joli que google map, je pense que je vais le mettre aux travaux forcés pour qu'il reprenne toutes les cartes du voyage et nous les fasse à la main. Vous en pensez quoi? : )

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Un petit pas de plus vers la Malaisie.

Petit coup de pression, le guichet de réservation des billets n'a ouvert que cinq minutes avant que le train n'arrive, on a bien cru qu'on n'aurait pas notre place! En attendant, on est l'attraction de la gare. On a finalement une bonne surprise, tout le monde a une place assise, et les bancs sont plutôt confortables, comme quoi les "classes" de trains ne veulent pas dire grand chose, ça dépend juste des trains! C'est un miracle, on est même arrivés à Hat Yai à l'heure, tout arrive.

ça change des dernières villes, on a un peu l'impression de débarquer dans un centre commercial géant, c'est assez grand et il y a des boutiques de vêtements et des bijouteries partout. On tombe dans un quartier chinois, où on trouve une guest house qui nous paraît être un palace après les dernières qu'on a faites. On part faire un tour, ce qui ici signifie rentrer dans les galeries commerçantes. On n'achète rien mais c'est toujours rigolo, ils vendent des choses ici qui ne nous viendraient même pas à l'idée en France! Autre avantage : il y a la clim, et entre midi et deux c'est pas du luxe ici. On décide d'aller faire un tour au ciné, qui est comme un gros vaisseau spatial, on s'y croit vraiment même à l'intérieur! Un seul film en anglais et la seule séance de la journée est commencée, tant pis...
Nos plans pour demain : rejoindre la Malaisie. Encore une fois on ne peut pas réserver, un chinois hyperactif nous indique la marche à suivre, comment jongler entre bus et tuktuk pour enfin arriver au ferry. Je sens qu'on va encore passer une journée qui ne sera pas de tout repos!

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Sud de la Thaïlande, le pays qui rend fou : )

Le bus de 10h30 a été retardé d'une demi-heure, le chauffeur terminait de gober un feuilleton idiot qui terminait à 11 h, donc l'heure de départ a dû être décalée, c'était bien évidemment un cas de force majeure! Le changement de mentalité avec le nord est flagrant... Ensuite, on s'entasse dans le mini bus, deux par siège c'est à mon avis une bonne moyenne...
Petit détail qui nous met hors de nous : les thaïlandais avaient tous réservé, donc ça devait être possible, seulement l'office de tourisme a certainement la consigne de ne pas le permettre aux étrangers... Au début du voyage on n'aurait jamais pensé qu'un truc pareil était possible mais là on a bien pris conscience que la France devait être un des rares pays à ne pas autoriser la discrimination.
Quatre heures plus tard, les muscles endoloris et un brin énervés par ce trajet particulièrement agréable, on débarque dans une ville sans charme où les guest houses semblent rares. On finit par trouver un truc très très glauque avec écrit “h te “ dessus, c'est un hôtel, donc. Le prix est fait sur mesure, “spécial farang”, puisque les deux femmes ont discuté pendant un quart d'heure avant de nous l'annoncer. La chambre est particulièrement minable, et assez sale par dessus le marché. La mémé antipathique tambourine sans arrêt à la port sous le moindre prétexte, et en profite pour nous lancer un regard particulièrement méchant à chaque fois qu'elle nous croise. Charmant, n'est-ce pas? Le légendaire sens de l'hospitalité thaïlandais a disparu à Chumpuon, on dirait. Dans la rue notre self contrôle est de nouveau mis à rude épreuve, on se retrouve à nouveau entourés de gens qui nous montrent du doigt et se foutent ouvertement de nous, et de bandes de branleurs qui me dévisagent de haut en bas en ricanant. Ça ne donne pas vraiment envie de visiter, du coup on reste dans un boui boui dont les proprios sortent du lot et sont bien symphatique.
On ressort quand même pour se renseigner, comment aller à Hat Yai, dernière étape vers la frontière? Pour le train, comme c'était prévisible, on ne peut pas réserver, donc le trajet est vraiment pas cher mais ça veut dire qu'on va rester cinq heures debout au milieu d'un wagon bondé où tout le monde nous dévisage et commente nos moindres mouvements. On a quand même demandé régulièrement ce qui les intriguaient, surtout en Inde et au Vietnam, et les réponses étaient assez spéciales... En premier, la taille de nos sacs (eux ils ont vraiment du mal à les porter, ils se demandent comment on fait), puis viennent les cheveux de Vincent (décolorés par le soleil et frisés, c'est surnaturel), et le fait que je ressemble un peu à une locale, mais pas tout à fait, du coup ils me dévisagent pour deviner. Donc ici on pense que c'est un peu les mêmes choses, on essaie de ne pas s'énerver pour si peu mais les sourires moqueurs et les doigts pointés sur nous nous font de nouveau sortir de nos gonds!
On a ensuite retrouvé avec plaisir nos amis arnaqueurs : on a essayé de nous faire payer deux fois le prix des locaux pour à peu près tout ce qu'on a voulu acheter, du coup on n'a pas de provisions pour le train demain. Est ensuite venue l'épreuve du restau : tous les clients, les serveurs, et même quelques cuistots sortis de cuisine pour voir la nouvelle attraction (nous) ont passé le repas à nous dévisager, en éclatant de rire à chaque fois qu'on avalait une bouchée. Très très accueillants, décidément, les thaïlandais! Pour couronner le tout, une bande de potes a débarqué dans la chambre juste à côté de nous, ils ont passé l'après-midi et la soirée en caleçons, porte grande ouverte, télé à fond et comme ils ne s'entendaient pas ils hurlaient pour couvrir le son. Le must? Grâce à la porte grande ouverte, c'est très vite devenu irrespirable dans notre chambre à cause de la dizaine de paquets de cigarettes qu'ils ont fumé, mais aussi du stock de poisson séché qu'ils s'étaient constitués pour grignoter devant la télé hurlante. On a vraiment l'impression de se retrouver chez des sauvages qui ne comprennent pas que d'autres gens vivent autour d'eux! La mémé antipathique a fini par débarquer, elle a gueulé plus fort qu'eux un truc qui n'avait pas l'air très sympa, et ils ont baissé le volume. Merci, mamie.

