jeudi 28 janvier 2010

En route pour Haiphong


Un bateau s'est arrêté à l'embarcadère, on se demande comment il flotte. C'est le nôtre! On nous demande au moins 20 fois si pour "seulement" 100 000 dongs de plus on ne préfère pas un machin qui va très vite. Ben, non, on a le temps nous... Et puis la traversée ne dure que 2h30, c'est pas la mer à boire sans mauvais jeu de mots!
Le bateau est plein de gamins qui nous montent dessus, se plantent à côté de nous et nous observent, tirent sur nos vêtements... On dirait qu'ils testent notre résistance. Ici, ils font ce qu'ils veulent, les parents ne disent jamais rien. La traversée est, à part ça, plutôt agréable et on arrive à Haiphong sans encombre. On sent tout de suite que la ville est moins touristique : les gens nous dévisagent comme s'ils n'avaient jamais vu de touristes, et se foutent de nous (ils le font tous, on n'a jamais compris pourquoi, mais il y a des fois où on doit vraiment se contrôler pour ne pas craquer... Si vous avez une réponse, une hypothèse...). On tourne en rond, on n'a pas de plan de la ville donc aucune idée d'où trouver un hôtel, et contrairement à l'Inde et au Népal, on ne peut pas demander aux gens dans le rue : personne ne parle anglais! On finit par trouver un truc correct, on va rester deux nuits.
La ville est assez jolie, avec un très grand parc et le mieux c'est le soir, il y a des éclairages partout ça fait très Noël! On se promène au hasard dans les rues, on fait nos courses et on repère la gare pour le lendemain : opération "réservation de billets"! Prochaine destination : Lao Cai, très au nord, pour ensuite aller à Bac Ha dans les montagnes. Les opportunités de trek sont équivalentes à celles de Sapa, mais la ville est bien moins touristique.

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Voyage organisé : une grande première pour les voyageurs!

Malgré notre allergie à tout ce qui ressemble de près où de loin à un voyage organisé, et malgré tous les avis négatifs que nous avons eu à ce sujet (les voyageurs que nous avons rencontré avaient souvent été déçus par leurs excursions, et on ne parle pas des forums de voyages qui recensent un nombre incalculable de touristes s'étant fait arnaquer), on a du capituler car ils est impossible de faire le tour de la baie d'Ha Long en indépendant.
Départ 8h30, et ça commence bien : le bateau est tout petit, pas un des gros machins où on entasse des dizaines de touristes, et on n'est que 9, que des gens dans notre tranche d'âge. Gros coup de chance, on s'entend super bien avec tout le monde (sauf deux faux blonds qui refusent obstinément de parler à qui que ce soit) et on échange beaucoup sur nos expériences de voyages. On dirait que le fait de prendre une année sabbatique en a séduit plus d'un, et que ce type de voyage se répand de plus en plus!
Encore une fois on a de la chance : il n'y a pas trop de brouillard et la vue sur la baie est magnifique.
Première halte : on débarque sur une petite île qui ne paie pas de mine pour visiter une grotte dont l'entrée est minuscule. Surprise! La grotte est en fait immense et très belle, on y passe près d'une heure! Inutile de dire que notre photographe s'en donne à coeur joie : ) .
On repart, et petit arrêt dans un coin trop mignon pour manger : repas très vietnamien, les plats sont déposés sur la table et chacun se sert. Les faux blonds engloutissent sans se préoccuper de ce qui reste aux autres, et on se partage à 7 un demi filet de poisson qu'ils ont daigné nous laisser. Du coup, on se garde tous les autres plats. De rage, Ken et Barbie finissent les cacahuètes : la guerre est déclarée! Ah, on se croirait à l'école...
Tout la monde va faire du kayak, nous on n'a pas payé le supplément et on reste avec le bateau pour nous tout seuls! : ) Ils ont une demi-heure de "libre", mais au bout d'une heure Ken et Barbie ne sont toujours pas rentrés! On des membres de l'équipage va les chercher et leur gueule dessus pendant un bon moment : les joies des excursions en groupe...
Dernier arrêt : l'île aux singes, où on ne s'arrête malheureusement pas assez longtemps. On vous mettra une petit vidéo : )
Bilan de la journée : plutôt pas mal, on a eu la chance de tomber sur un bon groupe et une entreprise qui n'arnaque pas, mais serons nous aussi chanceux la prochaine fois? On préfère toujours, autant que possible, voyager par nos propres moyens!

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Escalade improvisée : bien plus dur que le Népal!

Programme du jour : rando dans le parc national de Cat Ba, la plus grande partie de l'île est protégée, on a hâte de reprendre la marche! (nostalgie de l'Annapurna). Pour y aller, il y a bien des bus publics, on a vérifié une fois sur place, mais personne ne veut nous dire où ils se prennent bien sûr! On nous affirme qu'il n'y a que les bus privés à 50 000 dongs par personne (ça fait quand même cher l'aller-retour). Pour 3 dollars, on se loue donc un petit scooter (rouge, comme aux Canaries) et on vroum vroum tranquillement. Sur la route, on s'arrête à une grotte : un type est là pour nous faire visiter mais il est scotché à sa télé et préfère suivre son émission que faire son boulot. A moins qu'on ai eu la malchance d'arriver à l'heure de la pause?
Direction le parc, où on choisit un des plus longs circuits : l'étang aux grenouilles. On y arrive en deux heures de montées/descentes assez méchantes, c'est assez dangereux ça glisse pas mal, et la dernière partie ressemblait plus à de l'escalade qu'à de la rando. Téméraires, et avec encore une partie de la journée devant nous, on décide d'aller jusqu'au village indiqué 6 kilomètres plus loin. Le sentier qui n'avait déjà plus tellement une tête de sentier s'arrête complètement, la difficulté s'accroît sensiblement. On traverse de grandes parties dans des très hautes herbes (c'est rassurant en plus on sait qu'il y a des serpents on en a croisé sur le chemin) et on ne peut plus avancer qu'en escaladant des gros rochers glissants et bien pointus. On finit de bousiller nos chaussures de rando, et on finit par capituler, on tient trop à notre vie. On est complètement cassés, demi-tour, et quatre heures plus tard on arrive au scooter mais dans un état... On est pleins de boue et nos muscles crient au secours, c'est impressionnant même au Népal on n'a jamais eu aussi mal aux muscles! Le paysage valait quand même le coup, et puis on est super chanceux d'avoir fait la rando ce jour là : pour une fois il ne pleut pas! ça nous fait aussi un sacré entraînement pour le nord du Vietnam, où on va passer quelques jours à marcher dans les montagnes.
Mais soyons positifs : aucune difficulté à s'endormir ce soir-là malgré les voisins qui avaient transformé leur maison en boîte de nuit. : )

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dimanche 24 janvier 2010

Cool, calme, zen... Journée détente après journée de m...

