dimanche 7 mars 2010

On arrive au Cambodge!!!

Tout semblait trop bien, trop facile, trop bien organisé, alors forcément on se méfiait un peu, l'arnaque est bien entendu arrivée mais sous une forme bien inattendue, et ça nous a tellement fait rire qu'on était presque contents de les avoir payés.
On monte dans le bus pour aller à Phnom Penh, les visas sont faits, aucun problème. Et puis on nous demande de nous arrêter devant une cabane qui tient grâce à quelques clous rouillés, sur laquelle est écrit "ministry of health". Tout le monde s'arrête, on voit les gens sortir des billets en ronchonnant, ça sent le roussi. A notre tour, on n'en croit pas nos oreilles (c'est le cas de le dire). Il faut payer un dollar chacun (pas énorme, mais encore une fois sur le principe c'est ridicule) pour subir la "visite médicale" obligatoire pour entrer au Cambodge. Cela consistait à nous mettre un petit appareil au bord de l'oreille, censé donner notre température. Cliniquement, tout le bus est mort, on était tous autour de 34 degrés... C'est un peu énervant de payer pour un outil si fiable et hautement perfectionné, mais on était mort de rire, et le "médecin" riait aussi de nous voir estomaqués par ce nouveau système d'arnaque. Cruel dilemme : cette arnaque peut-elle être qualifiée de vietnamienne ou cambodgienne? Si, si, c'est important pour notre palmarès des pays les plus créatifs!

Petites photos prises sur la route, pas facile vu comment le bus bougeait!


Après ça, on monte dans un mini-bus qui décolle pour Phnom Penh. Les paysages changent rapidement, tout est aride et les habitations ont l'air bien plus pauvres qu'au Vietnam. En se rapprochant de la ville, on découvre un nouveau mode de transport : une moto qui traîne une petite charrette! Et beaucoup moins drôle, des sortes de gros bus mais sans toit où tout le monde s'entasse debout, c'est pas dangereux du tout. Ceci dit, ici, même les bus "normaux" sont rentabilisés au maximum, il y a autant de gens sur le toit qu'à l'intérieur! On fait un petit arrêt pour récupérer des marchandises à livrer, le bus est mini, donc on se retrouve avec quelques trucs un peu entassés sur et autour de nous. Vincent se retrouve avec un panier à ses pieds, et me dit que le panier bouge. Il a du attraper une insolation : ) Mais non, c'est qu'il y a un canard dedans! On fonce dans un début de ville, le chauffeur n'arrête pas de glisser des billets aux flics, il aurait peut-être quelque chose à se reprocher???
Le voyage se passe sans encombre, jusqu'au moment où ... Problème : le chauffeur veut nous arrêter à l'entrée de la ville, alors qu'on a bien demandé confirmation à l'agence où on a réservé ce matin, le chauffeur doit nous conduire au centre. Il ne veut pas, demande de l'argent en plus, bref, pas simple. Tous ses copains taxis nous attendent et proposent de nous amener dans le centre pour des prix exorbitants. Du coup, on est tous restés dans le bus et on lui a dit qu'on ne bougerait pas. On n'a pas tellement eu à insister, il est reparti cinq minutes plus tard, et on s'est retrouvés là où on voulait.

Opération "tournée des hôtels". Là ça peut paraître drôle mais sur le coup on se sentait très mal à l'aise! On fait quelques hôtels qui demandent des prix hallucinants, sous prétexte qu'ils offrent la télévision et qu'il y a de l'eau chaude, ils se foutent de nous quand on leur dit que sans TV et eau froide, ça nous va encore mieux. On finit par sélectionner les hôtels à la façade, les plus miteux sont prioritaires. On en trouve un, le type nous demande de le suivre, on est arrivés côté restaurant. La réception est éclairée de lumières roses, des filles archi maquillées nous accueillent (enfin, surtout Vincent!) et on voit que dans un coin du hall les filles "disponibles" attendent de se faire choisir. On tombe d'ailleurs sur un occidental qui allait apparemment faire son choix, il ne sait plus où se mettre. On repart très très vite!
On finit par trouver une guest house pas chère du tout, et en plus on a de la compagnie, les lits sont remplis (de quoi je ne sais pas vraiment, bestioles minuscules mais variées).
On se teste la fameuse bière ANGKOR, pas mal, mais pas très différente de la SAIGON ou de la HANOI (on est calés en bières asiatiques, maintenant!). Et au moment de commander un plat, panique à bord! Bon, déjà ici il y a un avantage : la description des plats est écrite en anglais à côté, et les serveurs parlaient assez bien. Nous, on veut bien essayer, mais là on avait le choix entre des grenouilles préparées de plein de façons différentes, ou alors des intestins avec différentes garnitures... On trouve enfin un petit plat de riz frit qui fera l'affaire. Je sais, on n'est pas des grands téméraires.
Ensuite, petite balade le long de la très grande promenade en bordure de fleuve. On ne voit pas la "vraie" ville, c'est assez touristique. Une gamine grignote une araignée frite, je pensais pas que ça se mangeait beaucoup ici, je croyais que c'était un truc qu'on racontait aux touristes pour les amuser... Vincent se pèse, ici il y a des balances plein les rues, il est tout maigrichon! Va falloir le gaver d'araignées et d'intestins ce petit! : )
En rentrant dans notre guest house avec nos amis les insectes, on passe par le "vrai"marché : ça fait très indien, surtout au niveau des odeurs de viande en décomposition. Miaaaaam! Pour les fruits on verra demain, ici on est plutôt dans le coin poisson et viande, pour le plus grand malheur de nos narines. On se rend compte qu'on est vraiment dans les quartier des hôtels de passes, c'est génial, on a vraiment le chic pour toujours trouver le meilleur emplacement!
On fait aussi connaissance de la "double monnaie" : on s'arrête pour acheter des glaces dans une épicerie, les prix sont affichés en dollars. Par contre, la monnaie nous est rendue moitié riel-moitié dollars. En recomptant, on s'est bien faits arnaquer, on ne doit pas être au courant du même taux de change! Pas facile de compter dans deux monnaies à la fois, mais va bien falloir s'y habitue... Notre mission : devenir des calculatrices sur pattes.

Sinon, premières impressions... Pas facile, et on ne peut pas juger le pays sur sa capitale, on s'est rendus compte que c'était toujours quelque chose de très différent.
La parole au photographe : il dit gentiment qu'il trouve la ville "exotique", et il est un peu déçu du côté "touristique" et "bétonné".
Pour ma part, je ne m'attendais pas à ça, et si la partie de la ville dans laquelle nous sommes allés est très, peut-être trop touristique, le reste fait assez pauvre et mal entretenu. En un mot, on dirait l'Inde, les indiens en moins, à cause des contrastes frappants.

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