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Les voyageurs tournent en rond. Snif.

On a demandé à changer de chambre pour en prendre une moins chère, la proprio de la guest house avait dit que ce serait possible. Elle a changé d'avis pendant la nuit, on a donc changé de guest house , pas tant pour le prix que parce qu'elle nous avait menti.
On avait pensé passer une journée sympa à visiter la ville, mais avant... Opération réservation de bus ou de train pour le lendemain. On va faire un tour à l'office de tourisme qui nous donne un plan sur lequel la gare routière est indiquée. Parfait, on va y faire un tour! Le problème c'est que c'est juste un parking à bus, personne ne peut (ou ne veut) nous renseigner sur comment réserver un billet, ce qui semble indispensable ici si on ne veut pas se retrouver debout! Tant pis pour les bus, direction la gare, où il n'y a qu'un train "de jour" à six heures et pour lequel on ne peut pas réserver. Tous les autres partent à deux, trois ou quatre heures du matin! Bon... On retourne à l'office de tourisme, qui nous dit qu'on ne peut pas réserver de bus mais nous indique où on peut le prendre.On aura donc passé la journée à chercher des infos qui n'existent pas... On pense également que nos infos sont plutôt fausses, on a du mal à croire ce qu'ils nous ont dit à l'office de tourisme, qu'il n'y avait que des mini bus pour aller à la ville suivante, ça semble très bizarre, mais personne n'a l'air de vouloir vraiment nous renseigner.C'est agaçant de passer nos journées soit dans les transports, soit à prévoir comment on pourrait se déplacer! Du coup, on ne visite plus rien!

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Comportements variés : retour au Vietnam?

On est encore une fois bien décalqués après cette nuit merveilleuse, et on tente notre chance avec les trains : pas possible, le prochain n'est qu'à midi et demi, on n'a pas tellement envie d'attendre quatre heures... En fait, si on avait su, ça aurait été plus vite que la super solution foireuse qu'on a adopté (enfin, on ne pouvait pas deviner que ce serait aussi compliqué!).