Réveil en fanfare, on va décidément détester les groupes organisés : ce matin, 7h30, quelqu’un sonne (oui, il y a des sonnettes à la porte de chaque chambre). On croit à une erreur, mais 5 secondes plus tard un mec débarque dans la chambre. Surpris, notre photographe qui n’a pas encore eu le temps de s’habiller plonge sous les draps : ) tandis que j’empêche le type de rentrer dans la chambre. Pas gêné du tout, il jette un coup d’œil à Vincent qui en retour lui lance son regard le plus noir (pas évident avec des yeux bleus) et je lui demande ce qu’il veut. Il me dit que le bus ne va pas tarder à partir et qu’il faut qu’on se dépêche d’aller prendre le petit dej en bas. Grrrrr… Je lui explique qu’on ne fait pas partie du groupe, et il me répond « oui, oui, mais dépêchez vous le bus doit partir bientôt ». En clair il ne parle pas anglais et ne connaît que sa petite phrase apprise par cœur. Sympa le réveil heureusement qu’on ne traîne pas trop au lit…
Ensuite, on change d’hôtel pour en trouver un moins cher et avec wi-fi. On trouve la perle rare, avec en prime une vue sur la baie et une jolie chambre pour 8 dollar. En fait, on n’a payé que 7 dollars pour deux nuits, la fille s’est bien plantée en rendant la monnaie. Au début du voyage on aurait été honnêtes, mais là on s’est tellement faits avoir qu’on n’a plus trop de remords (surtout après la journée qu’on a passée hier).
Direction bureaux de renseignements : on apprend qu’un petit bateau pas trop cher fait la traversée quotidiennement entre Cat Ba et Haiphong, on prendra ça pour notre prochaine étape. On récupère un plan de la ville, et on se réserve un petit bateau pour faire un tour de la baie et aller tout de même voir ces fameuses grottes. Et oui, on capitule, il est impossible de faire autrement alors ils nous auront eu à l’usure… Snif. Par contre, on visitera le parc national de l’île par nos propres moyens, même le bus est hors de prix ! On va donc louer un petit scooter et demain on part à la découverte de l’île.
Après avoir eu toutes ces informations, on trouve un petit chemin qui mène aux plages. Aujourd’hui on a de la chance : pas de brume, que de la pluie! Le chemin est très mignon, mais les alentours des plages ont été victimes du bétonnage intensif qui continue de massacrer la beauté de l’île. On a quand même des jolies vues sur la baie ! On part ensuite à la recherche du « vrai » village qui n’est pas très loin. Un petit diapo vaut toutes les explications du monde…



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samedi 23 janvier 2010

Petites infos pour vous éviter les galères...

Informations pour ceux qui veulent partir à leur tour


Cet article est destiné à ceux qui veulent visiter la baie sans trop dépenser, et en passant par le moins d’intermédiaires possible. Les informations ne sont peut-être pas complètes, mais nous faisons le maximum pour qu’elles soient utiles et pertinentes. Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à nous les faire partager, en commentaire ou à l’adresse e-mail suivante : samsoreil@gmail.com

Pour vous rendre à Cat Ba… Le mieux, si vous ne tenez pas absolument à passer par Ha Long city, est de prendre un bus à la station de Gia Lam à Hanoi pour vous rendre à Haiphong. A partir de là, les bateaux pour aller à Cat Ba sont bien moins chers qu’au départ d’Ha Long, où avec le bateau et le bus (obligatoire) vous en avez pour minimum 200 000 dongs par personne. Le trajet Cat Ba – Haiphong ne coûte que 80 000 en « slow boat » (2h 30) et 130 000 si vous souhaitez l’option plus rapide (1 h). Au départ d'Ha Long City, le bateau coûte 100 000 dongs par personne, repas non inclus, et vous devez régler en plus une taxe de 30 000 dongs (40 000 si vous visitez les grottes sur la route) pour "avoir le droit de naviguer sur la baie". Et oui, ils grattent de l'argent là où ils peuvent, sont très imaginatifs pour inventer des taxes sur des trucs auxquels on n'aurait jamais pensé...

Pour les excursions d’une ou deux journées… Le tour de la baie ne peut être fait qu’en groupe organisé, à moins que vous n’acceptiez de payer plus cher pour un bateau 2 personnes ! L’autre attraction principale sur Cat Ba est le parc national, où vous pouvez facilement vous rendre par vos propres moyens. En général, on constate des prix légèrement plus bas en réservant à Cat Ba par rapport à Hanoi ou Ha Long. Toutes les agences pratiquent à peu près les même prix, on vous a fait un petit récapitulatif. Les prix ci-dessous comprennent le transport, un guide anglophone et le repas du midi.

-Baie d’Halong au départ de Cat Ba , visite d’une grotte, tour de la baie et visite de l’île aux singes: 15 USD par personne, 17 si vous voulez en prime un p’tit tour en kayak. Pour la même chose mais pour deux personnes seulement (sans le groupe !) comptez 70 USD. (Départ 8h, retour 17h).

-Tour de la baie sur deux jours : 50 USD/personne. (Départ 8h).

-Journée en kayak, avec visite de l’île aux singes et arrêts sur des plages pas encore bétonnées : ) : 17 USD/personne. (Départ 8h, retour 17h).

-Journée au parc national de l’île (trek de 4 heures, visite de villages, frais d’entrée dans le parc inclus) : 14 USD/personne. (Départ 8h, retour 17h).

Petite info supplémentaire pour les voyageurs à budgets serrés : l’île est TRES touristique, ce qui veut dire que les prix s’en ressentent !

-Impossible d’acheter quelque chose à un prix correct dans une épicerie, les prix sont très exactement deux fois plus élevés qu’à Hanoi. Si vous avez la place, faites quelques provisions !

-Peu de restaurants locaux, et ils sont bien cachés ! Pour les trouver, lorsque vous êtes sur la promenade qui longe la mer marchez environ un quart d’heure sur la droite, vous serez récompensés par des prix un peu plus raisonnables.
-Les locations de scooters à la journée ne sont vraiment pas chères, vous pouvez vous en tirer pour 50 000 dongs ! Faites un petit tour sur le front de mer, et comparez les prix !

-Un hôtel pas mal, avec des chambres très très bien (vraiment !) à partir de 8 dollars, wi-fi compris et une jolie vue sur la baie : le Cat Ba dream, un des nombreux hôtels de l’avenue principale. Les prix du restaurant sont par contre en rapport avec ceux pratiqués en ville…

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Je déclare officiellement le 22 janvier comme la journée la plus stressante du voyage!

