dimanche 4 avril 2010

Tadlo : cambrousse profonde et accueillante.

Trop de chance, ce matin en quittant la chambre d'hôtel, on est super contents parce qu'à la réception, c'est la seule personne qui parle vraiment anglais (hier on a eu un peu de mal à faire se comprendre avec les autres). Elle nous écrit donc le nom de la station de bus à laquelle on doit aller pour se rendre à Tadlo. 8Km, donc tuktuk obligatoire... Certains tentent gentiment de nous arnaquer, mais c'est tellement énorme que ça nous fait marrer (il y en a un qui nous a demandé 70 000 d'un ton très hésitant, quand on s'est mis à rire il dit 20 000 directement, pas très crédible...). On a finit par monter dans un demi-camion et on a attrapé le bus in extremis. Le toit était très chargé : des légumes, des poupoules qui n'étaient pas contentes du tout, et plein de gros paquets non identifiés. Le toit est plein à craquer, à se demander s'il ne va pas nous tomber dessus d'ailleurs, mais le bus est bien vide! On laotien vient nous parler, enfin surtout à Vincent ça ne se fait pas trop pour un homme de s'adresser à une femme ici. Donc en deux heures on a eu le temps de tout savoir de sa vie, mais c'est très bizarre, on n'a pas osé demander plus d'explications, mais dans sa famille personne ne travaille, ses sœurs sont à l'école, sa mère ne fait rien, et lui il va à la fac... On se demande un peu de quoi ils vivent, mais après la bourde « et ton père, il fait quoi comme boulot » et la réponse qui fait se sentir trop mal « il est mort », on préfère arrêter les dégâts. Le bus nous a débarqué à l'écart de la ville, mais aucun tuktuk en vue, on a donc marché un peu avant d'arriver dans ce qui était en fait un minuscule village... On a trouvé un bungalow qui nous change de celui de Don Det, et qui coûte deux fois moins cher, avec un proprio sympa en prime. Bon, il nous a refilé des serviettes noires de fourmis, mais il est très gentil... Nos estomacs commencent à râler un peu, alors on s'avance dans la direction des trois restaus du village. On s'arrête dans un où il y a déjà des gens, français! On passe un moment avec eux, ils font un tour d'Asie en vélo, ça tombe bien je suis en train de convaincre Vincent de faire pareil pour notre prochain voyage! : ) (j'y arriverai, j'y arriverai...). Pour la première fois depuis notre arrivée au Cambodge, on a eu un plat complet! Impossible de terminer, et pourtant c'est bien moins que ce qu'on mangeait en France, comme quoi on s'est adaptés aux portions asiatiques (le quart de chez nous). Les poules montent sans arrêt sur la table pour picorer dans les assiettes, la proprio est rigolote, une grand-mère baba cool qui fume des trucs qui n'ont pas l'air d'être de simples cigarettes, elle rigole tout le temps et parle super bien anglais. Ya pas à dire : ici, on est bien! On commençait à penser à aller voir la cascade, quand une autre cascade est venue à nous... Un petit échantillon de mousson, ce qui fait qu'on n'a pas bougé de l'après midi, entre la pluie battante et l'orage, on n'a plus trop envie de sortir. Le vent essaie de déraciner les arbres, et ça sent le sauna dans notre bungalow à cause de l'humidité. Bon, il pleut un peu dans la chambre puisqu'il y a de gros jours entre les planches mais ça va.
Une fois l'averse passée, on part à la découverte du village : c'est vite fait! On suit un petit chemin qui amène aux deux chutes d'eau presque consécutives, attractions principales. Certains se baignent en bas des chutes, nous ça ne nous tente que moyennement même si on a failli prendre un bain forcé... On est passés sur un pont tout défoncé et j'ai mis le pied entre deux planches (il en manquait une sur deux!). Coup de chance, ce trou-là ne permettait pas tout à fait de passer à travers, mais le suivant, sans problème! Sinon la baignade ici ça doit être comme un bain moussant géant, tout le village s'y lave et fait sa lessive!
A la tombée de la nuit, notre bungalow a été envahi par des gros insectes, genre papillons, et les margouillas ont débarqué pour se faire un casse-croûte, car comme nous l'avons appris grâce à notre photographe reconverti en biologiste, c'est leur plat préféré.

Petit diapo de ce petit village :

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