On nous a indiqué une direction différente pour la gare routière, donc on a suivi. On aurait bien aimé prendre un tuktuk pour une fois mais le seul qu'on a croisé avait un chauffeur endormi sur les sièges, on n'a pas osé le déranger... On a donc marché un long moment, et quand nos épaules ont commencé à crier au secours, on a demandé dans un magasin s'ils savaient où était la gare routière. A notre grande surprise, la propriétaire du magasin est montée dans son pick up et nous a dit de nous mettre à l'arrière. Euh... Oui... Un peu habitués aux magouilles on se méfie, combien elle va nous demander pour ça? On n'a pas tellement le choix alors on accepte, et on a bien fait : c'était à une dizaine de kilomètres de la ville! Une fois arrivés, à notre grande surprise, elle a refusé qu'on la paie! C'est assez surprenant quand on voit que dans les autres pays, on tentait de nous arnaquer sur absolument tout! On a un peu de mal à réserver un bus, tout est complet... On finit donc par accepter celui qui arrive dans une heure et demi, où on peut espérer deux places debout. Et ben, ça promet... Un fois embarqués, on se prend un peu la tête avec le chauffeur qui est vraiment très con avec nous, uniquement parce qu'on est étrangers, et refuse qu'on s'assoit sur des petites marches dans l'allée sans aucune raison, tout en nous disant des trucs en thaïlandais qui n'étaient certainement pas très gentils et en nous poussant ou nous tapant dès qu'il pouvait. Une bonne partie du bus a l'air d'accord avec nous et le regardait avec mépris, et les passagers avaient l'air très gênés pour nous, certains nous proposaient même leurs sièges. ça fait un peu comme au Vietnam où tout le bus avait trop honte du comportement d'un vietnamien envers nous.
Quand on est arrivés à Chumphon, il était trop tard pour attraper une correspondance pour Surat Thani. Du coup, tous nos plans sont chamboulés, notre temps en Thaïlande étant limité on ne pourra voir les îles qu'au retour. On croise un couple de français qui comme nous étaient un peu à cran après plusieurs mois de voyage (quoi que la Thaïlande est peut-être le pays le plus light pour un voyage en Asie). On est partis avec eux à la recherche d'une guest house, et c'est la première fois qu'on refuse une chambre : on nous a montré des placards sombres et vraiment très sales à des prix monstrueux. On s'est rabattus sur une guest house avec des placards chers mais propres, à la propriétaire au comportement très vietnamien... Elle s'embrouillait, nous annonçait un prix à la place d'un autre, et finalement n'a voulu nous louer qu'une chambre "pas trop chère" alors qu'elle en avait trois de disponibles, sous prétexte qu'elle avait des réservations. C'était entièrement faux, on a bien vu que personne n'y a dormi! On a donc du prendre la chambre un peu hors de prix, celle-là elle voulait bien nous la refiler!

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Visite et chasse aux bus.

Même le jour c'est assez animé! Des cortèges de thaïlandais déambulent, portant de grosses enceintes, et des passants se joignent à eux et dansent tout autour. On prend un peu de hauteur en gravissant les je ne sais combien de marches, enfin c'est vraiment très haut, d'un temple qui domine la ville. On a passé toute la journée là-haut, non pas pour visiter le temple dont les portes étaient d'ailleurs fermées, mais pour la température (il y avait du vent, notre rêve). Une colonie de singes a élu domicile là-haut et on a passé un bon moment à regarder leur technique hautement élaborée pour voler un sac de bouteilles de soda. Le propriétaire des boissons avait tout de même de bons réflexes et les singes ont dû lâcher le sac, mais c'était bien tenté. Une vue dégagée sur la ville nous a aussi permis de voir que les plages étaient magnifiques, mais que personne ne s'y baignait. Dommage...
On a fait une petite chasse à la gare routière, et on a bien tourné en rond! En suivant les panneaux, on arrive à un endroit où il n'y a rien, et après avoir un peu tourné en rond et demandé notre chemin, on s'est rendu compte que la seule gare routière (qui n'est en fait qu'un arrêt de bus) ne dessert que le nord du pays. Je sens qu'on va bien rigoler demain, pour prendre un bus...
On a passé la soirée dans un petit restau sympa en bord de mer, où une multitude de bateaux aux éclairages verts préparaient leur départ en mer. La nuit était nettement moins sympa, le type de la chambre d'à côté n'arrêtait pas de hurler "wait wait wait, not now", on n'ose même pas imaginer ce qu'il faisait! En tout cas ça nous a bien empêché de dormir...