Départ sous la vilaine grosse pluie, et marche d’une heure avec les gros sacs.
Aujourd’hui, c’est la fête à Vincent, et il ne le sait pas encore mais ce sera dans tous les sens du terme : cette journée est de très loin la pire que nous ayons passée jusqu’ici… Forcément, on arrive à l’embarcadère trempés, mais on essaie de faire un effort pour positiver. Là, le type qui nous a vendu les billets hier est plus mielleux que jamais, ça doit cacher un truc… Il commence à parler photo avec Vincent (OH !!! j’ai le même appareil photo !!! Ben oui ça nous fait une belle jambe…) et à devenir assez tactile, on va dire, ce qui pour nous est assez désagréable. Bingo ! Voilà l’arnaque ! Il nous signale qu’il faut encore payer 40 000 dongs par personne pour « avoir le droit de naviguer sur la baie ». Déjà, on n’est pas au courant. Et même si ce n’est pas une arnaque, on lui fait remarquer qu’il aurait pu nous le dire hier. Il nous dit que pour nous c’est pas grand-chose, on est des occidentaux riches, ça représente rien blablabla … J’avoue que j’ai un peu perdu patience en lui expliquant de moins en moins gentiment que c’était une question de principe : il avait « oublié » de nous prévenir de ce petit supplément… Après vérification au guichet, c’est 30 000 et non 40 000 qu’il faut payer. On attend un peu plus d’une heure debout sous la flotte (je vous raconte pas l’état de nos épaules) avant d’embarquer sur le bateau. On nous avait bien précisé avant que l’on embarque que la nourriture n’était pas comprise dans le prix du billet, mais qu’on pouvait commander à bord. On aurait bien aimé, mais le mec qui s’occupait du service nous assure qu’il n’y a plus de nourriture, mais que si on veut on peut partager le plat des autres (tout en payant le prix d’un repas)… ça sent vraiment le foutage de gueule, et le fait d’avoir une faim de loup ne nous aide pas à relativiser.
Le bateau s’arrête 40 minutes, on est en fait les seuls à ne pas faire partie d’un groupe et les autres vont visiter une grotte pour laquelle on n’a pas payé, donc on reste sur le bateau. Honnêtement, sur ce coup-là on est plutôt contents, il pleut des cordes et la grotte n’est pas toute proche (15 minutes de marche, 10 minutes dans la grotte, et retour au bateau, qu’est-ce qu’ils doivent s’éclater !).
On dirait que c’est juste exprès pour nous énerver : le personnel du bateau s’avale une grosse platrée de riz aux légumes juste à côté de nous. Plus de nourriture, hein ?
Les gens débarquent de leur visite, nous on a décidément eu de la chance de rester à bord … Il y a environ 20 personnes qui se trouvent sans sièges, trempés et obligés de s’asseoir par terre sur les rares coins de libres. Rentabilité, rentabilité…
Dernière petite arnaque : on nous dit que le bateau ne nous déposera pas dans la ville principale de l’île mais à 45 kilomètres de là (alors qu’il y a un port à Cat Ba Town, si ça c’est pas juste pour nous faire cracher la thune)…
Conclusion : si vous prévoyez de faire un voyage au Vietnam, on va vous donner le nom de la compagnie qu’on a prise, histoire que vous choisissiez n’importe laquelle sauf celle-là : Ngoc Lam tourism joint stock company, indochina sail.
Adresse :
No 1A, Anh Dao street
Bai Chay Ward, Ha Long City
Quang Ninh Pro
Vietnam
Je balance pas le nom du type adorable qui nous a vendu cette sublime traversée, mais il s’appelle Alex Son. : )
Bon, alors après si vous organisez le voyage complet avec cette entreprise (bus, bateau, visite des grottes, re-bus arrivés à Cat Ba) vous avez certainement droit à un autre niveau de service. Et puis si vous aimez être encadrés et que ça ne vous dérange pas de faire partie du troupeau et de vous sentir comme des gamins en voyage scolaire, allez-y ! Je rigoooole, c'est juste pas notre truc.
On arrive donc à Cat Ba, on veut monter dans le bus mais le type qui nous avait promis une place dans le bus en question nous dit que c’est complet, qu’on doit prendre une « moto ». Ah, il parle du petit scoot tout pourri qui a déjà du mal à avancer avec le poids du chauffeur, et il faudrait qu’on y monte en plus tous les deux avec nos sacs de 20 kilos chacun ? En plus, il pleut des cordes. Sans aller jusqu’à faire un scandale, on explique calmement au mec (assez fort quand même pour que tout le monde entende) que c’est vraiment un sale menteur et qu’il nous a raconté des bobards sur toute la ligne. Aucun bus ne passe par là, c’est vraiment très paumé comme endroit, et on commence à se demander sérieusement comment on va faire pour arriver en ville. Un autre bus pour touristes s’arrête et nous dit que si on veut, il reste deux places, mais à un prix exorbitant. On essaie de négocier : impossible, ils savent qu’on est complètement dépendants d’eux et on finit par payer, bien obligés. On se pose dans le premier hôtel qu’on trouve, les nerfs à vif. Au moins, la chambre est encore une fois parfaite.
On fait un rapide tour de la ville sous la pluie qui tombe de plus en plus fort, et on se rend compte qu’on est dans une sorte de club med « à l’air libre », une ville construite de toute pièce pour les touristes : les prix sont exorbitants même dans les supérettes, et dans les restaurants on n’en parle même pas. Forcément, pas de petits bouibouis où on a l’habitude d’aller manger, que des machins où on est obligés de lâcher au moins 100 000 dongs pour avoir un repas correct(vous allez me dire, c’est pas énorme, mais quand on part un an on fait assez attention à tout, et c’est énervant de payer quatre fois le prix d’un repas à Hanoi dans un coin aussi moche et pour les même plats). La « vraie » ville, pas le village playmobil dans lequel on a débarqué, a l’air d’être un peu plus loin : on ira voir demain.
On respire un grand coup, et voilà le programme pour la suite : on va arrêter de tenter d’organiser nous-mêmes, ou alors uniquement quand c’est assez limpide, et on se fait une journée visite de l’île demain, juste explorer un peu les alentours et essayer de trouver une vraie ville, et un petit tour sur les plages si la pluie s’arrête : ) Quoi que c’est très joli sous la pluie aussi, en fait. Et puis dimanche, peut-être faire une petite rando dans le parc naturel de l’île, mais là encore si on ne passe pas par un truc organisé on ne sait même pas comment aller à la réserve. Bref, on n’a plus qu’à trouver les renseignements et à faire un peu de yoga pour gagner en zénitude.

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Jeu de piste, on est toujours aussi nuls... Snif...

Petit retard dans la parution des articles, on n’avait pas internet ! On vous met donc les dates, que vous suiviez nos péripéties dans l’ordre…
21 JANVIER : Programme du jour : trouver la « montagne aux poèmes » qui est quelque part dans Ha Long City et du haut de laquelle on a, paraît-il, une très belle vue sur la baie. En plus, au pied de la montagne, il y a quelques pagodes à visiter… Bref, une journée bien sympa en perspective ! On va faire un tour le long de la jetée à la recherche de l’office de tourisme où un vietnamien horriblement mielleux nous vend des tickets pour aller sur l’île de Cat Ba le lendemain. On a fini par capituler et on va se joindre à un groupe organisé… Snif. On prend ensuite un bus public (j’insiste : les compagnies de bus privés vous disent toujours que les bus publics sont tout pourris et difficiles à prendre, et c’est pas vrai du tout ! Si on compare à l’Inde et au Népal, les bus vietnamiens sont loin devant en terme de confort) pour aller à Hon Gai, autre moitié de la ville, bien moins touristique. On fait un petit tour toujours sous la pluie dans un marché mignon, et on va se prendre du café glacé avant de partir en quête de la pagode. Le problème, comme d’habitude, c’est de se faire comprendre. J’ai finit par déployer l’étendue de mon talent artistique en faisant un magnifique dessin (Vincent se foutait de moi, mais c’est qu’il ne comprend rien à l’art) avec une petite pagode et des moines bouddhistes. Du coup, les gens comprenaient ce qu’on cherchait parce que le nom de la pagode, personne ne connaissait. On a tourné pendant quatre heures dans la ville, en tout on aura demandé à environ vingt personnes différentes, mais tout le monde nous indiquait une direction différente. Fatigués, on a capitulé, mais au moins on aura visité un quartier différent ! Et bien plus animé que Bai Chay, le repère des touristes, qui est plutôt mort en ce moment (surtout quand on compare à Hanoi où c’était vraiment très vivant).

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mercredi 20 janvier 2010

Vers la baie d'Halong!!!

