vendredi 7 mai 2010

Sud de la Thaïlande, le pays qui rend fou : )

Le bus de 10h30 a été retardé d'une demi-heure, le chauffeur terminait de gober un feuilleton idiot qui terminait à 11 h, donc l'heure de départ a dû être décalée, c'était bien évidemment un cas de force majeure! Le changement de mentalité avec le nord est flagrant... Ensuite, on s'entasse dans le mini bus, deux par siège c'est à mon avis une bonne moyenne...
Petit détail qui nous met hors de nous : les thaïlandais avaient tous réservé, donc ça devait être possible, seulement l'office de tourisme a certainement la consigne de ne pas le permettre aux étrangers... Au début du voyage on n'aurait jamais pensé qu'un truc pareil était possible mais là on a bien pris conscience que la France devait être un des rares pays à ne pas autoriser la discrimination.
Quatre heures plus tard, les muscles endoloris et un brin énervés par ce trajet particulièrement agréable, on débarque dans une ville sans charme où les guest houses semblent rares. On finit par trouver un truc très très glauque avec écrit “h te “ dessus, c'est un hôtel, donc. Le prix est fait sur mesure, “spécial farang”, puisque les deux femmes ont discuté pendant un quart d'heure avant de nous l'annoncer. La chambre est particulièrement minable, et assez sale par dessus le marché. La mémé antipathique tambourine sans arrêt à la port sous le moindre prétexte, et en profite pour nous lancer un regard particulièrement méchant à chaque fois qu'elle nous croise. Charmant, n'est-ce pas? Le légendaire sens de l'hospitalité thaïlandais a disparu à Chumpuon, on dirait. Dans la rue notre self contrôle est de nouveau mis à rude épreuve, on se retrouve à nouveau entourés de gens qui nous montrent du doigt et se foutent ouvertement de nous, et de bandes de branleurs qui me dévisagent de haut en bas en ricanant. Ça ne donne pas vraiment envie de visiter, du coup on reste dans un boui boui dont les proprios sortent du lot et sont bien symphatique.
On ressort quand même pour se renseigner, comment aller à Hat Yai, dernière étape vers la frontière? Pour le train, comme c'était prévisible, on ne peut pas réserver, donc le trajet est vraiment pas cher mais ça veut dire qu'on va rester cinq heures debout au milieu d'un wagon bondé où tout le monde nous dévisage et commente nos moindres mouvements. On a quand même demandé régulièrement ce qui les intriguaient, surtout en Inde et au Vietnam, et les réponses étaient assez spéciales... En premier, la taille de nos sacs (eux ils ont vraiment du mal à les porter, ils se demandent comment on fait), puis viennent les cheveux de Vincent (décolorés par le soleil et frisés, c'est surnaturel), et le fait que je ressemble un peu à une locale, mais pas tout à fait, du coup ils me dévisagent pour deviner. Donc ici on pense que c'est un peu les mêmes choses, on essaie de ne pas s'énerver pour si peu mais les sourires moqueurs et les doigts pointés sur nous nous font de nouveau sortir de nos gonds!
On a ensuite retrouvé avec plaisir nos amis arnaqueurs : on a essayé de nous faire payer deux fois le prix des locaux pour à peu près tout ce qu'on a voulu acheter, du coup on n'a pas de provisions pour le train demain. Est ensuite venue l'épreuve du restau : tous les clients, les serveurs, et même quelques cuistots sortis de cuisine pour voir la nouvelle attraction (nous) ont passé le repas à nous dévisager, en éclatant de rire à chaque fois qu'on avalait une bouchée. Très très accueillants, décidément, les thaïlandais! Pour couronner le tout, une bande de potes a débarqué dans la chambre juste à côté de nous, ils ont passé l'après-midi et la soirée en caleçons, porte grande ouverte, télé à fond et comme ils ne s'entendaient pas ils hurlaient pour couvrir le son. Le must? Grâce à la porte grande ouverte, c'est très vite devenu irrespirable dans notre chambre à cause de la dizaine de paquets de cigarettes qu'ils ont fumé, mais aussi du stock de poisson séché qu'ils s'étaient constitués pour grignoter devant la télé hurlante. On a vraiment l'impression de se retrouver chez des sauvages qui ne comprennent pas que d'autres gens vivent autour d'eux! La mémé antipathique a fini par débarquer, elle a gueulé plus fort qu'eux un truc qui n'avait pas l'air très sympa, et ils ont baissé le volume. Merci, mamie.

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