Diapo de nos amis les singes plus que du temple :

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Journée dans le train

En route vers Prachuap Khiri Khan, ville qui semble minuscule mais tranquille.On a pris un train en troisième classe, on a finalement eu notre place. Le problème c'est qu'ils n'ont pas de limite dans les réservations, on est donc restés debout un peu plus de deux heures. En plus, plus on se rapproche du sud, plus les thaïlandais ont des habitudes "indiennes": ils nous fixent de manière très dérangeante. On a donc passé deux heures à être le centre d'intérêt du train, et le moindre mouvement attise leur curiosité. Le mouvement le plus banal devient un spectacle pour tout le wagon, Oh, regardez, le farang se MOUCHE! Mais quel scooooop! Ils feraient mieux de lire un bouquin ou de regarder le paysage, parce que ça tape sérieusement sur le système.

Arrivés à Bangkok, on a un peu de temps mais impossible de sortir : il y a un orage qui fait trembler la gare et les rues sont transformées en piscines. On a donc simplement profité d'une connexion providentielle pour mettre le blog à jour : )
Deuxième train, on est assis! Ouf. Un peu avant l'heure d'arrivée prévue, c'est le branle bas de combat : tout le train se met en mouvement, on commence donc à préparer nos sacs pensant qu'on arrivait. Pas du tout! C'était l'heure de la prière, tout le monde s'est tourné vers la Mecque (à part les quelques bouddhistes isolés et nous deux).
Au final, on est arrivés avec un peu plus de deux heures de retard.Un peu de mal à trouver une chambre, on a appris que c'était parce que tous les fonctionnaires avaient quelques jours de vacance et beaucoup descendaient ici pour avoir un peu de tranquillité. On a donc loué un placard avec un lit de 90, tout ce qu'il y avait de disponible dans nos prix, enfin au moins c'était nickel.
Sur le marché de nuit, on a goûté un truc très spécial et un peu écœurant : un mélange oeufs-tempura-fruits de mer. ça pourrait être délicieux, le problème c'est qu'ils plongent le tout dans l'huile avant qu'elle ne soit chaude, donc c'est très huileux et par conséquent très indigeste.
Pour une petite ville, il y a de l'animation! En plus du marché de nuit, il y a une fête foraine et un bout de marché en plus, les rues sont pleines de gamins qui portent des peluches trois fois plus grandes qu'eux, plein de gens se baladent en bord de mer... L'ambiance est plutôt sympa!

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samedi 1 mai 2010

Nous sommes cuits (au sens propre).

Tentative de réservation de train pour le lendemain, on va faire un grand bond vers le sud, direction une ville au nom imprononçable. Impossible de réserver un train direct, donc on pense faire un changement à Bangkok... mais impossible de réserver un train pour Bangkok, on doit prendre le billet à la dernière minute! J'aime pas trop ça... Du coup on se retrouve avec le billet pour le trajet suivant, on a intérêt à attraper un aller pour la capitale, sinon on aura l'air malins!
Ensuite, opération photos d'identité pour quelques papiers de la fac : jamais vu ça! Le photographe m'a donné un gros pot de talc et m'a conseillé d'en mettre beaucoup. Sympa. Ben oui les thaïlandais sont des pots de talc ambulants, du coup ils ne transpirent pas, enfin faut voir ce qu'ils consomment c'est impressionnant!
Après midi visite d'un musée censé expliquer l'histoire de la ville : il était très bien fait, mais vraiment minuscule, enfin on est restés dedans un bon moment parce que l'air conditionné par une chaleur pareille, c'est le rêve! On est ensuite aller visiter les derniers temples principaux, et notre photographe a photographié à peu près chaque animal qui passait dans le parc.
On a ensuite mis en place le plan fraîcheur (question de survie) à grand renfort de douches glacées et de boissons composées essentiellement de glace pilée. La chaleur ici est intenable, du coup les plages du sud où on n'avait pas trop envie d'aller nous apparaissent comme paradisiaques : être dans l'eau toute la journée, on en rêve!

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Arrivée à Ayutthaya, ville trop miam!