Ah, depuis le temps qu'on attend ce moment, un rêve est en train de se réaliser! Super happy, on part de bonne heure archi motivés pour attraper un bus direction Halong city. Pour aller à la gare routière? Rien de plus simple! Toujours tout droit, nous dit le mec de l'hôtel. Euh... Non enfin sur le plan faut quand même tourner de temps en temps, on suit donc le plan et on se retrouve dans un quartier pas du tout touristique : tout le monde se retourne sur nous (ils doivent pas voir beaucoup de visiteurs dans le coin) et beaucoup se foutent de nous parce qu'on porte des gros sacs (ils sont assez moqueurs, on avait déjà vu ça : on a une mèche de travers et ils sont explosés de rire). On arrive dans un cul de sac, on repart, et à un moment on voit un pont au loin : on a du marché quelques kilomètres de trop... Demi-tour, on arrive au pont exténués et on se rend compte que de le prendre à pied c'est un peu comme de marcher sur une autoroute en France (sauf qu'ici en plus il y a des scooters qui roulent à contre-sens). Bref, obligés de prendre un taxi : le prix est vraiment très bas, et on s'est rendu compte que même à ce prix là on n'avait pas été assez durs en négociation. Le prochain coup on reprendra les bonnes habitudes!
Arrivés à la gare routière, on se fait assaillir par les compagnies privées qui veulent nous refiler des bus à prix exorbitants, et on dit non à tout le monde calmement, une fois, deux fois... Après on s'énerve un peu parce qu'en plus de nous tirer dans tous les sens et de nous hurler dessus de venir, ils se foutent de nous. On reprend notre calme, et on cherche les bus publics que personne ne veut nous indiquer, évidemment. On fait le tour de la gare routière, rien! On finit par capituler parce que mine de rien l'heure tourne, et on fait baisser le prix de moitié pour un bus privé. Là, on s'est rendu compte que les prix dépendaient vraiment de la capacité de négociation de chacun : certains ont payé le même prix que nous pour un quart du trajet, d'autres la moitié de ce qu'on a donné pour aller plus loin. Mais au final on ne se plaint pas, c'est very cheap et le bus est très confortable, rien à voir avec l'Inde ou le Népal (même si sur le toit c'était quand même rigolo).
Le bus nous dépose en plein milieu d'une rocade, et il a déjà redémarré avant qu'on ai pu demander de quel côté était la ville. Nous on croyait qu'il allait quand même nous déposer à un endroit plus adapté... Une armée de motos nous attendait, et bien sûr tous les conducteurs se foutaient de nous quand on a dit qu'on allait en ville à pieds. Et oui, avec nos deux sacs chacun et la route toute glissante à cause de la pluie (oui, parce que pour couronner le tout il pleuvait), on n'avait pas vraiment envie de monter. Halong City n'était pas très loin, même si avec les sacs on a toujours l'impression que ça ne finira jamais, et on se retrouve devant toute une allée d'hôtels de luxe. On essaie de se faire tout petits en passant devant, on fait un peu pouilleux avec nos sacs de tous les côtés et nos baskets toutes déchirées. Une femme sort quand même de l'un des hôtels, on n'a pas réussi notre opération camouflage, et nous propose une chambre. On demande le prix, juste pour rire : 150 000 dongs. Là, on fait de notre mieux pour ne pas faire une tête trop surprise. C'est vraiment pas très cher... On rentre dans l'hôtel, on n'aurait jamais pensé dormir là-dedans, c'est de loin le plus "chic" qu'on ait jamais fait... On négocie un peu le prix pour la forme et on se plonge dans nos recherches pour trouver comment faire un ptit tour dans la baie sans monter sur un des gros bateaux attrape-touristes. Problème : encore une fois, tout semble fait pour qu'on soit obligé de réservé une excursion organisée... Snif. Si vous avez des idées pour qu'on le fasse en "indépendants", n'hésitez pas...

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mardi 19 janvier 2010

Les français sont des méchants, les vietnamiens sont des gentils!

Ce matin, pour se mettre de bonne humeur (ouaiiiiis !) on est allés visiter la prison Hoa Lo, maintenant transformée en musée (qui était vraiment bien fait), mais on retrouve des descriptions peu objectives. Encore une fois, le but n’est pas d’informer mais de bien rappeler que les français sont des gros tyrans. Et oui, c’est une guerre, il y a des prisonniers et des morts dans les deux camps, c’est le principe d’une guerre quoi ! Ils y sont allés un peu fort quand même en affirmant que les prisonniers occidentaux dans les prisons vietnamiennes étaient à l’époque beaucoup mieux traités que ne l’ont été les vietnamiens par les français. Des preuves ? Des traductions incomplètes de documents, et des images bien choisies. Ça me fait bien rire quand on voit qu’il y a quelques jours le procès de deux vietnamiens a été ouvert, et qu’ils risquent la peine de mort pour avoir osé créer un site web dénonçant le manque de démocratie au Vietnam. Vive la justice vietnamienne ! Alors OK, les français ont peut-être pas fait que des choses géniales dans les colonies, mais je trouve ça un peu limite de nous en tenir encore rigueur (une vidéo se termine par « les vietnamiens n’oublieront jamais tout le mal qui leur a été fait »). C’est cool, mais les générations actuelles n’y sont pour rien, je trouve que c’est un peu du même niveau que de dire qu’on ne parle pas aux allemands parce que c’est tous des nazis. Bref, on aura toujours une dette envers eux, quoi qu’on fasse.
Retour à l’hôtel pour l’élaboration d’un plan de voyage pour les deux mois à venir, enfin plus tout à fait, (et oui, on devient organisés) et on récupère nos visas avec plein de jolis tampons en plus !
Un des employés de l’hôtel nous a encore fait goûter un truc bizarre : des carrés de riz gluant mélangé à des œufs, le tout bouilli dans des feuilles de bananier puis frit dans de la graisse de poulet. C’est vraiment bon, mais assez bourratif. On en avait déjà vu mais le prix qu’on nous avait annoncé était exorbitant (30000 dongs). Et là, accompagnés d’un vietnamien on paie 6000, comme c’est étrange… Même en Inde, on n’a jamais vu de différence sur les prix de la nourriture entre étrangers et locaux !
Dans le chapitre des bizarreries vietnamiennes (qui ne sont bizarres que pour un occidental), on en a une pas mal. Ce midi, on a pris un café glacé (ça permet de retarder la crise cardiaque, un peu plus violente avec le café vietnamien chaud) dans un petit bar avec tous les hommes d’affaires du coin. Habillés super classe, portable dernier cri, et tous le même détail qui tue : des grosses tongs en plastique toutes moches et abîmées. Petit jeu : qui peut nous dire pourquoi ? Et oui on a quand même finit par comprendre, et c’est bien quelque chose de logique !
En rapport avec le musée de ce matin, on a vu un truc rigolo, suis trop déçue qu’on n’ait pas réussi à prendre une photo ! Et oui, le souvenir de la guerre reste très présent, beaucoup d’hommes ont la panoplie complète de petit soldat d’Indochine, mais là on en a vu un qui était terrible : il était sur un vieux vélo peint en kaki et il avait fabriqué une mini-hélice d’avion pour mettre devant. Son visage n’avait pas l’air d’être conçu pour sourire, ce qui rajoutait une petite touche guerrière au tableau.

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Today, on se renseigne pour aller à la pagode parfumée, un ensemble de pagodes pas très loin d’Hanoi. On a passé la journée à essayé de programmer ça : impossible. Enfin si, mais en groupe organisé, et on est un peu allergiques à ce genre de choses. On a bien essayé de se faire un programme pour y aller par nos propres moyens, mais c’est bien plus difficile : on pense passer plus de temps à nous perdre qu’à visiter… On a presque capitulé, on a commencé à prendre les renseignements pour nous ranger dans l’un des nombreux troupeaux de moutons qui y vont tous les jours, mais ça ne nous convenait vraiment pas : timing trop serré et « ballade » jusqu’à la pagode en téléphérique (oscoooooour !) alors que nous on veut le faire à pied (même pas peur). Bref, on oublie, et peut-être qu’on aura plus de chance au départ de Ninh Binh.
Au petit dej, surprise ! Avec les gros pains tout miams on nous sert une petite surprise : un fruit mystère !!!




C’est très bon, mais on ne vous dira pas ce que c’est : à vous de trouver ! On n’a même plus à aller acheter de fruits bizarres, ils atterrissent tout seuls sur la table du ptit dej, c’est pas génial ça ? Finalement, on récupère l’objectif de l’appareil, dans lequel les pièces sont miraculeusement réapparues (ils ont quand même gardé quelques vis, mais rien de bien méchant).

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lundi 18 janvier 2010

Petit jeu, dans le même genre...

Etant donné que vous répondez de plus en plus vite aux questions, on va devoir accélérer le rythme des jeux! Petite question, donc, qui attend encore une fois une réponse assez complète : Pourquoi dans l'ethnie des Hmong les jeunes filles ne sont pas autorisées à monter au grenier? Ah, celui qui la trouve celle-là il est très fort. Bon début de semaine à tous, vous feriez quand même mieux de bosser au lieu de lire le blog au boulot et de répondre à des jeux idiots! N'est-ce pas Maggie??? : ) héhéhé!

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dimanche 17 janvier 2010

Petit jeu, plus rigolo que les autres mais réservé aux plus de 18 ans

Bonjour à tous! Le petit jeu d'aujourd'hui pourrait choquer les âmes sensibles. Un peu plus difficile que d'habitude, tout de même. Vous allez visionner une image à caractère pornographique, et celui qui gagnera le jeu sera celui qui le plus rapidement nous expliquera sur quel type de "construction" on trouve ces magnifiques statues, et à quoi cela sert!


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Fin de semaine, relax...

... Enfin pas tant que ça, la journée a commencé fort! On retourne à la petite boutique où on avait laissé l'objectif de l'appareil photo, ils étaient censés l'avoir réparé. Problème : le seul vietnamien qui parlait anglais n'était pas là, et il y avait comme un petit soucis... Non seulement l'objectif n'était pas réparé, mais en plus ils s'étaient servis à l'intérieur, il manquait les trois quarts du mécanisme. Cerise sur le gâteau, alors qu'on tentait tant bien que mal d'expliquer aux vendeurs ce qui n'allait pas, ils se foutaient de notre gueule en vietnamien. Inutile de dire qu'on était à deux doigts de s'énerver. Au final, ils ont du comprendre qu'on n'allait pas se laisser avoir et ils ont appelé une fille qui parlait trois mots d'anglais. Elle a l'air d'avoir compris ce qu'on voulait, on va voir demain si le boîtier a été regarni. Elle a quand même eu le culot de nous demander de lui laisser aussi l'appareil... Pour qu'ils prennent encore des pièces?
Après avoir perdu la matinée avec ces histoires, on passe devant le lac à l'épée magique où il y a un attroupement. Et devinez pourquoi? On avait bien lu qu'il y avait des tortues géantes dedans, mais on pensait que c'était plus tellement d'actualité. Et si, une bestiole énorme montrait le bout de son nez tandis qu'une foule de vietnamiens et de touristes surexcités les prenaient en photo.
On a ensuite finit par trouver le temple de la littérature, bien caché. Pas grand chose de littéraire, ça faisait un peu comme en Inde : on paie l'entrée pour pouvoir ensuite acheter dans les boutiques ou faire des donations. C'est un grand parc avec un grand temple, où toutes les filles en "tenues du dimanche" (soit tenue traditionnelle, soit très apprêtées) prenaient la pause pendant que leurs copains les photographiaient sous toutes les coutures. On s'est ensuite arrêtés dans tous les petits parcs qu'on trouvait où étaient organisés des combats de coqs (enfin je sais pas trop si les machins tous décharnés qu'on voyait étaient des coqs, mais bon...). Dernière petite chose très appétissante à voir avant de rentrer : on vous a déjà expliqué qu'ici les rues étaient regroupées par "thèmes" : on est tombés accidentellement sur la rue des boyaux! BURP...
Le soir, re-ballade dans les rues d'Hanoi où l'on peut encore profiter des spectacles de chant ou de danse, ou se joindre aux groupes de fitness en plain air qui envahissent les alentours du lac.

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samedi 16 janvier 2010

Journée riche en découvertes...

On ne sait même pas par où commencer pour vous raconter la journée d'aujourd"hui, tellement nous avons vu de nouvelles choses. Tout bien réfléchi, si on commence par le début, c'est pas plus mal...
Nous avons renouvelé l'exploit d'hier en nous levant de bonne heure, et nous sommes partis en quête du musée d'ethnologie. Un peu refroidis par le musée Ho Chi Minh, on retente notre chance... et on a bien fait!
On a traversé une bonne partie d'Hanoi, en se perdant un peu bien sûr, avant de nous arrêter à l'endroit où se tenait normalement le musée. Problème : pas de musée en vue. On rentre donc dans le premier magasin qu'on trouve, et on demande notre chemin. On n'a pas trop compris si la vendeuse nous snobbait ou si elle n'osait pas nous dire qu'elle ne comprenait pas, mais elle s'est contentée de me regarder (pas Vincent) avec un sourire figé. Un nouveau problème auquel on ne pensait pas être confrontés : ici, beaucoup de gens ne comprennent pas et ne parlent pas l'anglais. Si c'est comme ça dans la capitale, on va bien rigoler dans les cambrousses, enfin d'ici là on aura appris pas mal de mots j'espère. On continue à marcher un peu, et on tombe sur une grande avenue remplie de bus de touristes. Plus de confusion possible : c'est làààà!
Le musée n'est pas très cher, mais très, très bien fait (vous savez qu'on est des chieurs, alors pour qu'on écrive ça...). On a passé la journée entière à le visiter, d'abord l'intérieur où les expositions donnaient un tas d'informations sur les différentes ethnies présentes au Vietnam, les infos étaient très complètes et illustrées à grand renfort d'objets exposés, de photos et de films. Ensuite, le jardin immense abritait de nombreuses reconstitutions d'habitations des différents peuples : on est allés dans chaque maison, on a fait le tour du parc... D'ailleurs, un petit jeu pour vous, un peu plus coriace que les derniers, il faut bien ça pour que le jeu dure un peu : )
Nous avons aussi assisté à un spectacle de marionnettes sur l'eau, une "spécialité" vietnamienne. Voici quelques images, en attendant un vidéo de la doudou compagnie (nouveaux producteurs de films).