On avait mis un réveil à cinq heures, heure d'arrivée indiquée sur le ticket. En fait, le train avait une heure et demi de retard, on a donc pensé se recoucher... mais les deux mamies qui avaient les couchettes du dessous voulaient qu'on se lève pour pouvoir replier les lits, ce qui est idiot car les couchettes du dessus sont très hautes, donc elles auraient pu s'asseoir! Les employés du train ont refusé de nous faire lever de force, étant donné qu'il n'était que cinq heures, et les mamies ont changé de place. On précise quand même qu'on est tombés sur les deux seules chieuses du train! Sinon, les thaïlandais sont vraiment très discrets et pas du tout embêtants, pas comme les vietnamiens qui parlaient à voix haute toute la nuit si ça leur plaisait, sans se soucier des autres.
On arrive juste à côté de l'embarcadère : la partie touristique de la ville (avec les temples et les musées) se trouve sur une île. On trouve un petit restau pour petit déjeuner, et le proprio est vraiment lourd : il confond guest house et club de rencontre, nous présente tous les clients de toutes les tables, et répète une vingtaine de fois qu'il adore la France, et que les Suisses et les Belges parlent aussi français (info inédite). Tout le monde le trouve très lourd, en fait le type est également très fan du pastis, il sent à dix kilomètres! Malgré ça, on prend une chambre chez lui, ses prix sont bien plus raisonnables que ceux des autres (enfin vu la tronche des chambres on comprend pourquoi). En prime, on récupère la chambre maudite : ici il faut croire que chaque hôtel a son pervers exhibitionniste, ici c'est un gros anglais qui trouve certainement très excitant de se balader à poil dans les couloirs, et qui squatte en permanence devant la salle de bain, essayant d'apercevoir quelque chose à travers la porte, certainement. Le truc très pratique aussi, c'est la salle de bain commune pour quinze personnes. Le top, c'est que les toilettes sont également dans la salle de bain, c'est vraiment galère il y a toujours quelqu'un, il faut faire la queue pour se doucher! D'habitude on a plutôt une salle de bain pour quatre ou cinq...
On se fait une énorme sieste tant qu'il fait chaud, et on prend le mini bateau pour aller sur l'île. On arrive à un grand parc aménagé autour des principales ruines de temples, c'est le genre de temples qu'on trouvait à Angkor. Quelques photos valent certainement mieux qu'un long discours, donc voilà :



On a passé tout l'après-midi dans le parc, avant de rentrer en passant par un genre de gros bazar en plein air. On a fait pas mal de provisions, pour la première fois en Asie …. Les prix des fruits sont indiqués! Et c'est cinq fois moins cher que ce qu'on nous faisait payer ailleurs, c'est cool de ne plus se faire arnaquer!

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crash test scooter en Thaïlande (pas de crash, ouaaaaais!)

On a demandé à notre travelo préféré de nous trouver un scooter, même si on a longuement hésité étant donné que la conduite ici est assez particulière... Dans les autres pays d'Asie ils conduisent bizarrement mais très lentement, donc on a le temps d'anticiper leurs conneries. Ici, pas moyen, ils font des rallies dans le centre ville! En plus on roule à gauche, ça arrange pas les choses pour nous autres pauvres petits français! Bref, j'ai proposé de conduire mais j'ai pas eu le droit. Comme si je conduisais mal, j'avais à peine un accident par mois quand j'avais un scoot! Au final, pas très compliqué, chacun roule où il veut, donc si on veut se mettre à droite ça passe très bien.
On a décidé d'aller sur une très haute colline, où un temple a été construit. C'était pas de la rigolade, ça montait sec et c'est incroyable : première fois que j'arrive à avoir l'estomac en vrac sur un scoot, les virages étaient tellement serrés... Arrivés en haut, ça nous fait tout drôle de voir des troupeaux de touristes, on était les seuls sur la route! Le temple était vraiment magnifique, payant comme au Laos et au Cambodge, mais la différence c'est qu'ici c'est particulièrement bien entretenu et que le prix est raisonnable, surtout par rapport à la taille et à la beauté du bâtiment!
Ensuite, on va faire un ptit tour à la gare pour réserver nos billets. On pensait aller à Bangkok, mais vu les évènements on va éviter... On jette notre dévolu sur Ayutthaya, ancienne capitale, et ville dont la description nous plaît bien! On a mis deux heures à réserver à cause d'une panne des ordis, et on s'est rendus compte qu'on s'y était pris un peu tard... On n'a pas pu avoir le train de 21h, celui de 18h avait encore quelques places de disponibles, mais ça ne nous arrangeait pas, car l'arrivée était prévue à 5h... Nous allons donc tester les couchettes de la seconde classe, air conditionné, lit du haut (pas le choix, c'est tout ce qui reste, mais c'est ce qu'on aurait pris, c'est le moins cher). Les prix sont plutôt raisonnables ici, et c'est assez facile de réserver, les gens parlent anglais!!!
Après ça, impossible de sortir, on a eu droit à un échantillon de mousson bien gratiné! Une fois l'averse calmée, on décide d'aller faire un tour au marché de nuit. Au final on y a passé la soirée, c'était vraiment immense. Par contre on se croirait de nouveau en Inde, les vendeurs nous sautent dessus, impossible de regarder quelque chose tranquillement. On n'a pas fait de folies, c'est un peu toujours les mêmes choses sur les marchés, on y va plutôt pour l'ambiance que pour les achats.