Pour finir, nous sommes allés au marché de nuit qui est immense, pas très loin de notre quartier, flâner parmi la foule à la recherche de l'objet rare (que nous n'avons pas trouvé). On en a profité pour goûter des nouveaux trucs, et on s'étonne qu'au rythme où on teste des machins bizarres on ne soit pas encore malades, on a du être immunisés en Inde... Au menu : des petits fruits noirs que les vendeuses épluchent, la chair est blanche et ça a le goût de ... rien, en fait, peut-être qu'on peut comparer ça à un radis sucré? Et on a aussi tenté un sac de boules roses non identifiées, qui doivent être un genre de cerises qui avaient l'air confites, des cerises normales, bonnes sucrées... Surprise! Il y avait aussi du piment dedans...
On mâche nos cerises au piment en regardant un petit spectacle de danse dans la rue. Un petit aperçu?


Encore perdus, on tourne un peu en rond et là on tombe sur le gérant de l'hôtel (ça fait drôle de dire "gérant", il a 25 ans mais c'est bien lui le boss) qui nous invite à prendre un thé vietnamien (miam) et insiste pour nous ramener à l'hôtel. Vous savez comment? En scooter voyons! ici tout le monde se met à 3 ou 4 dessus et ça ne pose aucun problème! vroum vroum à fond la caisse dans les toutes petites rues, et on arrive sain et sauf pour mettre le blog à jour avant le lendemain. Ah, nous on fait pas les 35 heures, hein, ça chôme pas! : )

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OUF!

Il semblerait que la mauvaise expérience d'hier soit bien une exception : disons qu'on a eu une recrudescence de gens pas très malins, mais là ça va bien mieux. On a enfin réussi à se lever tôt : on est remis de notre nuit blanche et du décalage horaire.
Premier objectif : trouver un magasin qui répare les appareils photos. On s'est fait la moitié de la ville à pieds avant de tomber sur "la rue des appareils photos" (ici il y a une rue pour chaque marchandise, le plus dur c'est de la trouver, mais quand on a mis la main dessus des dizaines de boutiques proposant le même type d'article se succèdent). Après avoir inspecté la bête, le vendeur nous dit qu'il faut quatre semaines pour réparer. Argh... On continue notre chasse et on finit par confier l'appareil à un petit magasin qui nous le promet pour le lendemain. Inutile de préciser que notre photographe est soulagé. Après ça, il est déjà midi, il faut dire qu'on a pas mal tourné mais au moins on a visité toute une partie de la ville dans laquelle on ne serait jamais allés autrement.
On s'est trouvés un petit restau sympa, un peu luxueux mais le nom des plats était écrit en vietnamien et en anglais, nous en avons donc profité pour recopier la carte, comme ça quand on ira dans un bouiboui où personne ne parle anglais on saura quoi demander. Et nous avons découvert une nouvelle "arnaque" (ce n'en est pas vraiment une, mais quand on ne sait pas on ne peut pas deviner)... Les serveurs avaient apporté avec les plats deux petites lingettes citronnées pour les mains, et on les a retrouvées sur l'addition. On saura, la prochaine fois...
Nous avons passé le restant de la journée à nous balader dans les rues, faire le tour des magasins où nous avons fini par craquer sur des baguettes chinoises toutes adorables. Le soir, découvertes gastronomiques avec les rouleaux de printemps au plastique et à l'ananas, et un truc trop bizarre, petite brioche à la vapeur fourrée de viande et d'oeufs de caille. On se méfie quand même avec les oeufs ici, ils les mangent "normaux" mais aussi avec la ptite bebête dedans qui a commencé à se former. Miaaaaam!

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jeudi 14 janvier 2010

Pitiééééééé! On veut pas se faire arnaquer encore plus qu'en Inde!


Disons qu'on a bien déchanté aujourd'hui, j'espère vraiment que c'est une journée à part sinon on va se faire interner en rentrant... Je commence quand même par un truc rigolo : la rue de notre hôtel, pourtant minuscule et pas forcément très jolie, a été envahie par une équipe de tournage! Et la rue n'avait pas été bloquée, alors on doit être sur la pellicule, quand on est passés derrière les acteurs...

Pas rigolo : les arnaques. L'Inde c'était rien à côté, ici même sur la nourriture on veut nous faire payer 10 fois le prix. ça va des gens qui prétendent avoir fait une erreur en rendant la monnaie (bizarrement toujours en leur faveur) au type qui ce soir nous a fait un scandale et en nous insultant, puis en nous gueulant dessus en vietnamien parce qu'on lui demande calmement quel est le VRAI prix. Quand ça les arrange, ils ne comprennent soudainement plus un mot d'anglais, c'est drôle... Bref, on lit dans tous les guides qu'il faut être très calmes ici, mais je vous garantis qu'il faut une bonne dose de sang froid pour rester de marbre quand on se fait traiter de tous les noms!
Programme d'aujourd'hui : visite d'un musée sur Ho Chi Minh. On paie le billet, on entre, et on se fait mettre dehors vingt minutes après parce que ça ferme entre midi et deux. On demande s'il faut payer de nouveau pour rentrer, étant donné qu'on a rien pu voir en aussi peu de temps : bien sûr! C'est cool, on n'est pas des pompes à fric... Le contenu du musée aussi a de quoi mettre en rogne : que les français n'aient pas eu le beau rôle dans la guerre du Vietnam, OK, mais là c'était plus un musée anti français qu'un hommage à Ho Chi Minh... Les informations sont présentées de manière à ce qu'on associe les français au fascisme, par exemple, et les commentaires sur les photos sont non pas informatifs mais carrément hostiles, on les sent motivés davantage par un désire de vengeance que par une volonté d'informer... Bref, un peu sur les nerfs, on s'est quand même trouvé un p'tit parc adorable pour se reposer de notre longue marche (c'était pas très loin, mais on est toujours aussi doués avec les plans) et on a trouvé une parade au café-qui-fait-avoir-une-crise-cardiaque-dans-la-minute : du lait concentré dedans. On a aussi testé le "fruit du jour", on s'est dit qu'on allait tenter un truc bizarre par jour.C'est facile, mais on donne un point à celui qui nous dit ce que c'est...

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mercredi 13 janvier 2010

Petit diapo oublié de nos derniers jours à katmandou

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Des photos!



Diapo de notre première journée à Hanoi...

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Premier ptit jeu vietnamien!



Dans la foulée, un nouveau jeu pour donner à Bri une chance de rattraper Serge... : )
Aujourd'hui, nous avons fait le tour d' un lac à Hanoi, et dans ce lac, la légende dit que quelque chose (un objet) est caché... Mais quoi? On attend la réponse! Juste pour info, parmi vous, qui est déjà allé au Vietnam?
Oui, l'eau est très très verte... Beurk

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A la découverte d'Hanoi


Programme de la journée : après un p'tit dej très french, on part à la découverte de la ville. Journée "crash test", comme dans tous les pays, on sait très bien qu'au début pendant deux ou trois jours on va se faire arnaquer sur tout avant de connaître enfin les vrais prix. Le crash test est aussi une période pendant laquelle on teste tous les plats au hasard, on choisit juste un nom sur la carte et on goûte, alors on court aussi le risque d'être hors service pendant quelque temps (burp). On zigzague dans la ville jusqu'au lac, plutôt vert d'ailleurs, mais l'endroit est plutôt agréable, et c'est aussi le lieu de rencontre de tous les couples très dévergondés ( ceux qui se tiennent la main, non mais vous vous rendez compte???). Après un petit tour du lac, on est allés visiter le temple qui se trouve sur une petite île et la guichetière a tout de même essayé de nous arnaquer de la modique somme de 500 000 dongs, soit tout de même 25 euros. On a été très calme, parce qu'ici un truc comme ça ça peur dégénérer très vite, et elle a tout rendu.
Ensuite, on a testé le café vietnamien : plus jamais! Le truc était tellement fort que j'ai tremblé comme une feuille pendant deux heures. Je pense qu'on doit pouvoir tuer quelqu'un en lui faisant boire trois tasses environ. Enfin c'était quand même super bon!