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Budget Laos


Nous ne sommes pas des gros gloutons, mais disons que si on veut manger autre chose que des soupes de noodles et du riz frit, c'est pas donné. Du coup, on a un peu craqué et déclaré l'état d'urgence de l'estomac qui n'en peut plus du riz, et on a déclenché le plan croissant-baguettes. Forcément, ça finit par chiffrer... On continuait à en manger, bien sûr, et a privilégier les restaus locaux : si on avait fait uniquement des restaus occidentaux pendant un mois, on aurait pu tripler le budget nourriture...
On ne trouve pas que le Laos soit particulièrement bon marché, enfin disons que la qualité étant plus que moyenne, les prix semblent exagérés dans certaines villes. Surtout après comparaison avec la Thaïlande, où on paie en général moins cher pour une qualité infiniment supérieure! Verdict de cet avant-dernier mois de voyage :
Nourriture : 243 euros
hôtel :148 euros
transports : 102 euros. Les bus ne sont pas donnés, on n'a pas payé plus parce qu'on n'a pas fait beaucoup de déplacements, nous sommes restés très longtemps à Luang Prabang, mais si vous prévoyez un mois au Laos en bougeant davantage, le budget transport pourrait bien doubler! Si vous prenez des bus privés, on n'en parle même pas...
visites : 36 euros, plutôt léger, enfin c'est sûr qu'on ne s'est pas ruinés à visiter des temples!
Divers : 22 euros
Total de 551 euros sur le mois.

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Chiang Mai, visite et problèmes (de visas et de chemises, rouges).

Notre mission du jour : prolonger nos visas. On se dirige tranquillement vers le bureau d'immigration, tout en visitant quelques temples sur la route.

Chiang Mai a une concentration de temples au kilomètre carré qui est assez impressionnante! Et ils sont souvent en très bon état, un vrai plaisir à visiter! Voici un petit diapo, qui ne vaut certes pas aussi bien qu'une visite mais ça vous donne un aperçu :

Une thaïlandaise très bavarde vient discuter avec nous, et la discussion dévie immanquablement sur le sujet du moment, les chemises rouges! Apparemment le conflit n'est pas prêt de se résoudre, et il vaut mieux éviter de s'habiller en rouge ou en jaune dans les zones sensibles, ça suffirait à se faire tirer dessus... Oups, les trois quarts de mes tee-shirts sont rouges, ainsi que mon énorme sac... Faudra mettre la bâche anti-pluie qui est verte!

On a trouvé assez facilement, mais mauvaise surprise : le bureau était surchargé, on avait sans exagérer une cinquantaine de personnes devant nous! Enfin comme les employés parlaient bien anglais ça nous a évité d'attendre pour rien : on ne peut pas étendre notre visa au-delà de sept jours, alors qu'il nous en faudrait dix sept, donc le problème est réglé, on va devoir aller jusqu'en Malaisie. Ça ne nous arrange pas vraiment, on n'aura pas le temps de visiter le pays étant donné qu'on commence compter les jours qui restent (snif), et ça nous fait une sacrée route!

On tombe sur un centre commercial, on y entre pour faire quelques courses, c'est vraiment énorme! Une galerie immense sur plusieurs étages, avec des magasins pour tout et n'importe quoi : Vincent craque sur un portable pour remplacer l'ancien qui a disparu, et je ne résiste pas à l'appel des vêtements (pas trop quand même, on commence à manquer de place).

Nous avons ensuite résolu un mystère très mystérieux : vous vous souvenez des petits galets transparents non identifiés? Vincent a mangé la moitié du sac, et on en a déduit que ce devait être du laxatif : )


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