Téméraire, on s'est tout de même trouvés un bouiboui qui faisait des salades vietnamiennes. L.a moitié des ingrédients reste inconnue, mais on a quand même trouvé que le truc noir et tout dur sur le dessus, c'était du foie séché. Ça commence fort! Après ça, même pas peur, on a commandé deux trucs au hasard et on a pioché cette fois du riz avec du poulet au gingembre et une soupe de noodles à la peau de poulet. Pas génial, mais au moins on est archi calés pour la journée!
Après ça, petit tour dans les rues sans vraiment savoir où on allait, juste histoire de se familiariser avec la ville et de s'imprégner de l'atmosphère vietnamienne. Première impression? On se gèle ici, mais on aime bien la ville, et les gens sont bien plus agréables que ce qu'on pensait ( certains voyageurs nous avaient un peu effrayés à ce sujet ).

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Aeroport et arrivée à Hanoi

Nous sommes partis de Katmandou avant-hier soir, et on s'est présentés à l'aéroport très très en avance, parce qu'on avait entendu dire que toutes les formalités prenaient un temps fou au Népal. Résultat, quand on est arrivés on nous a refusé l'entrée dans l'aéroport parce qu'on était arrivés trop tôt... Deux heures après, on avait eu le temps de congeler et on a finalement pu y aller.
Au final, tout s'est très bien passé, même si effectivement les népalais ne sont pas d'une rapidité foudroyante. Comme notre premier vol était un Katmandou-Hong Kong, tout le monde me demandait si j'étais népalaise ou chinoise avant de me parler, sûrement pour éviter de parler anglais, langue qui n'est visiblement pas la tasse de thé du personnel de l'aéroport (beaucoup répondaient "oui" à nos questions sans même les comprendre, ce qui donnait lieu à des dialogues très curieux du genre "Quelle heure est-il s'il vous plaît?", et l'autre répond "oui"). Au final ils étaient toujours un peu déçus quand je disais que j'étais française.
Nuit blanche, bien sûr, puisque pendant les quatre heures d'avion les hôtesses de l'air distribuaient un repas toutes les heures ( ou des boissons, des chaussettes, des brosses à dents... Maintenant on a toute la panoplie Dragon Air) et qu'on a traversé un nombre considérable de zones de turbulences (on a jamais pu enlever la ceinture, en fait). On est arrivés à Hong Kong complètement décalqués, et on a fait une grosse grasse mat'.
On a fait comme tout le monde, c'est à dire le tour des duty free sans vraiment l'intention d'acheter, et là... Vous vous demandez certainement pourquoi je mets enfin les accents? Non, ce n'est pas parce que j'ai récemment appris à écrire français, c'est parce que le prix des ordis miniatures était tellement ridicule que les connexions pendant les cinq derniers mois du voyage aurait coûté plus cher que l'ordi. Donc on a un peu craqué... Disons que c'est pour le bien-être du blog!
Dans l'avion pour Hanoi, on commence à découvrir la nourritue vietnamienne, et je dois dire que ça nous a fait plutôt peur, en particulier un machin indescriptible, mais un peu comme du pâté chaud baignant dans une sauce non identifiée. Bref, on va bien rigoler.
A la sortie, on devait récupérer nos visas et là, on a été assez étonnés de constater que ça a été relativement simple! En sortant, re-surprise : on s'est presque pas fait sauter dessus par des faux taxis! Direction un minibus dans lequel on n'était presque pas entassés, et zou! Direction centre ville. Re-re surprise : le chauffeur ne conduisait presque pas comme un malade, et on n' a presque pas failli mourir. A se demander si on est toujours en Asie, c'est pour dire!
A peine sortis du bus, on se fait non pas assaillir par les rabatteurs mais accueillir poliment par des représentants d'hôtels : bonne pioche! Allez savoir pourquoi, pour une fois on leur a fait confiance, et on a bien fait! On s'est retrouvés dans un p'tit hôtel trop meugnon avec de l'eau vraiment chaude (c'est cool parce que glagla ici), le wi-fi dans la chambre et le p'tit dej avec baguettes fraîches gratuit. Le tout pour un prix en-dessous du prix moyen d'une chambre double sur la capitale. Comme dirait Bijou, "que demande le peuple?".

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Résultats, et comptes du Quatrième mois (Népal)

Pour cloturer notre partie "Népal" nous allons publier les comptes pour notre quatrième mois de voyage (déjà). En plus, le suspens est à son comble puisque celui qui aura deviné combien on a dépensé aura un point, et peut-être le privilège de dépasser Marge (yen a marre à la fin, depuis le temps qu'elle squatte le haut du classement!). Roulement de tambour... Nous avons dépensé la somme de... 647 €!!! C'est encore une fois un peu au-dessus de ce qui était prévu. Qu'est-ce qui a cloché cette fois? Peut-être le fait qu'on soit restés longtemps à Katmandou, où les prix étaient un peu plus élevés qu'à Pokhara, du moins pour le logement. Et puis avec les fêtes on s'est fait plaisir, il faut reconnaître, avec pas mal de bons restaus. Encore une fois, pour ceux qui comptent partir, vous pouvez facilement vous en tirer pour 500€ pour deux en étant plus raisonnables que nous! Maintenant, passons aux détails...


Chambre : 136€

Nourriture : 419€ (faut vraiment qu'on se calme...)

Visites et transport : 9€

Cyber : 20€

Divers : 63€ ( cette fois, c'était surtout des livres, quelques visites à la laverie parce que dans la chambre ça séchait pas très vite, un petit tour à la poste...)

Bilan : ben... on fera mieux le mois prochain, disons que ça va bien parce que c'était Noël!

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dimanche 10 janvier 2010

Dernier jeu au Nepal, a vos... calculettes!

Un petit jeu pour la route, cette fois rien de tres complique, c'est que du hasard! C'est qu'on est un peu a cours de jeux, nous... : )
Tout simplement : combien avons nous depense sur ce deuxieme mois au Nepal? Le plus proche (somme en euros ou en roupies, up to you!) aura un chtit point! En fait, nous memes n'en avons aucune idee, mais on fera les comptes pour la prochaine fois, promis!
(petite precision : cette somme n'incluera pas le prix des billets d'avion pour le Vietnam).
Faites vos jeux, tout va bien : )

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Derniers jours au Nepal!

Notre derniere journee a Katmandou aura ete plutot calme...

Hier, nous sommes partis visiter un petit parc qui etait cense etre tout mignon, mais il avait ete requisitionne par des politiciens en tout genre. Le probleme? Ben, on ne comprend rien au nepali! Donc on s'est poses dans le petit parc, et on s'est laisses bercer par la voix extremement melodieuse d'un gros indien qui deballait son speech avec passion. Ca aurait quand meme du nous mettre la puce a l'oreille, mais non! Fait expres, c'est le seul jour ou on n'a pas achete le journal...
Resultat des courses : ce matin, on s'est de nouveau reveilles dans une ville vide. Vous aurez devine pourquoi... On s'est vite fait rattrapper par une manifestation maoiste, et le cortege etait accompagne d'un certain nombre de CRS.
Pas tellement envie de faire partie de defile, on se refugie dans Durbare Square, le coin le plus meugnon de la ville. Seulement, un mec nous arrete et nous demande de payer pour y entrer. QUOI?! On lui explique que ca fait au moins 20 fois qu'on y va, on n'a jamais eu a payer quoi que ce soit! Au final, on a pris une autre rue et la pas de probleme. Du coup, on ne sait pas si c'est que le type a voulu nous arnaquer ou si c'est vraiment payant (dans ce cas ca m'etonne quand meme qu'on n'ait pas ete rattrapes avant... ) .

Un peu de nostalgie pour cette derniere journee, mais on part tout de meme pour l'un des plus beaux pays d'Asie demain! Prochaines nouvelles, dans quelque jours, des qu'on s'est installes a Hanoi!

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lundi 4 janvier 2010

Bodnath : stupa en puissance!

Tout d'abord, petite astuce pour tous ceux qui veulent un jour aller voir le plus gros stupa de tout le Nepal (et c'est pas rien!). Vous pouvez eviter de payer les 100 rs par personne exiges a l'entree. C'est tres simple : quand vous arrivez de Thamel, vous avez le stupa sur votre gauche, impossible de manquer l'entree! Continuez de marcher tout droit, et environ dix metres plus loin une toute petite ruelle (ayez l'oeil) tourne sur votre gauche. Allez-y, et 30 secondes plus tard vous etes devant le stupa en ayant eviter la file d'attente, et en ayant economise quelques roupies!

Qu'est-ce qu c'est qu'on a visite? Bodnath est l'un des plus gros centres de pelerinage pour les bouddhistes. A cela, ajouter un village de refugies tibetains tout autour du stupa. Bodnath (prononcer Bouddhanath) signifie "seigneur de la sagesse", et quant a l'origine du stupa, beaucoup de legendes plus ou moins glauques circulent... S'il y a des amateurs de legendes, je vous en dirai davantage ; 0
(d'apres traduction d'un prospectus en angalis donne a l'entree... )

Nous avions tout le temps, nous sommes donc alles au stupa a pieds ( bien loin), ce qui nous a permis de voir les quartiers pas touristiques du tout de Katmandou. On s'en serait finalement passes, parce qu'on a mis une heure a traverser un quartier ... indien. Maman, oscour. Plus indiens que les vrais. Bien sur, on retrouve avec joie les vendeurs de tchai dans toutes les rues, le parfum des epices, les petits temples tout meugnons et les saris colores qui illuminent les rues. Mais aussi... les mecs qui nous courent apres en hurlant "my frieeeeend! Coooooome on!" (ce qui laisse presager la plus grosse arnaque du siecle), les regards tres insistants (j'ai encore demande a deux personnes pourquoi elles nous regardaient comme ca, les deux se sont contentees de faire un signe de la main genre "laisse tomber", tout en continuant a me fixer de maniere tres derangeante)... Enfin tout ce qui nous a fait craquer en Inde.

Arrives au stupa, ben... Deja il est ENORME, mais similaire a tous les autres avec les vilains gros yeux qui font trop peur. On a passe une super journee, deja a monter sur le stupa, observer avec interet les moines bouddhistes (on a essaye de suivre la conversation de 3 moines francais, mais ils etaient un peu loin). Le stupa sert de "base", on va dire, au village tibetain qui s'etend tout autour. C'etait vraiment adorable, et le calme et l'ordre contrastaient vivement avec notre " traversee indienne". On s'est un peu ballades dans les petites ruelles typiques, et on est montes a un des cafes en hauteur (3 ou 4 eme etage) avec terrasse en plein air pour pouvoir prendre plein de photos. Heureusement que la vue etait top, comme ca on rentabilise bien le the ( bien, bien cher...).

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Premier jour de l'annee

Avez-vous tous pris vos bonnes resolutions pour cette nouvelle annee? Ici, en tout cas, ca commence fort. En sortant dans la rue, on a appris (avec grand interet, il va sans dire) que le 1er janvier etait ici ... la journee de lutte contre le sniffage de colle! Veridique, des grandes banderoles nous le rappelaient a chaque coin de rue. On a jete un coup d'oeil discret a la "rue des cames" : pas de progres, les gamins continuent de respirer a plein poumons dans de petits sacs plastique avant de s'ecrouler par terre.
La bonne nouvelle, c'est qu'il fait positivement chaud. Le soleil a du decider d'eclairer de ses rayons les premiers jours de 2010, et on peut enlever un de nos dix pulls : )
La mauvaise nouvelle, c'est que l'appareil photo lui-meme donne des signes de faiblesse. On va aller allumer un cierge a l'eglise du coin (enfin, plutot une bougie au beurre de yak au temple hindouiste a cote de chez nous). : )
Bonne annee quand meme!

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La nouvelle annee au Nepal!!! : )

Ah, le nouvel an au Nepal... Deja, on ne pensait pas que les Nepalais allaient marquer le coup vu que LEUR calendrier prevoit le changement d'annee pour fevrier ou mars... Quelle surprise, donc, de voir l'effervescence dans les rues des le midi du 31, les stands de momos qui se multiplient et les marchants de babioles qui pullulent. A cela, ajouter des jeunes nepalais qui se deplacent en bandes, deja "bien chauds", on va dire, et des nepalaises en minijupes (tiens donc, je croyais que c'etait indecent... ) et maquillees comme des voitures volees echanger des regards lourds de sous-entendus avec les gangs masculins mentionnes ci-dessus. Bref, un peu comme en France.
On s'est teste un petit restau italien tres sympas en esperant y passer minuit. Doux reve, on s'est fait mettre dehors a 23h, ainsi que tous les occidentaux qui voulaient passer minuit dans une ambiance de fete. Petit retour sur le dessert, qui tout de meme valait le coup. Vincent a commande un super-gateau qui est arrive tout chaud avec une sauce au chocolat tres tres miam. Je l'ai bien entendu aide a attaquer la bete (delicieuse) et arrivee dans les dernieres bouchees, j'ai eu le privilege de tomber sur "la feve" (c'est pas encore l'epiphanie, pourtant?!). Devinez, devinez? Un petit vers qui a cuit avec le gateau. Burp.
Quand on est sortis du restau, on s'est retrouves dans la jungle : impossible de circuler dans les rues entre la foule, les cyclo-pousses et les scooters. Les Nepalais commencaient a etre mechamment bourres, et on s'est meme fait une belle frayeur : nous etions malencontreusement sur le chemin d'un mec qui essayait d'en tuer un autre, une enorme barre de fer a la main. Heureusement, il a rate son coup et les CRS qui etaient omnipresents ce soir-la (on ne se demande pas pourquoi) lui ont mis la main dessus.
On s'est depeches de rentrer, parce que sans etre dans un quartier chaud il faut quand meme traverser "la rue des cames" (surtout des gosses, qui sont shoutes a l'opium a longueur de journee, et de nuit) avant de retrouver la tres relative securite de la chambre. Pour finir le tout? On nous avait coupe l'eau et l'electricite, on a donc fete le passage de la nouvelle annee eclaires aux bougies. En meme temps, c'est plus romantique... : )

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